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Article

Suicide assisté au Canada : l’affaire Rodriguez (1993)

Au début des années 1990, Sue Rodriguez a soutenu devant les tribunaux que l’article 241 (b) du Code criminel, interdisant le suicide assisté, était constitutionnellement invalide (voir aussi Suicide assisté au Canada). Sue Rodriguez souffrait de la sclérose latérale amyotrophique (SLA) et demandait d’avoir le droit légal de recevoir l’aide d’un médecin pour mettre fin à sa propre vie. Le 30 septembre 1993, une majorité de cinq contre quatre juges de la  Cour suprême du Canada a confirmé l’article 241 (b) et a déclaré que celui-ci était constitutionnel et qu’il ne violait pas la Charte canadienne des droits et libertés. Néanmoins, Sue Rodriguez s’est suicidée en février 1994 avec l’aide d’un médecin anonyme, et en présence du député néo-démocrate  Svend Robinson, qui a défendu sa cause. En 2015, la Cour suprême a décidé à l’unanimité d’annuler l’interdiction et d’autoriser l’assistance médicale au suicide, qui a été officiellement légalisée avec l’adoption de la Loi sur l’aide médicale à mourir, le 17 juin 2016. En mars 2021, une nouvelle législation est adoptée pour étendre l’admissibilité à la Loi sur l’aide médicale à mourir.

Cet article contient des sujets sensibles pouvant ne pas convenir à tous les publics.

événement historique

Ottawa entame les consultations publiques sur la Loi sur l’aide médicale à mourir

En réponse à un jugement rendu par la Cour supérieure du Québec en septembre 2019 voulant que restreindre l’aide médicale à mourir aux personnes dont la mort naturelle est « raisonnablement prévisible » est inconstitutionnel, le gouvernement Trudeau entame une période de consultation de deux semaines en vue de déterminer les nouvelles stipulations de la Loi. Il a jusqu’au 11 mars 2020 pour modifier cette Loi.

Article

Suicide assisté au Canada

Le suicide assisté est l’acte de mettre volontairement fin à sa propre vie avec l’assistance d’une personne qui en fournit les moyens ou les connaissances, ou les deux. (Voir aussi Suicide.) Entre 1892 et 2016, le suicide assisté était illégal au Canada en vertu de l’alinéa 241 b) du Code criminel. En 2015, après des décennies de diverses contestations judiciaires, la Cour suprême du Canada a décidé à l’unanimité d’autoriser le suicide médicalement assisté. En juin 2016, le gouvernement fédéral a adopté la Loi sur l’aide médicale à mourir (AMM) qui définit les critères d’admissibilité et les garanties procédurales pour le suicide assisté médicalement. En mars 2021, une nouvelle législation a été adoptée pour élargir l’admissibilité à l’AMM.

Cet article contient des sujets délicats qui peuvent ne pas convenir à tous les publics.

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Suicide au Canada

Cet article traite de sujets délicats qui peuvent ne pas convenir à tous les publics. Pour rejoindre le Service canadien de prévention du suicide, composez le 1-833-456-4566, ou le 1-866-APPELLE (277-3553) pour les résidents du Québec.

Le suicide est l’acte de s’enlever volontairement et intentionnellement la vie. Le suicide a été décriminalisé au Canada en 1972. Le suicide assisté médicalement a été décriminalisé en 2015. Le suicide est parmi les principales causes de décès au Canada, en particulier chez les hommes. En moyenne, environ 4 000 Canadiens se suicident chaque année, soit environ 11 suicides pour 100 000 personnes au Canada. Ce taux est plus élevé chez les hommes et dans les communautés autochtones. Le suicide est généralement le résultat d’une combinaison de facteurs; ceux-ci peuvent inclure la dépendance, les maladies mentales (surtout la dépression), la dégradation de l’état physique, les difficultés financières, la rupture du mariage et le manque de soutien social et médical.

événement historique

La Cour supérieure du Québec décide que certains pans des lois sur l’aide médicale à mourir sont inconstitutionnels

Une juge de la Cour supérieure du Québec conclut que les lois provinciale et fédérale régissant l’aide médicale à mourir sont inconstitutionnelles. Ces lois sont jugées trop restrictives, car elles précisent que cette aide peut être offerte uniquement à des personnes « en fin de vie » ou dont la mort naturelle est devenue « raisonnablement prévisible. » La juge Christine Baudouin déclare que les lois contreviennent à l’article 7 de la Charte canadienne des droits et libertés ainsi qu’au droit à l’égalité, car « L’exigence de la mort naturelle raisonnablement prévisible prive des personnes comme les demandeurs d’exercer leur autonomie et de leur choix de mettre un terme à leur vie au moment et de la manière souhaitée. » Le Tribunal accorde six mois aux deux gouvernements pour réviser la loi.

