Orchestre symphonique de Sherbrooke

Orchestre symphonique de Sherbrooke/Sherbrooke Symphony Orchestra.

Orchestre symphonique de Sherbrooke

Orchestre symphonique de Sherbrooke/Sherbrooke Symphony Orchestra. Fondé en 1939 par Sylvio Lacharité, son premier directeur, Horace Boux, professeur de violon, et quelques citoyens de la région, cet orchestre communautaire, qui regroupe environ 45 instrumentistes, connaît des débuts modestes dans des salles paroissiales ou dans la salle du séminaire Saint-Charles. Le répertoire comprend alors des œuvres comme la Symphonie inachevée de Schubert, Peer Gynt de Grieg, des ouvertures, des valses de Strauss et des danses hongroises de Brahms. La décision d'utiliser comme salle le Granada, cinéma à l'acoustique excellente, permet à l'orchestre de prendre un nouvel essor. Le premier concert dans ce théâtre a lieu le 13 février 1945.

Dès lors, l'ajout régulier de musiciens d'appoint de l'Orchestre symphonique de Montréal ou de l'Orchestre symphonique de Québec stimule les instrumentistes de Sherbrooke parmi lesquels se trouve Serge Garant, alors clarinettiste. Les concerts (de trois à six par an) sont rehaussés par la présence de solistes de renom tels que les pianistes Leon Fleisher, Glenn Gould, Paul Loyonnet et Witold Malcuzynski, les violonistes Albert Brusilow, Henryk Szeryng et Joseph Szigeti, ainsi que la contralto Maureen Forrester.

Histoire 1960-1979

En 1964, l'orchestre emménage dans la grande salle du Centre culturel de l'Université de Sherbrooke, après s'être produit au nouvel auditorium du séminaire Saint-Charles et à la cathédrale (1960-1964) où on présente notamment la IXee symphonie de Beethoven, Le Roi David de Honegger et le Messie de Haendel. Pour son 25e anniversaire (1964), l'orchestre commande à Serge Garant Ennéade, créé le 18 février sous la direction de Lacharité. Après le départ de ce dernier en 1969, Claude Paradis, fondateur du Choeur Pie X de Sherbrooke, maître de chapelle à la cathédrale et professeur de musique au collège de Sherbrooke, assure l'intérim et dirige L'Enfance du Christ de Berlioz, la Passion selon saint Jean et le Magnificat de Bach. Il organise aussi des festivals Beethoven et Mozart et de nombreux concerts de musique baroque.

Invité par les Jeunesses musicales du Canada au Centre d'art Orford en juin 1972, Czeslaw Gladyszewski, diplômé (M.A.) de l'École supérieure de musique de Poznan, en Pologne, accepte à l'automne de la même année de diriger l'orchestre à titre de chef invité jusqu'en 1976. Guy Robitaille, Raymond Dessaints et Pierre Rolland se partagent la direction en 1976-1977. Roland Leduc assume cette fonction de 1977 à 1980. Au cours de la saison 1977-1978, l'orchestre fait une tournée régionale sous les auspices de la Tournestrie dans les villes de Cookshire, Disraeli, La Guadeloupe, Magog, Plessisville, Richmond, Saint-Hyacinthe et Stanstead. Le 8 décembre 1979, pour souligner les 40 ans de l'orchestre, Serge Garant dirige un concert d'œuvres de Haydn, Beethoven, Berlioz et Debussy.

Histoire 1980-1995

Chef invité au dernier concert de la saison 1979-1980, Brian Ellard devient chef attitré (1980-1983), instaurant les concerts pop et dirigeant de mémorables interprétations d'œuvres chorales, dont le Gloria de Vivaldi et Les Sept paroles du Christ de Dubois. Sauf pour la saison 1985-1986, où Jean-François Sénart est en fonction, les chefs invités se succèdent, tels Alexander Brott et Louis Lavigueur, jusqu'à l'arrivée de Marc David comme directeur musical en 1988 puis chef attitré en 1989. En 1989-1990, saison du cinquantenaire, David augmente le nombre des concerts réguliers à cinq, incluant un hommage à Garant où figure notamment Ennéade, 25 ans après sa création par le même orchestre.

