Mohawks de la vallée du Saint-Laurent

À partir de la fin des années 1660, quelques centaines d'Iroquois, principalement de la nation mohawk, s'installent dans la région de Montréal. La plupart d'entre eux sont convertis au catholicisme ou sont en voie de l'être.
À partir de la fin des années 1660, quelques centaines d'Iroquois, principalement de la nation mohawk, s'installent dans la région de Montréal. La plupart d'entre eux sont convertis au catholicisme ou sont en voie de l'être.


Mohawks de la vallée du Saint-Laurent

À partir de la fin des années 1660, quelques centaines d'Iroquois, principalement de la nation mohawk, s'installent dans la région de Montréal. La plupart d'entre eux sont convertis au catholicisme ou sont en voie de l'être. Cette migration est encouragée par les autorités françaises, qui espèrent ainsi limiter les risques d'attaques iroquoises contre la colonie laurentienne. Trois communautés mohawks naîtront de cette migration: Kahnawake, Kanesatake et Akwesasne. Avant la conquête de la Nouvelle-France (1760), les Mohawks de la vallée du Saint-Laurent sont considérés comme de précieux alliés militaires des Français, ce qui ne les empêche toutefois pas d'entretenir des rapports réguliers avec la ligue des Cinq-Nations iroquoises et avec les Anglais de la colonie de New York.

Kahnawake, qui accueille le grand feu des Sept-Nations du Canada, est alors un centre important de la diplomatie amérindienne. Il conserve ce rôle pendant quelques décennies après la conquête de la Nouvelle-France, alors que les Mohawks s'allient aux Britanniques. En 1840, la population iroquoise de la vallée du Saint-Laurent s'éleve à environ 2400 personnes, le village de Kahnawake étant le plus populeux, avec près de 1500 personnes.

C'est au milieu du XVIIIe siècle que l'allure des villages iroquois de la vallée du Saint-Laurent commença à changer, les maisons longues traditionnelles cédant la place à des habitations semblables à celles des Canadiens. La culture du maïs demeure toutefois une activité de subsistance importante et, encore au milieu du XIXe siècle, elle est surtout l'affaire des femmes. Chaque année, les hommes consacrent plusieurs semaines à la chasse, qu'ils pratiquent surtout au sud du Saint-Laurent. Au XIXe siècle, ces activités deviennent toutefois de plus en plus difficiles, en raison de la progression rapide de la colonisation au sud du Saint-Laurent. À la même époque, plusieurs Mohawks s'engagent sur différents chantiers de construction, où leurs talents pour les travaux en hauteur leur valent très vite une grande renommée. Les Mohawks vivent aujourd'hui dans un environnement urbain et semi-urbain. Avec plus de 130 000 personnes, ils forment la nation amérindienne la plus populeuse du Québec.


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