​Marie-Josée Croze

​Marie-Josée Croze, actrice (née le 23 février 1970 à Montréal, au Québec). Lauréate d’un prix Jutra et d’un prix Génie, Marie-Josée Croze peine quelques années dans l’industrie du cinéma québécois, avant d’être découverte pour ses performances mémorables dans Maelström (2000), de Denis Villeneuve, et Les invasions barbares (2003), de Denys Arcand, pour lequel elle reçoit la palme de la meilleure actrice au Festival de Cannes.

Marie-Josée Croze, actrice (née le 23 février 1970 à Montréal, au Québec). Lauréate d’un prix Jutra et d’un prix Génie, Marie-Josée Croze peine quelques années dans l’industrie du cinéma québécois, avant d’être découverte pour ses performances mémorables dans Maelström (2000), de Denis Villeneuve, et Les invasions barbares (2003), de Denys Arcand, pour lequel elle reçoit la palme de la meilleure actrice au Festival de Cannes. Grâce à son charisme et à sa beauté dignes d’une tête d’affiche, dotée de la polyvalence et de l’intensité d’une actrice de genre, elle mène une carrière diversifiée et connaît un vif succès à l’international, plus particulièrement en France, où elle réside depuis 2003.

Premières années et début de carrière

À l'âge de trois ans, Marie-Josée Croze est adoptée par une famille de Longueuil, en banlieue de Montréal, où elle grandit avec quatre autres enfants. Adolescente timide, elle étudie d’abord les arts plastiques au Cégep du Vieux-Montréal avant de rassembler assez de courage pour s’inscrire à un cours de théâtre. Elle finit par prendre les ateliers de jeu de l’Espace La Veillée (aujourd'hui Théâtre Prospéro).

Après des petits rôles à la télévision, elle fait ses premiers pas au cinéma dans un film assez peu connu de Gilles Carle, La Postière (1992), puis, en 1993, défend le rôle d’une adolescente québécoise séduisante qui se pavane sur les plages floridiennes ensoleillées dans le succès commercial La Florida de George Mihalka. Malgré son excellente prestation dans ce film, Marie-Josée Croze connaît une traversée du désert pendant plusieurs années avant de décrocher des rôles de soutien dans des téléfilms et des séries télévisées.

Maelström et Les invasions barbares

C’est le film de Denis Villeneuve, Maelström (2000), qui la révèle au grand public. Dans l’espoir de trouver une actrice ayant les mêmes qualités que l’actrice allemande Nastassja Kinski pour le rôle principal de Bibiane, une superbe designer de mode rongée de culpabilité et cherchant désespérément à se faire pardonner ses péchés, Denis Villeneuve fait passer des dizaines d’actrices québécoises en audition. Il trouve finalement sa « Kinski québécoise » en Marie-Josée Croze, qui possède une intensité subtile, une sensualité réprimée et de doux yeux bleus. Exercice romantique et existentialiste de réalisme magique, Maelström devient un grand succès du cinéma d’art en Amérique du Nord et en Europe et gagne plusieurs prix, dont le prix d’interprétation féminine Génie et des Jutra pour Marie-Josée Croze.

Atom Egoyan est à ce point impressionné par la performance de Marie-Josée Croze dans Maelström qu’il lui offre un rôle dans Ararat (2002), un film portant sur le génocide arménien. Si Marie-Josée Croze doit auditionner pour Les invasions barbares (2003) de Denys Arcand, elle se trouve rapidement des affinités avec le grand réalisateur québécois, notamment pour ce qui est de la rigueur. Pour incarner le rôle Natalie la toxicomane, Marie-Josée Croze fait des recherches sur l’abus de drogues et observe des héroïnomanes. Son interprétation méticuleuse et nuancée de ce personnage sensible, intelligente, mais cynique et amère, lui vaut, entre autres récompenses, la prestigieuse Palme d’interprétation féminine au Festival du film de Cannes. Comme elle considère sa participation au film comme un rôle de soutien et ne croit donc pas pouvoir remporter ce prix, elle n'assiste pas à la cérémonie et c’est à Montréal qu’elle apprend sa victoire lors d’une entrevue télévisée en direct.

Carrière internationale

Cette reconnaissance de Cannes vaut à Marie-Josée Croze une renommée internationale qui fait d’elle une actrice très populaire pour les industries du cinéma hollywoodien et européen. Après un rôle plutôt sans éclat dans Taking Lives (2004), un film mettant en vedette Angelina Jolie, elle brille dans le rôle d’une meurtrière ratée dans le Munich (2005) de Steven Spielberg et dans Le scaphandre et le papillon (2007), de Julian Schnabel.

C’est en France, toutefois, qu’elle obtient le plus de succès. Elle joue dans Ne le dis à personne (2006),succès international de Guillaume Canet, Mères et filles (2009), de Julie Lopes-Curval, aux côtés de Catherine Deneuve, Je l’aimais (2009) de Zabou Breitman, mettant aussi en vedette Daniel Auteuil, et Un balcon sur la mer (2010), avec Jean Dujardin, un film de Nicole Garcia. En 2010, Marie-Josée Croze devient la première actrice canadienne à recevoir le Prix Romy-Schneider qui récompense un espoir du cinéma français.

En 2014, elle est de plusieurs films d’importance, dont la comédie noire Cavalry de John Michael McDonagh, le drame en trois dimensions Every Thing Will be Fine de Win Wenders, mettant aussi en vedette Rachel McAdams et Charlotte Gainsbourg. Elle partage également la vedette d’Un illustre inconnu (2014) avec Mathieu Kassovitz et effectue un retour au cinéma québécois dans Deux nuits (2014), de Denys Arcand.

Prix

Performance par une actrice dans un rôle principal (Maelström), Prix Génie (2000)

Meilleure actrice (Maelström), Prix Jutra (2001)

Meilleure actrice (Maelström), Festival international du film de Vancouver (2001)

Meilleure actrice (Les Invasions barbares), Festival du film de Cannes (2003)

Performance par une actrice dans un rôle de soutien (Les Invasions barbares), Prix Génie (2003)

Meilleure actrice (Les Invasions barbares), Prix Jutra (2003)

Espoir du cinéma français, Prix Romy Schneider (2010)


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