​St. George’s Society of Toronto

Fondée en 1834, la St. George’s Society of Toronto est l’une des plus anciennes organisations philanthropiques au Canada.

Fondée en 1834, la St. George’s Society of Toronto est l’une des plus anciennes organisations philanthropiques au Canada. Elle est créée en vue d’assister les immigrants anglais et gallois et de promouvoir le patriotisme parmi les Anglo-Canadiens. De nos jours, la Société dispose de trois fonds de donation d’un million de dollars chacun et effectue des donations annuelles à plus de 20 causes caritatives.

Les débuts

La St. George’s Society of Toronto est fondée par un groupe d’éminents Torontois alors qu’ils célèbrent la Saint-Georges, le 23 avril 1834, au British Coffee House au coin des rues York et Wellington. Cette même année, la ville de York retrouve son appellation d’origine : Toronto.

Saint Georges était un militaire romain qui fit don de sa fortune aux pauvres avant d’être martyrisé; il est devenu le saint patron de l’Angleterre. La nouvelle société représente à la fois un club social pour les résidents de Toronto d’ascendance anglaise les plus en vue et un organisme caritatif fournissant de l’assistance aux nouveaux immigrants anglais et gallois arrivant dans la ville. Il s’agit d’une société non partisane : le huitième point de règlement de son acte constitutif de 1855 précise : « L’introduction de sujets politiques ou religieux, ou leur discussion seront interdites à l’occasion de toutes les réunions de la Société. »

Réunions et membres

Des exposés et des discussions portant sur l’Empire britannique et sur l’organisation des activités philanthropiques de la Société ont lieu durant les réunions. À l’origine, seuls les hommes sont admis en tant que membres, toutefois, le rapport annuel de 1893 indique : « Les dames en rapport avec les administrateurs de la Société sont invitées à manifester leur intérêt pour les travaux de cette dernière en apportant des fonds suffisants pour meubler la nouvelle salle St. George. »

La St. George’s Society promeut les relations entre le Canada et l’Empire britannique et accueille favorablement les visites de la famille royale. Des sociétés similaires existent dans d’autres villes d’Amérique du Nord et le regroupement St. George’s societies est créé à Philadelphie en 1877.

Parmi les anciens membres de la branche de Toronto, on compte Sir Henry Pellatt qui a commandité la construction de la Casa Loma, Sir Robert Baden-Powell, fondateur du mouvement scout et Robert Borden, premier ministre du Canada à l’époque de la Première Guerre mondiale. La Société maintient son propre cimetière historique et a commandé la construction de la salle St. George’s sur la rue Elm, un club qui s’appelle aujourd’hui l’Arts and Letters Club.

L’aide aux immigrants

Jusqu’à ce que la discrimination raciale soit quasiment éliminée du droit de l’immigration canadien en 1962, la grande majorité des émigrants à destination de Toronto est originaire des îles britanniques et du reste de l’Europe. Entre 1900 et 1914, 100 000 immigrants britanniques s’installent à Toronto. À la fin du XIXe siècle, un quartier de taudis où les immigrants britanniques démunis s’installent jusqu’à ce qu’ils trouvent un emploi émerge au nord-est de la ville.

La St. George’s Society soutient ces nouveaux venus, en leur fournissant notamment une assistance médicale, de l’aide pour trouver un logement et un emploi et des paniers alimentaires pour Noël. Le cimetière St. James offre des concessions pour les familles qui ne sont pas en mesure de payer les dépenses funéraires. La Société, observant que les enfants des immigrés qu’elle a aidés, nés au Canada, ne demandent pas d’assistance pour eux-mêmes, comprend que ses activités philanthropiques produisent un impact durable. Elle collabore avec d’autres organismes caritatifs non gouvernementaux pour essayer de trouver des solutions durables aux problèmes de la pauvreté urbaine.

Les activités actuelles

Après la Seconde Guerre mondiale, la St. George’s Society étend ses activités caritatives au-delà des immigrants anglais et gallois et se mobilise pour une grande variété d’autres causes. À la fin des années 40, elle organise la livraison de rations de secours alimentaire à destination des personnes âgées vivant dans les régions de Grande-Bretagne ayant été bombardées pendant la guerre, puis, dans les années 60, elle finance des traitements hospitaliers en faveur des enfants des Premières Nations.

Aujourd’hui, parmi les organismes caritatifs bénéficiant du soutien de la Société, on trouve des hôpitaux, des organisations de lutte contre le sida ainsi que des groupes portant assistance aux vétérans et aux jeunes itinérants. La Société finance également des bourses universitaires et des organismes culturels. Les traditionnels soupers de la Saint-Georges, organisés depuis 1834, ont évolué en un bal appelé le Red Rose Ball qui constitue aujourd’hui la manifestation annuelle de collecte de fonds de la Société.


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