Thomas King

Thomas King, C.M., romancier, nouvelliste, essayiste, scénariste, photographe (né le 24 avril 1943 à Roseville, en Californie). Membre de l’Ordre du Canada et deux fois en nomination pour le Prix du Gouverneur général, Thomas King est souvent décrit comme l’un des meilleurs auteurs autochtones contemporains en Amérique du Nord.

Thomas King, C.M., romancier, nouvelliste, essayiste, scénariste, photographe (né le 24 avril 1943 à Roseville, en Californie). Membre de l’Ordre du Canada et deux fois en nomination pour le Prix du Gouverneur général, Thomas King est souvent décrit comme l’un des meilleurs auteurs autochtones contemporains en Amérique du Nord.

Enfance et éducation

Né d’une mère grecque et d’un père cherokee, Thomas King échoue à sa première année d’université et occupe divers emplois, dont celui de croupier et de caissier de banque. En 1964, il gagne son passage de l’autre côté du Pacifique en travaillant à bord d’un navire à vapeur et devient photographe et photojournaliste en Nouvelle-Zélande et en Australie. À son retour aux États-Unis en 1967, Thomas King fréquente la Chico State University (B.A. 1970, M.A. 1972), puis devient administrateur et professeur à la Humboldt State University et à l’Université de l’Utah, où il obtient un doctorat en 1986.

Déménagement au Canada et premières œuvres

Thomas King émigre au Canada en 1980 et accepte plus tard un poste au département des études autochtones à l’Université de Lethbridge, en Alberta, où il se livre à l’écriture d’œuvres romanesques sérieuses. Son premier roman, Medicine River (1990; trad. Medicine River), lui vaut beaucoup de succès auprès de la critique. D’ailleurs, la CBC en fait un film. Le roman est finaliste pour le Commonwealth Writers’ Prize en 1991.

Sa candidature est retenue deux fois pour les Prix littéraires du Gouverneur général : d’abord pour un livre pour enfants, A Coyote Columbus Story (1992), puis pour un roman, Green Grass, Running Water (1993; trad. L’herbe verte, l’eau vive), le dernier se méritant le Canadian Authors Award for fiction en 1994. One Good Story, That One (1993) est un recueil de dix nouvelles, dont « The One about Coyote Going West », une nouvelle que l’on retrouve dans plusieurs anthologies. Un deuxième livre pour enfants, Coyote Sings to the Moon, sort en 1998, et son roman Truth and Bright Water est publié en 1999 (trad. Monroe Swimmer est de retour : roman, 2002).

Le 21e siècle

En 2002, Thomas King publie le roman policier Dreadful Water Shows Up (trad. Meurtres avec vue : Une enquête de DreadfulWater, 2021) sous le pseudonyme Hartley GoodWeather. Les critiques louangent le portrait drôle et touchant que fait l’auteur des défis auxquels font face les Autochtones du Canada aujourd’hui et dans le passé. Ses personnages sont forts devant l’oppression et les préjugés, mais ils sont aussi faillibles d’une façon drôlement attachante. En 2004, il publie Coyote’s New Suit, la suite de son roman primé Coyote Sings to the Moon, dans laquelle Raven remet en question la qualité de l’élégant habit brun de Coyote. Raven signifie « corbeau » en anglais, et le corbeau est une figure emblématique de plusieurs cultures autochtones. Le recueil de nouvelles A Short History of Indians in Canada (2005; trad. Une brève histoire des Indiens au Canada : nouvelles, 2014) remporte le prix McNally Robinson Aboriginal Book of the Year en 2006. En 2006, il publie un autre livre sous le pseudonyme Hartley GoodWeather, The Red Power Murders: A DreadfulWater Mystery. Sa série policière DreadfulWater se poursuit par la suite, sans recours au pseudonyme, avec Cold Skies (2018), A Matter of Malice (2019) et Obsidian (2020).

The Back of Turtle (2014; trad. La femme tombée du ciel, 2016) et Indians on Vacation (2020) remportent tous deux le Prix du Gouverneur général dans la catégorie Romans et nouvelles de langue anglaise.

Autres activités

En 1993 et 1994, Thomas King collabore avec la CBC à titre de scénariste-conseil de Four Directions, une série télévisée dramatique portant sur les Autochtones et réalisée par des Autochtones. Il joue dans une série radiophonique intitulée Dead Dog Café Comedy Hour et participe à la rédaction de cette série humoristique diffusée sur les ondes de la radio de la CBC de 1997 à 2000.

Thomas King édite des anthologies de romans portant sur les Autochtones du Canada, comme All My Relations (1990) et First Voices, First Words (2001), et des recueils d’essais critiques, comme The Native in Literature (1987). En 2003, Thomas King est le premier Autochtone au Canada à livrer une Massey Lecture. Sa conférence intitulée The Truth About Stories : A Native Narrative, est ensuite publiée par House of Anansi Press (trad. Histoire(s) et vérité(s) : récits autochtones, 2015). En 2012, il reçoit la Médaille du jubilé de diamant de la reine Elizabeth II. The Inconvenient Indian: A Curious Account of Native People in North America (2012; trad. L’Indien malcommode : un portrait inattendu des Autochtones d’Amérique du Nord, 2014) se mérite le B.C. National Award for Canadian Non-Fiction de 2014 ainsi que le prestigieux RBC Taylor Prize. En 2020, l’Office national du film en fait un film.

Thomas King participe à plusieurs films et en scénarise aussi, notamment Medicine River (1993), I’m Not the Indian You Had in Mind (2007) et A Short History of Indians in Canada (2017), un court-métrage d’animation. 

Politique

Le 30 mars 2007, Thomas King annonce qu’il sera le candidat du Nouveau Parti démocratique (NPD) dans Guelph, en Ontario, lors des élections partielles annoncées à la suite de la démission de la députée libérale Brenda Chamberlain. Sa candidature est endossée par le chef du NPD de l’époque, Jack Layton. L’élection est annulée lorsque, le 14 octobre 2008, une élection fédérale générale est annoncée. Thomas King perd, se classant quatrième derrière le gagnant libéral Frank Valeriote, la candidate conservatrice Gloria Kovach et le candidat du  Parti vert Mike Nagy.

En 2004, Thomas King est fait membre de l’Ordre du Canada, puis Compagnon de l’Ordre du Canada en 2020. Il est professeur émérite à l’Université de Guelph, où il a enseigné au département d’anglais et d’art dramatique.

Les oeuvres sélectionnées de
Thomas King