Dernières années

En 1995, Marc David quitte l'OSS pour aller diriger l'Orchestre symphonique de Terre-Neuve; il est remplacé par un chef originaire de Sorel, Stéphane Laforest. L'OSS est alors en déficit de 300 000 $. Sous la direction de Laforest, une période beaucoup plus stable s'ouvre, et l'orchestre est maintenant considéré parmi les meilleurs ensembles régionaux du Canada. Laforest augmente le nombre de concerts à 15 par saison, et le public de chaque concert passe de 700 à 1000 en moyenne, et les abonnements augmentent dans la même proportion. Laforest conserve beaucoup des orientations artistiques de ses prédécesseurs, dont la création d'œuvres de compositeurs canadiens, p.ex., en 2004, The Odyssey d'Andrew Paul MacDonald. En avril 2004, l'OSS célèbre son 65e anniversaire; il se joint alors à l'OSM dans un gala dont le programme comprend du Bernstein, du Weber, du Gershwin et du Dvorak.

Laforest continue aussi à mettre au programme de la musique de genres plus populaires. L'OSS est souvent invité au Festival Orford et, en août 2000, il présente un concert populaire qui est décrit comme un pique-nique au septième ciel (Sherbrooke Record, 28 juil. 2000). En août 2008, le chanteur pop Gino Vannelli est artiste invité lors d'un concert. L'OSS continue aussi à inviter des artistes classiques notables, tels que le pianiste Jimmy Brière et le flûtiste Robert Langevin.

Une relation étroite subsiste entre l'OSS et l'Université de Sherbrooke, étant donné que beaucoup des musiciens de l'ensemble proviennent du département de musique de cet établissement.

Bibliographie

Claude PARADIS, « La Vie musicale », L'Essor culturel de Sherbrooke et de la région depuis 1950, A. Sirois et A. Bastin dir. (Sherbrooke 1985).

Andrée DÉSILETS dir., La Vie musicale à Sherbrooke 1820-1989 (Sherbrooke 1989).

Claude PARADIS, « Esquisse pour une histoire de la musique en Estrie », Les Cantons de l'Est, J.-M. M. Dubois dir. (Sherbrooke 1989).

Anne RACINE, L'Orchestre symphonique de Sherbrooke, 50 ans d'histoire, 1939-1989 [Sherbrooke 1989].

« Drama & comedy at the Orford Arts Centre: And a symphonic picnic in seventh heaven », Sherbrooke Record (28 juil. 2000).

Martine CÔTÉ, « S'emballer pour les cordes et pour la danse », Liaison, le journal de l'Université de Sherbrooke (23 mai 2002).

Debbie Tacium LADRY, « The Odyssey, the symphony and a world premiere », Sherbrooke Record (2 avr. 2004).

« OSM to help local symphony celebrate 65th », Sherbrooke Record (16 avr. 2004).

« Flutist Robert Langevin to perform in Sherbrooke », Sherbrooke Record (23 avr. 2004).

Leah FITZGERALD, « It's all about accessibility for OSS », Sherbrooke Record (2 sept. 2005).

« OSS to tackle Schumann, Debussy and Pachelbel », Sherbrooke Record (12 mai 2006).

Vanessa LEE, « Orford Festival only weeks away », Sherbrooke Record (12 mai 2006).


Lecture supplémentaire

  • Paradis, Claude. 'La vie musicale,' L'Essor culturel de Sherbrooke et de la région depuis 1950, eds A. Sirois and A. Bastin (Sherbrooke 1985)

    Désilets Andrée, ed. La vie musicale à Sherbrooke 1820-1989 (Sherbrooke 1989)

    Paradis, Claude. 'Esquisse pour une histoire de la musique en Estrie,' Les Cantons de l'Est, ed J.M.M. Dubois (Sherbrooke 1989)

    Racine Anne. L'Orchestre symphonique de Sherbrooke, 50 ans d'histoire, 1939-1989 [Sherbrooke 1989]

    - Drama & comedy at the Orford Arts Centre: And a symphonic picnic in seventh heaven, Sherbrooke Record, 28 Jul 2000

    Côté, Martine. Semballer pour les cordes et pour la danse, Liaison, le journal de lUniversit de Sherbrooke, 23 May 2002

    Ladry, Debbie Tacium. The Odyssey, the symphony and a world premiere, Sherbrooke Record, 2 Apr 2004

    - OSM to help local symphony celebrate 65th, Sherbrooke Record, 16 Apr 2004

    - Flutist Robert Langevin to perform in Sherbrooke, Sherbrooke Record, 23 Apr 2004

    Fitzgerald, Leah. It's all about accessibility for OSS, Sherbrooke Record, 2 Sep 2005

    - OSS to tackle Schumann, Debussy and Pachelbel, Sherbrooke Record, 12 May 2006

    Lee, Vanessa. Orford Festival only weeks away, Sherbrooke Record, 12 May 2006