Recherche pour "discrimination raciale"

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événement historique

Article

​Droits des lesbiennes, des gais, des bisexuels et des transgenres au Canada

Depuis la fin des années 1960, la communauté des lesbiennes, des gais, des bisexuels et des transgenres (LGBT) au Canada continue d’acquérir régulièrement de nouveaux droits. Même si des discriminations persistent encore souvent à l’encontre des membres de cette communauté, des progrès importants ont été accomplis au cours des dernières décennies en matière d’acceptation sociale et d’égalité juridique. Le Canada est perçu comme un leader dans ce domaine sur la scène internationale. Au cours des dernières années, on a ainsi constaté des progrès constants dans de nombreux domaines allant des soins de santé au droit d’adoption. En 2005, le Canada est devenu le quatrième pays du monde à légaliser le mariage des personnes de même sexe.

Article

Canadiens d'origine japonaise

Les Canadiens japonais, ou Nikkei (terme englobant les immigrants japonais et leurs descendants) sont des Canadiens d’origine japonaise. Les Japonais arrivent au Canada en deux principales vagues. La première génération d’immigrants, appelée Issei, immigre de 1877 à 1928, tandis que la seconde fait de même après 1967. Selon l’Enquête nationale auprès des ménages de 2011, il y aurait 109 740 Canadiens d’origine japonaise, soit 0,3 % de la population, la plupart d’entre eux étant citoyens nés au Canada. Les Canadiens japonais des premières générations se voient toutefois refuser les pleins droits de citoyenneté, comme le droit de vote aux élections fédérales et provinciales et celui de travailler au sein de certains secteurs d’activité. Pendant la Deuxième Guerre mondiale, le gouvernement fédéral procède à l’internement et à l’expropriation de plus de 20 000 Canadiens japonais. Installés principalement en Colombie-Britannique, en Alberta et en Ontario, les Canadiens japonais contribuent à tous les aspects de la société canadienne. Parmi les Canadiens japonais les plus connus figurent les romanciers Kerri Sakamoto, Aki Shimazaki, Michelle Sagara, Hiromi Goto, Kim Moritsugu et Joy Kogawa, le poète Roy Miki, l’écrivain Ken Adachi, les cinéastes Midi Onodera et Linda Ohama, le scientifique David Suzuki, le fonctionnaire Thomas Shoyama, les architectes Raymond Moriyama et Bruce Kuwabara, le militant social Art Miki, le judoka Mas Takahashi, et l’agronome Zenichi Shimbashi. Les artistes issus de cette communauté comprennent Takao Tanabe, Miyuki Tanobe, Roy Kiyooka et Kazuo Nakamura. Parmi les politiciens connus, citons Bev Oda, à la fois première députée et première ministre du Cabinet nippo-canadienne, la ministre libérale de la Colombie-Britannique Naomi Yamamoto, et l’ancien ministre du Parti progressiste conservateur de l’Ontario, David Tsubouchi. Vicky Sunohara, en tant que membre de l’équipe canadienne féminine de hockey sur glace, remporte l’argent (en 1998) et l’or (en 2002 et 2006) aux Jeux olympiques d’hiver. Devin Setoguchi, du Wild du Minnesota, ainsi que Jon Matsumoto et Raymond Sawada de la Ligue américaine de hockey sont des joueurs de hockey nippo-canadiens.

Article

Juifs canadiens

Au recensement de 1871, le premier après la Confédération, on dénombre 1115 Juifs au Canada, répartis comme suit : 409 à Montréal, 157 à Toronto, 131 à Hamilton et de plus petits groupes à Québec, Saint John, London, Kingston et Brantford.

événement historique

Le service de police de Thunder Bay accusé de racisme systémique

Une enquête de deux ans, menée par le Bureau du directeur indépendant de l’examen de la police (BDIEP), a abouti à la conclusion que « le racisme systémique et la négligence » étaient monnaie courante dans le service de police de Thunder Bay, ajoutant que cet état d’esprit avait entravé le bon déroulement des enquêtes menées sur le décès de neuf hommes autochtones. Le rapport recommandait également la mise en place de tests psychologiques dans le cadre du recrutement de futurs policiers, en vue d’éliminer ceux faisant preuve d’une attitude raciste. Le jour où le rapport a été publié, le magazine Maclean’s a décerné à Thunder Bay le titre de « ville championne canadienne des crimes haineux » et a publié un article intitulé « Il faut faire quelque chose à propos de la police de Thunder Bay ».

événement historique

Article

Viola Desmond

Viola Irene Desmond (née Davis), femme d’affaires, militante des droits civils (née le 6 juillet 1914 à Halifax, en Nouvelle-Écosse; décédée le 7 février 1965 à New York). Viola Desmond s’est forgé une carrière d’esthéticienne et a servi de mentor aux jeunes femmes noires de la Nouvelle-Écosse par l’entremise de la Desmond School of Beauty Culture. En 1946, elle a défié la discrimination raciale en refusant de quitter la section réservée aux Blancs dans une salle du cinéma Roseland à New Glasgow, en Nouvelle-Écosse. Viola Desmond s’est alors retrouvée arrêtée, incarcérée pendant une nuit et condamnée sans représentation juridique pour un délit fiscal obscur. Malgré les efforts déployés par la communauté noire de la Nouvelle-Écosse pour appuyer son appel, Viola Desmond n’a pas réussi à se départir des accusations portées contre elle, et a vécu le reste de ses jours sans absolution. C’est pour son courage face à un acte de discrimination raciale qu’elle deviendra source d’inspiration pour les générations suivantes de Noirs en Nouvelle-Écosse et partout au Canada. En 2010, la lieutenante-gouverneure Mayann Francis a accordé à Viola Desmond le pardon absolu. En décembre 2016, la Banque du Canada a annoncé que Viola Desmond sera la première Canadienne à figurer seule sur un billet de banque canadien, soit le billet de dix dollars émis le 19 novembre 2018. En 2018, le gouvernement du Canada nomme Viola Desmond une « personne d’importance historique nationale ».

