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Article

Jacques Hébert

Jacques Hébert, journaliste, auteur de voyage, éditeur et sénateur (né le 21 juin 1923 à Montréal, au Québec; décédé le 6 décembre 2007 à Montréal, au Québec). Jacques Hébert était un journaliste québécois en croisade et un éditeur de livres pionnier avant et pendant la Révolution tranquille. Il a fondé Jeunesse Canada Monde, programme d’échange dédié à la paix dans le monde, et a cofondé Katimavik, programme jeunesse offrant des postes de bénévoles à travers le pays. En tant que membre du Sénat, Jacques Hébert a tenu un jeûne de 21 jours pour protester contre l’annulation du financement de Katimavik par le gouvernement. Ses voyages l’ont mené dans plus de 130 pays; il a notamment visité la République populaire de Chine en 1960 avec son ami de longue date Pierre Trudeau. Jacques Hébert a également été un critique réputé du premier ministre du Québec Maurice Duplessis et un fédéraliste qui méprisait le nationalisme québécois. Il a été fait officier de l’Ordre du Canada en 1978.

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Pierre Elliott Trudeau

Pierre Elliott Trudeau, PC, CC, premier ministre du Canada de 1968 à 1979 et de 1980 à 1984, homme politique, écrivain, avocat de droit constitutionnel (né le 18 octobre 1919 à Montréal, au Québec; décédé le 28 septembre 2000 à Montréal).

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Accord du lac Meech

En 1987, le gouvernement progressiste-conservateur du premier ministre Brian Mulroney tente d’obtenir l’accord du Québec quant à la révision de la Constitution canadienne. Il en résulte l’accord du lac Meech, une entente entre les gouvernements fédéral et provinciaux afin de modifier la Constitution. L’accord propose de renforcer les pouvoirs provinciaux et d’affirmer le Québec comme « société distincte ». Il n’entre jamais en vigueur. L’appui politique de l’accord s’effondre en 1990. De nombreux Québécois voient dans l’échec de l’Accord au Canada anglais un rejet du Québec. Le séparatisme monte ainsi en flèche au Québec et mène au référendum québécois de 1995.

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Crise d'octobre

La crise d'octobre est provoquée par l'enlèvement, le 5 octobre 1970, de James Cross, délégué commercial britannique à Montréal, par des membres du Front de Libération du Québec.

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Clause dérogatoire

L’article 33 de la Charte canadienne des droits et libertés, aussi connu sous le nom declause dérogatoire, est compris dans la Constitution du Canada. Aussi appelédisposition de dérogation, l’article 33 permet aux gouvernements fédéralprovinciaux et territoriaux de supplanter ou de contourner certains droits de la Charte. Les lois dérogatoires découlant de l’article33 doivent être renouvelées tous les cinq ans. Même si la clause peut être invoquée par les gouvernements, le système politique rend son application difficile, et donc plutôt rare. Étant extrêmement radical, l’article est parfois nommé «l’option nucléaire». Depuis le rapatriement de la Constitution en 1982, la clause a seulement été invoquée quelques fois par certaines provinces. Le gouvernement fédéral, quant à lui, n’y a jamais eu recours.

Éditorial

Rendre à César ce qui appartient à César : l’histoire méconnue du rapatriement de la Constitution du Canada

Dans les décennies depuis 1982, les politiciens et les médias ont souvent fait un récit identique du rapatriement de la constitution du Canada et de l’adoption de la Charte des droits et libertés. Cette version attribue au premier ministre Pierre Trudeau la plus grande part du mérite, tout en reconnaissant que trois autres acteurs ont joué un rôle important pour sortir de l’impasse dans laquelle se trouvaient les négociations en 1981: le ministre fédéral de la Justice Jean Chrétien, le procureur général de la Saskatchewan Roy Romanow et celui de l’Ontario Roy McMurtry. Dans ses mémoires, l’ancien premier ministre de Terre‑Neuve Brian Peckford fait valoir que l’intervention clé qui a débloqué la situation tire ses origines de lui‑même et des membres de la délégation de Terre‑Neuve.

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Loi constitutionnelle de 1982

La Loi constitutionnelle de1982 constitue un document capital de l’histoire du Canada. Elle marque l’obtention de sa pleine indépendance, en lui permettant de modifier sa Constitution sans l’approbation de la Grande‑Bretagne, et enchâsse également la Charte des droits et libertés dans la Constitution du Canada qui constitue la loi suprême du pays. La Loi a été adoptée après une lutte politique et juridique acharnée de 18 mois qui a dominé les gros titres des médias et les programmes de chaque gouvernement du pays. (Voir  Rapatriement de la Constitution.)

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Loi sur les mesures de guerre

La Loi sur les mesures de guerreest une loi fédérale adoptée par le Parlement le 22 août 1914, après le début de la Première Guerre mondiale. Elle confère au gouvernement canadien des compétences étendues pour le maintien de la sécurité et de l’ordre en temps de guerre, d’invasion ou d’insurrection. Pendant les deux guerres mondiales, la Loi suscite la controverse lorsqu’elle est utilisée pour suspendre les libertés civiles des personnes au Canada considérées comme «sujets d’un pays ennemi», ce qui mène à une arrestation de masse et à des incarcérations sans accusations ni procès. La Loi sur les mesures de guerre est également mise en application au Québec, lors de la Crise d’octobre de 1970. Cette loi a été abrogée et remplacée en 1988 par la Loi sur les mesures d’urgence, dont les pouvoirs sont plus limités.

