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L’affaire Manitoba Metis Federation

Dans l’affaire Manitoba Metis Federation Inc. c. Canada, les appelants (plaignants), qui incluent la Manitoba Metis Federation Inc. (MMF), ont accusé le Canada de ne pas avoir appliqué les articles 31 et 32 de la Loi sur le Manitoba de 1870. Ces articles promettaient de concéder des terres aux enfants des Métis de la rivière Rouge au Manitoba, et ils reconnaissaient l’existence de leur propriété foncière. Bien que MMF ait perdu la cause en 2007 et en cour d’appel en 2010, la Cour suprême du Canada a tranché en sa faveur en 2013. La Cour suprême a déclaré qu’en ne respectant pas la disposition prévoyant la concession des terres, la Couronne n’avait pas pris de mesures décisives pour respecter son obligation constitutionnelle. En réponse à cette affaire, le gouvernement canadien et la MMF ont signé un protocole d’entente en 2016 afin d’explorer des pourparlers en vue d’une réconciliation et élaborer un cadre de négociation pour arriver à une solution.

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Mousse d'Irlande

La mousse d’Irlande est un type d’algues, récoltée commercialement, au Canada, dans les Provinces maritimes. Elle se compose principalement de carraghénane, une substance gélatineuse. Le carraghénane extrait de la mousse d’Irlande est utilisé comme agent épaississant et gélifiant dans les aliments et dans d’autres produits, ainsi que pour clarifier certaines boissons, comme la bière.  

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Grace Marks

Grace Marks, personnage historique (née aux environs de 1828, en Irlande du Nord; date et lieu de décès inconnus). Grace Marks est une domestique canadienne d’origine irlandaise. Elle et James McDermott sont déclarés coupables du meurtre de leur employeur, Thomas Kinnear, et de sa gouvernante, Nancy Montgomery, commis en 1843. Le procès de Grace Marks fait couler beaucoup d’encre dans les journaux de l’époque. Son histoire a également été racontée par Susanna Moodie, dans le livre Life in the Clearings (1853), ainsi que par Margaret Atwood, dans une pièce de théâtre, The Servant Girl (1974), et un roman, Alias Grace (1996; trad. Captive). Ce dernier a notamment été adapté en minisérie télévisée de la CBC par Sarah Polley. L’œuvre primée met en vedette Sarah Gadon dans le rôle de Grace Marks.

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Traité de Niagara de 1764

En juillet et août 1764, sir William Johnson et environ 2 000 représentants de quelque 24 Premières Nations, se réunissent à Niagara pour discuter d’une « alliance avec les Anglais ». (Voir aussi Péninsule du Niagara.) Ces discussions débouchent sur l’acceptation de la Proclamation royale de 1763, sur l’une des premières cessions de terres, en vertu des protocoles de ladite proclamation, sur un retour des prisonniers et sur un accord concernant une présence britannique dans la région des Grands Lacs. Le traité qui en résulte est consigné sur un wampum. À notre époque, bien que le gouvernement canadien ne reconnaisse pas le Traité de Niagara de 1764, les Premières Nations le considèrent comme un document fondamental pour toutes leurs relations ultérieures avec les Britanniques et pour tous les traités qu’elles ont ensuite signés. (Voir aussi Relations entre les Autochtones et les Britanniques avant la Confédération).

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Traités autochtones au Canada

Au Canada, les traités autochtones sont des ententes reconnues par la Constitution, conclues entre la Couronne et les peuples autochtones. La plupart de ces ententes font état d’échanges qui consistent pour les nations autochtones à accepter de partager certains de leurs intérêts relatifs à leurs terres ancestrales moyennant divers paiements et diverses promesses. Ces traités revêtent parfois un sens plus profond, particulièrement dans l’esprit des Autochtones qui les perçoivent comme des pactes sacrés entre nations. Selon eux, les traités définissent le rapport entre ceux pour qui le Canada est la patrie ancestrale et ceux dont les racines familiales se trouvent dans un autre pays. Les traités constituent donc le fondement constitutionnel et moral des alliances entre les peuples autochtones et le Canada.

