Lyman, John Goodwin

Comme critique au Montrealer (1936-1942), il se montre conscient du caractère insaisissable de l'art et, plutôt que d'imposer ses goûts aux gens, il essaie de les aider à devenir réceptifs à l'art.


Lyman, John Goodwin

 John Goodwin Lyman, peintre, auteur et professeur (Biddeford, Maine, 29 sept. 1886 -- Barbade, Antilles, 26 mai 1967). Mis à part ses voyages au Canada en 1913 et en 1927, il séjourne en Europe de 1907 à 1931. Il étudie là-bas dans plusieurs écoles d'art, mais si elles lui procurent la compétence technique de base, c'est l'Académie Matisse (1910) qui exerce une influence profonde sur son art et sur sa pensée. À son retour au Canada, son style de vie distingué cède la place à un engagement en vue d'améliorer les conditions dans le milieu artistique.

Comme critique au Montrealer (1936-1942), il se montre conscient du caractère insaisissable de l'art et, plutôt que d'imposer ses goûts aux gens, il essaie de les aider à devenir réceptifs à l'art. Il perçoit le GROUPE DES SEPT comme un groupe réactionnaire qui fait obstacle au progrès et il est une figure dominante de la promotion de l'internationalisme au Québec. Bien qu'il semble souvent exprimer des opinions formalistes sur l'art, il n'insiste jamais sur les seules valeurs du médium, tenant compte de l'interaction du matériau brut et des niveaux de subjectivité. Comme Matisse, il met l'accent sur le rôle de l'instinct et sur l'expression des sentiments.

À titre d'organisateur (Eastern Group of Painters, SOCIÉTÉ D'ART CONTEMPORAIN), Lyman cherche à améliorer les conditions d'exposition des artistes. À cet égard, cependant, comme dans sa façon d'enseigner (Atelier McGill), il essaie de ne pas devenir dogmatique. Lyman, l'artiste peintre, est un personnage controversé. Même si beaucoup le discréditent comme peintre, ses oeuvres traduisent un intérêt marqué pour la forme et une vision personnelle. Ni anecdotiques, ni pittoresques, simplifiées dans leur forme, ses oeuvres affirment l'éternelle qualité des choses.


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