Boris Vladimirovich Volkoff

Boris Vladimirovich Volkoff, né Boris Vladimirovich Baskakoff, danseur, chorégraphe, maître de ballet et administrateur (Schepotievo, Russie, 24 avril 1900 -- Toronto, 11 mars 1974).

Boris Vladimirovich Volkoff

Boris Vladimirovich Volkoff, né Boris Vladimirovich Baskakoff, danseur, chorégraphe, maître de ballet et administrateur (Schepotievo, Russie, 24 avril 1900 -- Toronto, 11 mars 1974). Bien qu'il se soit souvent senti sous-estimé, Volkoff est généralement considéré de nos jours comme le parrain de la danse classique au Canada. Même s'il n'a jamais réalisé son ambition d'avoir une compagnie de danse entièrement professionnelle, il a exercé une influence énorme sur des générations de danseurs canadiens en tant que professeur et mentor. L'irascible Volkoff, avec son éternelle canne, son bonnet, son fume-cigarette en ivoire et son fort accent russe, devient une légende de son vivant.

À neuf ans, il est autorisé à rejoindre son frère, Igor, qui danse à Varsovie. Il se produit sur scène sous le nom de son père, Baskakoff, ou de sa mère, Volkoff, pour finalement opter pour ce dernier lorsqu'il s'installe au Canada. Après avoir brièvement servi dans l'Armée rouge, où il a pour tâche de divertir les troupes, Volkoff étudie à la State Academy of Ballet and Choreography, à Moscou, à l'école du Ballet Bolshoï, puis il danse avec le Ballet Mordkin, dont il s'enfuit pendant une tournée en Sibérie pour se réfugier à Shanghai. Avec une petite troupe formée de Russes expatriés, il fait alors une tournée en Inde, en Malaisie, en Birmanie, au Japon, à Hawaï et aux États-Unis, où il danse quelque temps avec la compagnie d'Adolph Bolm jusqu'à l'expiration de son visa américain.

D'après la légende, ce sont deux gangsters de Chicago qui font entrer clandestinement Volkoff au Canada en 1929. Il arrive à Toronto et trouve un emploi de maître de ballet au Jack Arthur's Uptown Theatre, pour lequel il crée la chorégraphie des courts numéros de danse présentés entre les films. En 1930, il ouvre la Boris Volkoff School of the Dance, au-dessus d'une épicerie. Au moyen de récitals, de spectacles et de conférences, Volkoff fait découvrir la danse à de nombreuses personnes et se constitue un public.

En 1936, accompagné d'une troupe de 14 jeunes danseurs, il se rend à l'Internationale Tanzwettspiele de la XIe Olympiade, à Berlin, organisée par Rudolf von Laban. Volkoff y présente ses ballets, Mon-Ka-Ta et Mala, basés sur des légendes amérindiennes et inuites. La troupe est bien accueillie et se voit accorder une mention honorable. En 1938, sa troupe est devenue le Volkoff Canadian Ballet, puis, en 1939, elle se produit au Massey Hall de Toronto sous le nom de Boris Volkoff Ballet Company. Il commande à John Weinzweig une musique sur laquelle il crée la chorégraphie de The Red Ear of Corn (1949), dont le thème est propre aux Amérindiens du Canada. En 1949, Volkoff est incapable de trouver le financement nécessaire pour la compagnie vraiment professionnelle qu'il voudrait et il préfère faire don de son studio et de ses danseurs au tout nouveau Ballet national du Canada de Celia Franca en 1951. Par la suite, défendant énergiquement le style russe dans la danse classique, il dénigrera Celia Franca et sa danse classique « anglaise ». Il tente sans succès de relancer sa propre compagnie en 1953, puis de nouveau en 1967, mais continue d'enseigner et, à l'occasion, de mettre en scène des spectacles. Parmi ses élèves figurent Melissa Hayden et Barbara Ann Scott.

Dès 1932, Volkoff commence à réaliser des chorégraphies pour le carnaval annuel du Toronto Skating Club. En 1934, il conçoit le premier ballet sur glace pour le Toronto Skating Club dont il créera et produira les ballets sur glace pendant 14 saisons. Quoique mal assuré lui-même sur des patins, Volkoff apporte une nouvelle rigueur à la chorégraphie sur glace, ce qui lui vaut une grande reconnaissance dans le milieu du patinage où il est le pendant de Catherine Littlefield et de Jack Haines aux États-Unis.

Volkoff est nommé officier de l'Ordre du Canada cinq mois avant sa mort.