Peuplement des terres

  Les colons et leurs familles sont souvent séparés de leur parenté et de leurs amis, et plusieurs vivent dans des conditions difficiles, marquées par la solitude. L'absence de routes et de ponts représente l'une des grandes difficultés.

Lots de colonisation
Lots de colonisation près de Lloydminster, v. 1904 (photo d'E. Brown, avec la permission des Archives provinciales de l'Alberta/B661).
Colonie de peuplement dans l
Le premier chez-soi d'un colon, une cabane couverte de papier goudronné et une tente (date inconnue) (photo d'E. Brown, avec la permission des Archives provinciales de l'Alberta /B4510).
Terrains, concessions de
Moose Jaw, vers 1900; photo de L. Rice (avec la permission des Bibliothèque et Archives Canada/PA-29550).
Lots de colonisation en Saskatchewan
Famille MacLaverty, Battleford, vers 1905 (avec la permission de Saskatchewan Archives Board).
Lady Homesteaders
Sabrine Jacobson et Josephine Solberg, lady homesteaders à Square Deal, vers 1912, Berry Creek, en Alberta (avec la permission des Archives du Glenbow Museum).
Lots de colonisation en Saskatchewan
École Coldridge, vers 1905 (avec la permission de Saskatchewan Archives Board).

Peuplement des terres

Le peuplement des terres de l'Ouest est une initiative gouvernementale de la fin du XIXe siècle et du début du XXe par laquelle on attire des immigrants dans les provinces de l'Ouest du Canada en offrant des terres à des prix dérisoires. En vertu de la POLITIQUE SUR LES TERRES FÉDÉRALES, 160 acres (65 ha) ne coûtent que 10 $, mais le colon doit construire une maison, souvent faite de rondins, ou une simple hutte de terre et cultiver une superficie déterminée au cours des trois années qui suivent son établissement. Un nouveau colon a besoin d'outils agricoles élémentaires et, comme les chevaux sont dispendieux, la plupart utilisent des boeufs pour défricher et labourer la terre. Ils doivent aussi aménager des coupe-feu pour protéger les bâtiments agricoles contre les incendies, en plus de cultiver des légumes et de chasser pour compléter leur alimentation. Si l'eau est de mauvaise qualité, ils doivent recueillir l'eau de pluie ou la neige fondante. À plusieurs endroits, une nouvelle ferme doit se trouver à moins de 15 km d'une voie ferrée pour être rentable, et les terres concédées à la Compagnie de la baie d'Hudson ou aux sociétés ferroviaires dans ces secteurs constituent un irritant majeur, car les derniers arrivés ou les colons pauvres sont forcés de s'établir loin des marchés et des villes. Les chemins de fer fournissent aussi de l'emploi aux colons jusqu'à ce qu'ils puissent vivre des produits de leur ferme.

Les colons et leurs familles sont souvent séparés de leur parenté et de leurs amis, et plusieurs vivent dans des conditions difficiles, marquées par la solitude. L'absence de routes et de ponts représente l'une des grandes difficultés. La plupart des pistes deviennent impraticables lorsqu'elles sont détrempées par la pluie, et, à l'automne, les fermiers attendent que le sol soit gelé pour transporter leurs récoltes aux terminaux ferroviaires. Les accidents qui se produisent sur les fermes entraînent souvent des incapacités permanentes ou même la mort, car les médecins sont rares. Par ailleurs, la sécheresse ruine ceux qui se sont établis dans le Triangle de Palliser. Le prix de la colonisation s'avère trop élevé pour nombre d'agriculteurs, qui doivent abandonner leurs concessions et tenter leur chance ailleurs. Les difficultés, cependant, renforcent les liens qui unissent les colons. Les préjugés s'atténuent à mesure que les gens s'entraident, et les corvées de construction de bâtiments et de confection de courtepointes sont chose courante (voir COURTEPOINTES). Les portes ne sont jamais verrouillées et des lanternes restent allumées la nuit pour guider les voyageurs. Au début, les activités de loisir sont confinées aux fermes isolées mais, à mesure que les communautés s'accroissent, on organise des compétitions sportives et les centres communautaires offrent des divertissements variés. Le mouvement de colonisation des Prairies commence à s'essouffler après la Première Guerre mondiale, alors que l'IMMIGRATION décroît et que l'établissement des gens dans les villes s'accentue.

Voir aussi MAISONS DE RONDINS; COLONS, VIE DES; HUTTES DE TERRE.


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