Pagé, Lorraine

Lorraine Pagé, syndicaliste (Montréal). Elle est, en 1988, la première femme élue à la direction d'une centrale syndicale québécoise, la CENTRALE DE L'ENSEIGNEMENT DU QUÉBEC (CEQ). Avant cette élection, elle préside l'Alliance des professeures et professeurs de Montréal durant trois ans.

Pagé, Lorraine

Lorraine Pagé, syndicaliste (Montréal). Elle est, en 1988, la première femme élue à la direction d'une centrale syndicale québécoise, la CENTRALE DE L'ENSEIGNEMENT DU QUÉBEC (CEQ). Avant cette élection, elle préside l'Alliance des professeures et professeurs de Montréal durant trois ans. Cette enseignante à la Commission des écoles catholiques de Montréal (CECM) occupe cette importante fonction jusqu'en mai 1999, alors qu'elle démissionne de son poste pour diriger le Service des communications de la CEQ. Durant sa présidence, elle défend avec vigueur les intérêts des enseignants qu'elle représente. Son franc-parler et sa pugnacité font de Lorraine Pagé une adversaire qui attire le respect. Personnage public de premier plan, elle participe activement en 1990, à titre de commissaire, à la Commission sur l'avenir politique et constitutionnel du Québec. Son action est remarquée par la SOCIÉTÉ SAINT-JEAN-BAPTISTE de Montréal qui lui décerne, en 1987, le prix Chomeday-de-Maisonneuve, remis à la personnalité qui s'est le plus illustré sur la scène montréalaise. Le 20e Salon de la femme de Montréal reconnaît la qualité de son action pour la promotion des droits des femmes en la nommant « Femme de l'année 1989, catégorie Syndicalisme ». Membre active du Mouvement Québec Français (MQF), Lorraine Pagé voit ses efforts pour la défense et la promotion de la langue française récompensés en 1990 quand elle devient lauréate de l'Ordre des francophones d'Amérique, distinction accordée par le Conseil de la langue française.