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Wampum

Les wampums sont des perles tubulaires mauves et blanches faites à partir de coquillages. Ils sont principalement utilisés par les Autochtones des forêts de l’Est à des fins ornementales, cérémonielles, diplomatiques et commerciales. Les ceintures wampums sont utilisées pour représenter les ententes conclues entre des peuples. (Voir aussi Chaîne d’alliance; Traités autochtones au Canada.)

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Les cessions de terres du Haut-Canada

Les cessions de terres du Haut‑Canada, parfois appelées traités du Haut‑Canada, désignent une série d’accords conclus entre les peuples autochtones et la Couronne à la fin du 18e siècle et au 19e siècle, avant la Confédération et la création de la province de l’Ontario. Dans le cadre de ces ententes, des peuples autochtones cèdent au gouvernement colonial certaines terres, à différentes fins, notamment de création de colonies et d’exploitation. Les cessions de terres du Haut‑Canada portent sur une grande partie du sud‑ouest de l’actuel Ontario. (Voir aussi Traités autochtones au Canada.)

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Traités Pennefather

Durant l’été 1859, le surintendant général des Affaires indiennes Richard T. Pennefather a signé trois traités distincts mais essentiellement identiques avec la Première Nation de Batchewana (Traité 91[A]), la Première Nation de Garden River (Traité 91[B]) et la Première Nation de Thessalon (Traité 91[C]). Les trois traités font partie d’une série de cessions territoriales qui ont lieu après les traités Robinson de 1850. Les traités Pennefather ont ouvert des acres supplémentaires à la colonisation et à l’exploitation des ressources. (Voir aussi Traités avec les peuples autochtones au Canada.)

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​Traité d’Easton

Le traité d’Easton est une entente entre les Britanniques et les peuples autochtones établie en octobre 1758 à la fourche de la rivière Delaware à Easton, en Pennsylvanie. Le traité est signé après une rencontre entre les agents des colonies britanniques et plus que 500 chefs représentant 15 peuples autochtones des forêts de l’Est. Au moyen du traité d’Easton et de plusieurs autres ententes, les Britanniques réussissent à neutraliser l’alliance entre les Français et les Autochtones dans la vallée de l’Ohio pendant la guerre de Sept Ans (1756-1763) en garantissant la protection des terres autochtones contre les colons anglo-américains avides de les obtenir.

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Shannen Koostachin

Shannen Noella Jane Koostachin, jeune leader crie, activiste pour l’éducation des Autochtones (née le 12 juillet 1994 dans la Première Nation d’Attawapiskat, en Ontario; décédée le 31 mai 2010 près de Temagami, en Ontario). Shannen Koostachin est à la tête de la campagne Students Helping Students, qui vise à faire construire une nouvelle école dans sa communauté autochtone. Celle-ci devient le plus grand mouvement pour la défense des droits initié par des jeunes dans l’histoire du Canada. La campagne, lancée en novembre 2010 par des enfants d’Attawapiskat, vise à améliorer l’éducation des Autochtones au Canada. Elle existe encore aujourd’hui sous le nom de Rêve de Shannen. (Voir aussi Éducation des Autochtones.)

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Proclamation Haldimand

Le 25 octobre 1784, sir Frederick Haldimand, gouverneur du Québec, signe un décret qui attribue des terres aux Haudenosaunee (Iroquois), ou Six Nations, en compensation de leur alliance avec les forces britanniques durant la Révolution américaine (1775-1783). Ce territoire, connu sous le nom de « Concession par Haldimand » ou « Terres de Haldimand », s’étend sur 10 km de chaque côté de la rivière Grand (sud-ouest de l’Ontario), de sa source jusqu’au lac Érié. À la fin du 18e et tout au long du 19e siècle, la Couronne et les Haudenosaunee se disputent la propriété de ces terres. Les négociations concernant le titre de propriété des terres de Haldimand se poursuivent encore aujourd’hui entre le gouvernement canadien et la Confédération des Six Nations.

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Achat de Toronto (Traité n° 13)

L’achat de Toronto (aussi appelé « Traité n°13 ») négocié en 1805 devait clarifier et confirmer les termes de l’achat Johnson-Butler de 1787-1788. Devant l’échec de cette tentative, de nouvelles négociations se sont imposées, qui ont fini par déboucher sur les traités Williams de 1923 et sur un accord de compensation entre le gouvernement du Canada et les Mississaugas de la nouvelle Première Nation de Credit en 2010. (Voir aussi Cessions de terres du Haut-Canada.)