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Charte canadienne des droits et libertés

La Charte canadienne des droits et libertés, ou simplement la Charte, est la plus visible et la plus reconnue de la Constitution canadienne. La Charte garantit les droits des individus en les enchâssant, ainsi que certaines limitations, dans la loi suprême du pays. Depuis sa promulgation en 1982, la Charte crée une révolution à la fois sociale et juridique au Canada: elle élargit les droits des minorités et des accusés au criminel; transforme la nature et le coût des enquêtes criminelles et des poursuites; et soumet la volonté du Parlement et des assemblées législatives au contrôle judiciaire. Elle donne donc lieu à de nombreuses controverses.

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Renvoi sur le rapatriement

Le Renvoi sur le rapatriement, connu formellement sous le titre Renvoi: Résolution pour modifier la Constitution, est un cas de référence de la Cour suprême du Canada. Le 28septembre 1981, la Cour a décidé qu’il était légal pour le gouvernement fédéral de rapatrier et de modifier la Constitution du Canada sans le consentement des gouvernements provinciaux. Cependant, elle a également estimé que le faire dans des domaines qui touchent aux compétences provinciales serait une violation de la convention constitutionnelle. La décision de la cour a conclu que de telles conventions sont d’une grande importance. Selon les termes de la cour, « conventions constitutionnelles plus droit constitutionnel égalent la Constitution complète du pays ».

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Rapatriement de la Constitution

En 1982, le Canada s’émancipe complètement de son passé colonial et rapatrie sa Constitution. En effet, il transfère la loi suprême qui régit le pays, l’Acte de l’Amérique du Nord britannique (renommé Loi constitutionnelle de 1867), de la compétence du Parlement britannique aux gouvernements fédéral et provinciaux du Canada. La Constitution est alors ajustée pour y inclure un nouveau mode de révision et une Charte des droits et libertés. Ces derniers changements sont apportés après 18 mois de débats politiques et juridiques féroces qui ont monopolisé la une des journaux et le programme de tous les gouvernements au pays.

événement historique

Justin Trudeau remanie son gouvernement.

En vue des élections fédérales prévues à l’automne, le premier ministre Justin Trudeau a remanié son Cabinet, Jody Wilson‑Raybould passant de la Justice aux Anciens combattants et Jane Philpott devenant présidente du Conseil du trésor et ministre du Gouvernement numérique. Le premier ministre a qualifié la nomination de Jane Philpott dans son nouveau rôle de « choix naturel » et a tenté de dissiper l’idée qu’il s’agissait d’une rétrogradation, indiquant : « Dans ce dossier, constituant l’un des principaux mandats confiés au gouvernement fédéral, elle dispose de compétences exceptionnelles pour obtenir des résultats. »

événement historique

Les libéraux annoncent un projet d’interdiction des plastiques à usage unique

Le premier ministre Justin Trudeau a annoncé que son gouvernement élaborait un plan visant à interdire, d’ici 2021, l’utilisation des produits en plastique à usage unique, comme les pailles et les couverts. Ce plan fait partie des efforts du Canada pour réduire sa part dans les millions de tonnes de plastique qui finissent dans les océans chaque année. La liste des produits qui seront interdits n’a pas encore été déterminée.

événement historique

Victoire de Justin Trudeau et du Parti libéral aux élections pour former un gouvernement minoritaire

Justin Trudeau et le Parti libéral ont été réélus, obtenant, avec 157 sièges, soit une perte de 20 sièges par rapport à la législature précédente, le droit de former un gouvernement minoritaire. Lors de ces élections fédérales, le Parti libéral a également attiré, avec 33 %, le plus faible pourcentage du vote populaire jamais obtenu par un parti victorieux. Andrew Scheer et les conservateurs ont, quant à eux, rassemblé 34 % des suffrages exprimés et accru le nombre de leurs députés, passant de 95 sièges à 121 sièges. Avec 32 sièges, le Bloc Québécois a retrouvé son statut de parti officiel, tandis que le NPD voyait le nombre de ses élus diminuer de 39 à 24, le Parti vert réussissant, quant à lui, à faire élire 3 députés, alors qu’il n’en avait que 2 à la chambre précédente. Jody Wilson‑Raybould a été la seule députée indépendante élue. Dans la foulée de la victoire des libéraux, le mouvement séparatiste de l’Ouest a connu un regain de vigueur, la défaite des conservateurs ayant laissé de nombreuses électrices et de nombreux électeurs de l’Alberta et de la Saskatchewan en proie à un fort sentiment de mécontentement et d’exclusion.

événement historique

Des photos et une vidéo montrent Justin Trudeau avec le visage maquillé en noir

Tandis que la période des campagnes bat son plein pour les élections fédérales, le magazine Time publie une photo sortie de l’album des finissants 2001 de l’académie West Point Grey à Vancouver. On y voit Justin Trudeau, alors âgé de 29 ans, participant à une soirée qui avait pour thème les « Mille et une nuits ». Il était vêtu d’un costume et s’était maquillé le visage, le cou et les mains en brun. Aux représentants médiatiques présents, il dit : « Je ne pensais pas que c’était raciste à l’époque, mais maintenant, je reconnais que ce l’était et je suis profondément désolé. » Il admet aussi avoir porté du maquillage noir lorsqu’il étudiait à l’école secondaire, dans le cadre d’un spectacle où il a chanté « Day-O » (« The Banana Boat Song ») par Harry Belafonte. Une vidéo non datée fait surface, marquant une troisième situation où Justin Trudeau porte du maquillage noir. Le premier ministre reconnaît ne pas être en mesure de confirmer s’il y a eu d’autres occurrences.

événement historique

Le Canada souligne le centenaire de l’armistice de la Première Guerre mondiale.

Le premier ministre Justin Trudeau a souligné le centième anniversaire de la fin de la Première Guerre mondiale en assistant à deux cérémonies en France : l’une au monument commémoratif érigé sur la crête de Vimy près d’Arras et l’autre à l’Arc de Triomphe sur les Champs‑Élysées à Paris.