Prince, Henry

Henry Prince. Marchand de musique, chef de musique, compositeur (? - Montréal, 1888?). En 1854, il fit l'acquisition de Mead, Brother & Co., commerce de vente au détail d'instruments et de musique imprimée, qu'il continua d'exploiter sous son propre nom.

Prince, Henry

Henry Prince. Marchand de musique, chef de musique, compositeur (? - Montréal, 1888?). En 1854, il fit l'acquisition de Mead, Brother & Co., commerce de vente au détail d'instruments et de musique imprimée, qu'il continua d'exploiter sous son propre nom. Le gros de sa marchandise était importé des États-Unis et d'Europe. Cependant, dans le Montreal Daily Transcript and Commercial Advertiser du 18 juillet au 16 septembre 1857, il annonça « NOUVELLE MUSIQUE CANADIENNE... Mélodies nationales du Canada et les compositions de divers compositeurs canadiens populaires ». Bien que Prince n'ait pas annoncé ses propres publications, il publia de la musique imprimée de 1854 à 1878, dont la plus grande partie était imprimée aux É.-U. avec copyright enregistré dans ce pays. La plupart des compositions étaient signées de Canadiens dont Prince lui-même, William Powell et I. Suckling. Prince fut un prolifique compositeur de quadrilles, polkas et autres musiques de danse. Ses oeuvres incluent les chants patriotiques « Form! Riflemen Form! » (1859, reproduit dans le PMC, vol. III) et « Shoulder to Shoulder on to the Border », aussi bien que Mermaid Polka (dédiée aux Canadiennes) et Irresistible Polka (pour les Montréalaises). Quelques-unes des compositions les plus « canadiennes » de Prince, notamment la Jubilee or Celebration Polka (1855) dédiée aux administrateurs du chemin de fer canadien du Grand-Tronc, furent publiées aux É.-U. avec le nom de Prince apparaissant comme agent sur la page frontispice. Prince demeura en affaires jusqu'en 1888. Chef de musique de renom, il dirigea la Volunteer Militia Rifle Band et joua un solo de cornet lors d'un grand concert militaire à Montréal le 17 septembre 1857. Gustave Smith décrivit Prince comme « un vrai gentilhomme » et loua son « brillant talent au cornet à pistons » (L'Album musical, février 1882).