Éditorial

Vancouver en vedette : Une foule prend d’assaut Chinatown et Japantown

Les événements du 7 septembre 1907 débutent dans la soirée, lors d’une parade le long de la rue Hastings. Le défilé réunit 5 000 hommes, insignes blancs à la boutonnière, rassemblés pour écouter des discours enflammés sur les dangers de l’immigration asiatique. Puis quelqu’un s’écrie « Tous à Chinatown! », et c’est la catastrophe.

Article

Loi de l’immigration chinoise

La Loi de l’immigration chinoise de 1923, connue aussi comme la loi sur l’exclusion des Chinois, interdit pendant 24 ans l’arrivée de pratiquement tous les immigrants chinois. Bien que l’immigration provenant de la plupart des pays soit alors contrôlée ou limitée d’une façon ou d’une autre, seuls les Chinois sont totalement interdits d’entrée selon des critères raciaux. Seules quatre exceptions à l’exclusion sont prévues : les étudiants, les commerçants (hormis ceux travaillant dans les blanchisseries, les restaurants et les commerces de vente au détail), les diplomates et les Chinois nés au Canada qui reviennent après avoir étudié en Chine. Les Canadiens d’origine chinoise ne peuvent pas s’absenter du Canada pendant plus de deux ans, sans quoi ils peuvent se voir interdits d’entrée. En outre, toute personne d’origine chinoise, qu’elle soit née au Canada ou naturalisée, doit s’enregistrer et obtenir une carte d’identité dans les 12 mois. Ceux qui omettent de le faire sont passibles d’emprisonnement ou d’une amende pouvant atteindre 500 $. Bien que la loi soit abrogée en 1947, les restrictions en matière d’immigration basées sur la race et l’origine nationale ne sont entièrement levées qu’en 1967.

Article

Komagata Maru

Le SS Komagata Maru est le paquebot affrété par des candidats indiens à l’immigration qui décident de contester la politique pratiquée à l’époque par le Canada, qui consiste à exclure les immigrants en provenance de l’Inde.

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Canadiens noirs

Les Noirs vivent au Canada depuis les débuts de la colonisation transatlantique. Bien que très peu d'entre eux soient arrivés directement de leur terre ancestrale, sur le continent africain, le terme « Afro-Canadien » devient de plus en plus populaire au cours des années 90 pour désigner tous les descendants des Africains, indépendamment de leur lieu de naissance.

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Africville

Fondé au milieu du 18e siècle, Africville était un village afro canadien situé au nord d'Halifax. Au cours des années 1960, la ville d'Halifax fait détruire les maisons de cette petite communauté de bord de mer et autrefois prospère. En 2010, le maire de la Municipalité régionale d'Halifax a présenté des excuses pour cet acte que plusieurs ont qualifié à l’époque de raciste. Aujourd’hui, Africville symbolise l'oppression subie par les Canadiens noirs, ainsi que les efforts déployés pour redresser les torts qui leur ont été causés au cours de l'histoire.

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Internement des Canadiens d’origine japonaise

L’expulsion et le confinement forcés des Canadiens d’origine japonaise pendant la Deuxième Guerre mondiale figurent parmi les événements les plus tragiques de l’histoire canadienne. Près de 22 000 citoyens canadiens sont arrêtés dans leurs demeures sur la côte ouest canadienne et envoyés, sans procès, vers des régions éloignées de la Colombie-Britannique et ailleurs. Le gouvernement canadien finira par priver les Canadiens d’origine japonaise de leurs propriétés et les pousse à se résigner à une déportation massive après la fin de la guerre ; ces événements sont désignés sous le nom d’internement des Canadiens d’origine japonaise. De nombreux érudits et militants rejettent cependant ce terme ; en effet, en vertu de la loi internationale, l’« internement » fait référence à la détention d’ennemis étrangers, tandis que la grande majorité de ces Canadiens japonais sont bel et bien citoyens canadiens.

Article

Ted King

Theodore « Ted » Stanley King, militant des droits civiques, courtier immobilier, comptable, porteur pour les chemins de fer (né le 14 juillet 1925 à Calgary, en Alberta; décédé le 7 juillet 2001 à Surrey, en Colombie Britannique). Ted King a été président de l’Alberta Association for the Advancement of Coloured People de 1958 à 1961, une fonction dans laquelle il s’est fait le défenseur des droits des Canadiens noirs. En 1959, il a intenté une action en justice contre la politique discriminatoire d’un motel de Calgary, et ce, plusieurs décennies avant la mise en place, partout au Canada, des protections octroyées par les dispositions législatives sur les droits de la personne. L’affaire a été portée devant la Cour suprême de l’Alberta. La procédure n’a pas abouti; toutefois, l’affaire King a révélé l’existence d’un vide juridique que les hôteliers pouvaient exploiter pour refuser d’accueillir des clients noirs.

Article

Droit de vote au Canada

​​Le terme « droit de vote » désigne le droit de voter lors d’élections publiques pour élire les députés fédéraux, les députés provinciaux et les membres des conseils municipaux.