Montgomery, James

James (Louis) Montgomery. Compositeur, interprète, administrateur (Ravenna, O., 6 février 1943). B.Mus. (Baldwin-Wallace) 1966, M.Mus. (Toronto) 1972. Il étudia la composition avec D.
James (Louis) Montgomery. Compositeur, interprète, administrateur (Ravenna, O., 6 février 1943). B.Mus. (Baldwin-Wallace) 1966, M.Mus. (Toronto) 1972. Il étudia la composition avec D.


Montgomery, James

James (Louis) Montgomery. Compositeur, interprète, administrateur (Ravenna, O., 6 février 1943). B.Mus. (Baldwin-Wallace) 1966, M.Mus. (Toronto) 1972. Il étudia la composition avec D. Beswick, avec Anthony Donato à l'Université Northwestern, et avec John Weinzweig et Gustav Ciamaga à l'Université de Toronto. Membre fondateur du Canadian Electronic Ensemble, il en fut le dir. général (1976-83) avant de devenir dir. administratif des NMC (1984-87), puis d'être nommé dir. artistique de la Music Gallery (1987). En 1990, il était également membre de la faculté de l'éducation à l'Université de Toronto (médias électroniques). Ses compositions embrassent de nombreux médias. Celles pour la scène, notamment Eye of the Beholder (1979), Didactic Musics no 1 (1981), Prole (1982) et Didactic Musics no 2 (1983), font preuve d'un activisme sociopolitique indéniable. Les influences littéraires jouent un rôle important dans une grande partie de sa musique. Des ouvrages de Lawrence Durrell furent à l'origine des quatre oeuvres suivantes : Relations pour piano et bande (1972), Plunger pour cor et bande (1973), White Fire pour quintette de cuivres amplifiés (1974) et Reconnaissance pour quatuor à cordes amplifiées (1975, rév. pour orchestre à cordes en 1982). White Goddess, écrite par le poète Robert Graves, inspira le cycle d'oeuvres de quatre pièces regroupées sous ce même titre et orchestrées pour des combinaisons instrumentales et des moyens électroacoustiques de toutes sortes. Ces quatre oeuvres portent en sous-titre Ritual (I-IV), chacune possédant aussi son propre titre : Exhortation and Paean (1980), The Wood (1982), Nest of the Nightmare (1984) et The Uses of Power (1986). Montgomery qualifie ce cycle de musicopsychodrame en rapport avec la source et l'essence de la créativité et sa place dans la culture contemporaine. Ulysses de James Joyce est à l'origine du spectacle Nightbloom (1984), qu'il créa avec les autres membres du Canadian Electronic Ensemble, et Finnegans Wake a inspiré Riverrun (1977, rév. 1984) pour trois pianos amplifiés. À la plupart de ses compositions pour petits et grands ensembles, et pour la scène, s'ajoutent des éléments de la technologie électronique allant de la simple amplification ou de la lecture de bande au traitement du son instrumental original par programmation informatique. Le langage instrumental lui-même comprend toute une gamme de sons allant du contrepoint dodécaphonique aux effets acoustiques spéciaux tirés de l'instrument lui-même. Ses explorations dans le domaine de la musique créée par les moyens technologiques du XXe siècle ont évolué avec le temps : des techniques de studio traditionnelles du début elles sont passées par diverses méthodes de transformation du son avant d'aboutir à la programmation informatique. Affinity Groups (1988) invite les interprètes à découvrir par l'écoute la série de sons qui fait la musique, pour ensuite la reprendre de différentes façons. Tallisman (1988) est une transformation ingénieuse par ordinateur de Spem in alium, le motet à 40 voix de Thomas Tallis. Dans chacun de ses rôles - comme compositeur, interprète ou administrateur - Montgomery cherche sans cesse de nouvelles voies à explorer, de nouveaux problèmes à résoudre et de nouvelles méthodes à mettre au point.


Lecture supplémentaire

  • James Montgomery, 'Affinity,' Musicworks, 43, Spring 1989