Sir Samuel Hughes

Au début de la Première Guerre mondiale, il est acclamé comme le génie de l'effort de guerre.

Hughes, sir Samuel
Hughes promettait d'être le génie de l'effort de guerre, mais sa carrière irrégulière s'est terminée dans l'incompétence et le scandale (avec la permission des Bibliothèque et Archives Canada/C-20240).
Le général Sir Samuel Hughes assistant au départ du Corps expéditionnaire canadien en 1914. Image : Bibliothèque et Archives Canada/ C-002468.

Hughes, sir Samuel

Sir Samuel Hughes, enseignant, journaliste, militaire et politicien (Darlington, Canada-Ouest, 8 janv. 1853 -- Lindsay, Ont., 24 août 1921). Conservateur et fervent partisan de la Politique nationale de sir John A. Macdonald, il est élu député de Victoria-Nord en 1892. Vaniteux, original, charmeur et irritable, il fait carrière dans la politique et la milice pendant 30 ans. Défenseur invétéré du service militaire volontaire et des liens impériaux, il pousse le premier ministre Laurier à envoyer des troupes canadiennes prendre part à la Guerre des Boers, en 1899. Il est démobilisé pour indiscipline militaire et pour avoir dénoncé publiquement l'inefficacité du commandement britannique. En raison de ces expériences, l'impérialisme de Hughes revêt une certaine orientation autonomiste canadienne. En 1911, après des années de services au sein de la députation conservatrice et au Parlement, dont 10 années comme critique de l'Opposition en matière militaire, et fort de sa loyauté personnelle envers R.L. Borden, il devient ministre de la Milice dans le nouveau gouvernement de ce dernier. Il fait la promotion du concept de soldats citoyens au détriment des militaires professionnels et prêche la valeur sociale de l'entraînement militaire et de l'état de préparation nationale.

Au début de la Première Guerre mondiale, il est acclamé comme le génie de l'effort de guerre. Malheureusement, le favoritisme, la confusion entre les fonctions civiles et militaires, le manque de respect à l'égard du Cabinet, l'incompétence administrative et le scandale, comme le fiasco du fusil ross (voir armements) forcent Borden à le congédier en novembre 1916. Député conservateur-unioniste récalcitrant et parfois amer de Victoria-Haliburton, il meurt en 1921. Bien qu'il ait été un Canadien sincère et un député efficace pour sa circonscription, Hughes n'a jamais été à la hauteur des exigences d'une aussi haute fonction en temps de guerre en raison de sa conduite excentrique.


Lecture supplémentaire

  • R.G. Haycock, Sam Hughes: The Public Career of a Controversial Canadian 1885-1916 (1987).

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