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« Esquimau »

Le mot « Esquimau » est un terme offensant autrefois couramment utilisé pour désigner les membres du peuple inuit habitant depuis des millénaires les régions arctiques de l’Alaska, du Groenland et du Canada, une terre qu’ils appellent « Inuit Nunangat ». Ce terme était aussi appliqué au peuple Yupik, vivant en Alaska et dans le nord-est de la Russie, ainsi qu’aux Inupiaks d’Alaska. Considéré comme péjoratif au Canada, le terme a longtemps été largement utilisé dans la culture populaire, ainsi que par les chercheurs, les auteurs et le grand public à travers le monde. (Voir aussi Peuples autochtones de l’Arctique au Canada et Inuit.)

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Réseau de télévision des peuples autochtones (APTN)

Le Réseau de télévision des peuples autochtones (APTN) est le premier diffuseur national autochtone au monde à présenter une programmation consacrée aux Autochtones. Entré en ondes pour la première fois le 1er septembre 1999 à Winnipeg, au Manitoba, APTN offre un contenu varié comprenant des nouvelles, des émissions dramatiques et des documentaires. Visant un public diversifié, APTN diffuse des émissions en langues autochtones, en anglais et en français dans plus de 11 millions de foyers et d’entreprises canadiennes, en grande partie situés dans des régions éloignées. APTN finance ses activités principalement grâce aux frais d’abonnement, aux ventes publicitaires et aux partenariats.

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Un plat à une cuillère

L’expression « un plat à une cuillère » désigne un concept propre aux peuples autochtones de la région des Grands Lacs et du nord-est de l’Amérique du Nord. Il servait à expliquer comment la terre pouvait être partagée pour le bénéfice mutuel de tous ceux qui l’habitaient. Selon les Haudenosaunee (Iroquois), le concept existe depuis des siècles et a beaucoup contribué à la création de la « Grande Ligue de paix », c’est-à-dire la Confédération des Cinq-Nations iroquoises, composée des Sénécas, des Cayugas, des Oneidas, des Onondagas et des Mohawks. Les Anishinaabes (soit les Ojibwes, les Odawas, les Potawatomis, les Mississaugas, les Saulteaux et les Algonquins) désignent « un plat à une cuillère », ou «notre plat» par l’expression « Gdoo – naaganinaa ».

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Rapport Durham

En 1838, le politicien britannique lord Durham est envoyé en Amérique du Nord britannique, pour enquêter sur les causes des rébellions de 1837‑1838 dans les colonies du Haut‑Canada et du Bas‑Canada. Son célèbre rapport de 1839, intitulé Rapport sur les affaires de l’Amérique du Nord britannique, conduit à une série de réformes et de changements, notamment la réunion des deux Canada en une seule et même colonie, la Province du Canada, en 1841 (voir aussi L’Acte d’Union). Le rapport Durham ouvre également la voie au système politique du gouvernement responsable. Il s’agit là d’une étape essentielle dans l’émergence et la consolidation de la démocratie canadienne. Ce texte s’avère aussi crucial pour l’évolution de l’indépendance politique du Canada par rapport à la Grande‑Bretagne.

événement historique

La Fiducie du patrimoine inuit et Parcs Canada concluent un accord sur les artefacts de l’expédition Franklin

La Fiducie du patrimoine inuit et Parcs Canada ont convenu que les artefacts du HMS Erebus et du HMS Terror seront protégés et présentés par les Inuits au Nunavut , avec des expositions de musées se déroulant à l’extérieur du territoire, mais seulement sur une base temporaire. Les deux organismes deviennent donc propriétaires conjoints de milliers d’artefacts de l’ expédition Franklin malchanceuse après que ceux-ci aient été offerts au Canada par le Royaume-Uni en 2018 (voir aussi Recherche de l'expédition Franklin ).

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Ivan P. Fellegi

Ivan Peter Fellegi, O.C., statisticien (né le 22 juin 1935 à Szeged, en Hongrie). Ivan Fellegi a occupé les fonctions de statisticien en chef chez Statistique Canada pendant 23 ans. Il y a introduit de nouvelles méthodes de collecte et de compilation de statistiques nationales. Il a également défendu, avec beaucoup d’énergie, l’indépendance de l’organisme par rapport au monde politique.