Oundjian, Peter

Peter (Haig) Oundjian, chef d'orchestre, violoniste et professeur, né à Toronto le 21 décembre 1955, d'un père arméno-britannique et d'une mère britannique.

Oundjian, Peter

Peter (Haig) Oundjian, chef d'orchestre, violoniste et professeur, né à Toronto le 21 décembre 1955, d'un père arméno-britannique et d'une mère britannique. Titulaire d'un baccalauréat en musique (Juilliard), d'une maîtrise en musique obtenue en 1981 (Juilliard) et d'un doctorat honorifique du conservatoire de San Francisco (2009). À partir de 1960, il grandit à Purley, quartier du sud de Londres. Peter Oundjian apprend tout d'abord le piano, comme son père et ses deux sœurs. Puis, en 1963, il suit des cours de violon à son école où il chante aussi dans la chorale. À la même époque, il fait la connaissance du compositeur Benjamin Britten. Celui-ci suscite l'intérêt du jeune musicien pour la direction musicale et il le fait participer à trois de ses enregistrements. Peter Oundjian a aussi fait partie de la chorale de jeunes garçons de l'abbaye de Westminster. Il étudie par la suite au collège de Charterhouse (Charterhouse Boys' School), dans le comté du Surrey, tout en suivant des cours de violon à Londres avec Bela Katona (1968-1970) et Manoug Parikian (1970-1972).

Il étudie également au Royal College of Music de Londres en 1974-1975. Il remporte la médaille d'or à titre d'étudiant s'étant le plus distingué et le prix Stoutzker d'excellence en violon. Le soutien de Yehudi Menuhin et la classe de maître suivie avec Pinchas Zukerman le conduisent à entrer à la Julliard School of Music (1975-1981). Il étudie le violon avec Ivan Galamian (1975-1977), Itzhak Perlman (1977-1978) et Dorothy Delay (1978-1980). Il étudie aussi la direction musicale d'orchestre.

Bien qu'au départ il se destine à devenir violoniste soliste - il joue, au cours de sa carrière, avec divers orchestres, notamment l'Orchestre symphonique de Toronto (Toronto Symphony Orchestra) (1980-1981), il part en tournée avec l'Orchestre du Centre d'arts national (National Arts Centre Orchestra) (1985) et il reçoit le premier prix dans le cadre de la compétition internationale de violon à Viña del Mar au Chili - il devient, au lieu de cela, premier violon dans un quatuor de musique de chambre de premier plan de New York, le Tokyo String Quartet (1981-1995). En 1981, il commence à enseigner le violon en tant que professeur adjoint à la Yale University. Vers la fin des années 1980, il souffre d'une maladie musculaire, la dystonie focale, qui touche sa main gauche. Il décide donc de mettre à profit ses talents de musicien, ses connaissances et son réseau artistique pour se lancer dans une carrière de chef d'orchestre, et prend des cours avec André Previn (1995).

Direction d'orchestre

Peter Oundjian entame sa carrière comme chef d'orchestre le 15 juillet 1995 à la direction de l'Orchestre St.Luke dans le cadre du concert célébrant la 50e édition du Festival international de musique de Caramoor. À cette occasion, il partage le podium avec André Prévin. Les critiques, notamment l'article publié dans le New York Times, couvrent d'éloges l'arrivée d'un « chef d'orchestre particulièrement doué sur le plan musical ». Le Festival le réinvite pour diriger plusieurs autres concerts puis, de 1997 à 2003, il en devient le directeur artistique. Il est en outre directeur musical de la Amsterdams's Nieuw Sinfonietta de 1998 à 2003. De 2003 à 2006, il est principal chef d'orchestre invité de la Denver's Colorado Symphony et de la Detroit Symphony (et au 8 Days in June Festival). Il a dirigé, en tant que chef invité, à Berlin, Birmingham, Chicago (Ravinia Festival), Cincinnati, Detroit, Hanovre, Houston, Londres, Los Angeles, Paris, Philadelphie (incluant le Absolutely Mozart Festival), Pittsburgh, Sarrebruck, San Francisco, St. Louis, Toronto, Washington, et Zürich.

En janvier 2003, l'Orchestre symphonique de Toronto engage Peter Oundjian comme directeur musical. Il entre en fonction à ce titre en 2004 (c'est le premier Canadien à occuper ce poste depuis Sir Ernest MacMillan). En 2007, son contrat est reconduit jusqu'en 2012. En 2004-2005, il crée le TSO's Mozart Festival et le New Creations Festival. En juin 2007, durant le Festival Luminato, il dirige la première représentation de l'oratorio comique Not the Messiah (He's a Very Naughty Boy), composé par son cousin Eric Idle (connu pour avoir joué dans les Monty Python) et John Du Prez. Dans un article publié en septembre 2004 dans le Toronto Life, Alec Scott compare le style de Peter Oundjian à la direction musicale à un « petit lapin Duracell, mais en moins excité ».

Discographie

Violoniste :

Champagne, Dela, Debussy, Ravel, Messiaen, Sonates pour violon, William Tritt (piano), 1993, CBC Records, MVCD 1060.

Beethoven: The Late String Quartets , Opp. 127, 130, 131, 133, 135. Tokyo String Quartet, 1992, RCA Victor RD 60975

et autres enregistrements avec le Tokyo String Quartet.

Chef d'orchestre :

Beethoven: String Quartet in C sharp minor, Op. 131 and Grosse Fugue, Op. 133, Nieuw Sinfonietta Amsterdam, 2002, BIS-CD-1218.

Portraits: Edward Elgar, Enigma Variations, Modest Mussorgsky/orch. Ravel, Pictures at an Exhibition.

Toronto Symphony Orchestra, 2008, TSO Live TSO-0108.

Anton Bruckner, Symphony No 4, Toronto Symphony Orchestra, 2008, TSO Live TSO-0608.

Gustav Mahler, Symphony No 4, Barbara Hannigan (soprano), Toronto Symphony Orchestra, 2008, TSO Live.

Bibliographie

Sand, Barbara L. « Peter Oundjian: shifting gears, from bow to baton », American Record Guide, vol. 60, no 5, sept./oct. 1997.

Scott, Alec. « Peter and the wolves », Toronto Life, vol. 38, no 9, sept. 2004.

Robert Everett-Green, « Play follow the maestro, please », Toronto Globe & Mail, 22 Sept. 2004.

Filmographie

Five Days in September: The Rebirth of an Orchestra (Rhombus Media, 2005).


Lecture supplémentaire

  • Sand, Barbara L. "Peter Oundjian: shifting gears, from bow to baton," American Record Guide Vol. 60 No.5, Sep/Oct 1997

    Scott, Alec. "Peter and the wolves," Toronto Life Vol 38 No. 9, Sep 2004

    Robert Everett-Green. "Play follow the maestro, please," Toronto Globe & Mail, 22 Sep 2004