Émeutes de Montréal

En février et mars 1849, quand le gouvernement LaFontaine-Baldwin (voir LAFONTAINE, SIR LOUIS-HIPPOLYTE) passe le BILL DES INDEMNITÉS, l'opposition dénonce violemment la loi.

Montr\u00e9al, \u00e9meutes de
\u00c9meutiers rendus furieux par l'adoption d'une loi visant \u00e0 fournir une compensation aux victimes des R\u00e9bellions de 1837. Peinture r\u00e9alis\u00e9e par Joseph L\u00e9gar\u00e9 (avec la permission du Mus\u00e9e McCord).

Émeutes de Montréal

Les émeutes de Montréal, qui culminent dans l'incendie du Parlement le 25 avril 1849, sont survenues au cours d'une grave crise économique et politique dans la province du Canada. Les Réformistes avaient formé le gouvernement en 1848. Les tories, largement anglophones et partisans de l'autorité britannique et des liens économiques avec la Grande-Bretagne, qui se retrouvent relégués à l'Opposition, se sentent alors menacés par l'influence des Canadiens français au gouvernement. Le ressentiment est particulièrement vif dans la capitale, Montréal, où la population est mi-francophone mi-anglophone.

En février et mars 1849, quand le gouvernement LaFontaine-Baldwin (voir LAFONTAINE, SIR LOUIS-HIPPOLYTE) passe le BILL DES INDEMNITÉS, l'opposition dénonce violemment la loi. Le 25 avril, à l'instigation des tories, une foule de protestataires s'oppose à la sanction de la loi par le gouverneur général, lord ELGIN, lançant des pierres et des oeufs pourris sur son carrosse. Le soir, la manifestation tourne à l'émeute : la foule envahit le Parlement et met le feu à l'édifice. L'émeute implique des milliers de personnes, dure deux jours et comporte des attaques aux propriétés de plusieurs chefs réformistes, y compris LaFontaine et HINCKS. Mais la ratification de la décision de la majorité du Parlement par lord Elgin - une reconnaissance de fait du GOUVERNEMENT RESPONSABLE - a l'appui de la majorité de la population ainsi que du gouvernement britannique. Moins d'un mois après les émeutes, cependant, on décide que Montréal, considérée comme trop sujette à des tensions ethniques, ne sera plus le siège du gouvernement.