Organisme central

Un organisme ministériel central de finances et d'administration gouvernementales et, en général, tout service dont le mandat couvre tous les domaines d'intérêt public correspondent à la notion d'organisme central.

Organisme central

Un organisme ministériel central de finances et d'administration gouvernementales et, en général, tout service dont le mandat couvre tous les domaines d'intérêt public correspondent à la notion d'organisme central. Le ministère des Finances, par exemple, est chargé de préparer le budget au nom de tous les ministres. Le Secrétariat du CONSEIL DU TRÉSOR élabore, approuve, puis surveille les plans de dépenses des ministères et des organismes. La COMMISSION DE LA FONCTION PUBLIQUE, de concert avec le Conseil du Trésor, joue un rôle important dans la gestion du personnel. Le BUREAU DU CONSEIL PRIVÉ (BCP) fournit des services de secrétariat au CABINET et à ses comités, en plus d'exercer de vastes fonctions de liaison, de coordination et de consultation. Ces fonctions découlent de ses liens avec le Cabinet et avec le premier ministre, ainsi que du rôle du greffier du BCP en tant que premier fonctionnaire du gouvernement. Un quatrième organisme central est le CABINET DU PREMIER MINISTRE, qui s'intéresse davantage aux responsabilités partisanes et politiques du premier ministre.

Vers la fin des années 60, l'élargissement des activités gouvernementales et la croissance rapide des dépenses encouragent la mise à l'essai de nouveaux organismes centraux chargés de coordonner des secteurs de l'« enveloppe » budgétaire dans laquelle le budget global est réparti (budgétisation par programmes). Vers le milieu des années 80, la plupart de ces organismes centraux sont abolis, sans que la taille et le champ d'action des organismes centraux qui subsistent soient réduits pour autant. Ces organismes exercent une surveillance afin que les ministères ordinaires (dits d'« exécution ») dispensent leurs services de façon efficiente et efficace. Toutefois, les organismes centraux font toujours face à un dilemme : exercer leurs responsabilités de coordination et de surveillance sans empiéter indûment sur la responsabilité de chaque ministère opérationnel de gérer son propre portefeuille et de rendre compte de sa gestion au PARLEMENT.