Novascotian

En 1840, le journal de Howe, qui compte 3000 abonnés, est devenu le chef de file de la presse de la province. L'engagement politique croissant de Howe force la vente du journal durant les années 1840. Dirigé par la famille Annand, le journal demeure la voix de la réforme libérale.

Joseph Howe
Patriote néo-écossais par excellence, Howe a utilisé son pouvoir d'orateur pour influencer ses compatriotes plus que n'importe qui (avec la permission des Biblioth\u00e8que et Archives Canada/C-22002).

Novascotian

 On se souvient du Novascotian comme du journal de Joseph HOWE et l'incarnation de sa propre devise : « The free constitution which guards the British press » (Les libertés accordées par la constitution protègent la presse britannique). Le journal, qui voit le jour sous la direction de George R. Young, en 1824, porte d'abord le nom de Nova Scotian ou Colonial Herald. Howe en prend la direction en 1827. Par la suite, l'hebdomadaire reflète à la fois le réveil intellectuel de la Nouvelle-Écosse et l'évolution de la pensée politique de Howe. Une lettre publiée dans le Novascotian en 1835 aboutit à son célèbre procès en diffamation. À son acquittement, il déclare : « La presse de la Nouvelle-Écosse est libre ».

En 1840, le journal de Howe, qui compte 3000 abonnés, est devenu le chef de file de la presse de la province. L'engagement politique croissant de Howe force la vente du journal durant les années 1840. Dirigé par la famille Annand, le journal demeure la voix de la réforme libérale. Durant la Première Guerre mondiale, son tirage atteint le sommet de 20 000 exemplaires. Ce tirage correspond à celui de l'hebdomadaire de la Nouvelle-Écosse, le Nova Scotia's Farm and Home Journal. Son appui au gouvernement de coalition en 1917 éloigne cependant ses lecteurs et sa parution cesse au milieu des années 20.