Toulinguet, Marie

Marie (née Georgina) Toulinguet (née Stirling). Soprano (Twillingate, T.-N., 3 avril 1867 - 21 avril 1935). Elle étudia avec Mathilde Marchesi à Paris, où elle fit ses débuts en 1893.

Toulinguet, Marie

Marie (née Georgina) Toulinguet (née Stirling). Soprano (Twillingate, T.-N., 3 avril 1867 - 21 avril 1935). Elle étudia avec Mathilde Marchesi à Paris, où elle fit ses débuts en 1893. Durant une dizaine d'années, elle connut une carrière brillante au concert et à l'opéra, en France, en Angleterre, en Allemagne, aux États-Unis et particulièrement en Italie où elle chanta à La Scala devant la famille royale italienne. En 1893, elle revint à Terre-Neuve où elle donna un récital au Methodist College Hall à Saint-Jean. À cette occasion, elle chanta des airs de Meyerbeer, Haendel et Verdi et les mélodies « Harbour Bay » de F.L. Moir, « The Holy City » de S. Adams et « Venetian Boating Song » de Tosti. En 1896, elle chanta de nouveau à Saint-Jean, cette fois à la cathédrale catholique romaine. L'année suivante, à la Brooklyn Academy of Music, elle chanta des airs d' Andrea Chenier de Giordano et de Serse de Haendel. En 1897 également, elle effectua une tournée avec le New Imperial Opera de Mapleson en tant que première soprano, chantant dans Der Freischutz de Weber et autres ouvrages. Elle se produisit à Montréal comme membre de cette troupe. Au cours de la même année, elle chanta avec la Boston Harmony Orchestral Society. Elle se joignit à la Scalchi Opera Company comme première soprano, pour la tournée de 1897-98 aux États-Unis. Elle retourna en Italie en 1898 et, après avoir chanté la première d'une messe d'un Maestro Tacheo à Chioggia, elle reçut une ovation retentissante après quoi on lui remit un document témoignant de cette estime. Des problèmes vocaux mirent fin à sa carrière et sa dernière apparition sur scène eut lieu à Saint-Jean en 1904. Après de nombreuses années passées à l'étranger, elle revint vivre à Twillingate où, 29 ans après sa mort en 1935, un comité de citoyens éleva un monument sur sa tombe auparavant non identifiée. Son nom de théâtre était dérivé d'un vieux nom breton; à Terre-Neuve, elle fut aussi connue sous le nom de Twillingate Stirling. Son unique enregistrement (Milan, v. 1904), qui fait partie d'une collection particulière, révèle un soprano léger d'un éclat et d'une agilité remarquables.


Lecture supplémentaire

  • Peyton, Amy Louise. Nightingale of the North (St John's 1983)

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