événement historique

Une réserve proclame l’état d’urgence après trois suicides et quatre tentatives de suicide en un mois.

Le chef Ronald Mitsuing de la Première Nation Makwa Sahgaiehcan, située au nord‑ouest de Saskatoon, a déclaré que la collectivité de 1 000 personnes était en état d’urgence et de crise après les suicides de trois personnes, dont une fillette de 10 ans et une adolescente de 14 ans, en l’espace d’un mois. Durant cette période, il y a eu au minimum quatre autres tentatives de suicide. « Notre collectivité et nos intervenants de première ligne ont besoin d’une aide immédiate. Nous en appelons à l’administration locale, ainsi qu’au gouvernement provincial et au gouvernement fédéral pour obtenir une assistance », a déclaré Ronald Mitsuing dans un communiqué. (Voir aussi Suicide chez les Autochtones au Canada.)

événement historique

Une femme inuite effectue un voyage pancanadien à bicyclette pour sensibiliser les gens au suicide

Hannah Tooktoo, une mère inuite du Nunavik, au Québec, a effectué un voyage à vélo de 55 jours de Victoria à Montréal pour sensibiliser les gens à la crise du suicide qui touche les Autochtones au Canada. Tooktoo a recueilli plus de 22 000 $ grâce à des dons en ligne. Selon Statistique Canada, le taux de suicide chez les Autochtones entre 2011 et 2016 est trois fois plus élevé que chez les Canadiens non autochtones.

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Suicide chez les Autochtones au Canada

Cet article traite de thématiques délicates qui peuvent ne pas convenir à tous les publics. Pour joindre l’Association canadienne pour la prévention du suicide, composez le 1-833-456-4566 ou, au Québec, le 1-866-277-3553.

Les taux de suicide chez les Premières Nations, les Métis et les Inuits sont constamment et significativement plus élevés que ceux des populations non autochtones au Canada. Ces hauts taux de suicide peuvent être expliqués par plusieurs facteurs sociaux et individuels. Des facteurs historiques, notamment les effets de la colonisation et les politiques d’assimilation, influent également sur les taux de suicide chez les peuples autochtones au Canada. Diverses organisations autochtones cherchent à mettre au point de nouveaux programmes de prévention du suicide qui intègrent les savoirs autochtones et sont basés sur des données.

Article

George Chuvalo

George Chuvalo, C.M., O.Ont, boxeur (né le 12 septembre 1937 à Toronto, en Ontario). George Chuvalo est trois fois champion canadien de boxe poids lourd. Il est peut-être mieux connu pour son combat de 15 rounds avec le champion du monde des poids lourds Muhammad Ali au Maple Leaf Gardens le 29 mars 1966. Ali a dit de George Chuvalo qu’il était « le gars le plus coriace que j’ai jamais combattu ». George Chuvalo a enregistré un record de carrière de 73-18-2, avec 64 victoires par K.O. Il a également été un grand militant dans la lutte contre la drogue après avoir perdu deux fils par overdose et sa femme et un autre fils par suicide. Membre de l’Ordre du Canada et l'Ordre de l'Ontario, George Chuvalo a été intronisé au Panthéon des sports canadiens, au Panthéon de la boxe mondiale, au Panthéon des sports de l’Ontario et à l’Allée des célébrités du Canada.

événement historique

Une collectivité du Labrador victime de dix tentatives de suicide chez des jeunes en moins d’une semaine

La Première Nation innue de Sheshatshiu, dans le centre du Labrador, a déclaré un état de crise après que dix jeunes de la collectivité ont tenté de se suicider en moins d’une semaine (voir également Suicide chez les Autochtones au Canada). Cette série de tentatives de suicide faisait suite à la mort, par noyade, d’une jeune femme de 20 ans, le dernier en date de plus d’une dizaine d’épisodes tragiques survenus au cours de la dernière année dans ce village de 1 300 personnes. En 2016, une étude publiée dans l’American Journal of Public Health a établi que les taux de suicide parmi les Innus du Labrador étaient 14 fois plus élevés que parmi la population non autochtone de Terre‑Neuve‑et‑Labrador (voir également Réserves à Terre‑Neuve‑et‑Labrador).

Article

Traumatisme intergénérationnel et les pensionnats indiens

Le traumatisme historique se produit lorsqu’un traumatisme causé par l’oppression historique se transmet de génération en génération. Pendant plus de 100 ans, le gouvernement canadien a soutenu les programmes de pensionnats indiens qui isolaient les enfants autochtones de leurs familles et de leurs communautés (voir Pensionnats indiens au Canada). Sous le couvert de l’éducation et de la préparation des enfants autochtones à leur participation à la société canadienne, le gouvernement fédéral ainsi que d’autres administrations du système des pensionnats indiens ont commis ce qui a depuis été décrit comme un acte de génocide culturel. Lorsque des générations d’élèves ont quitté ces institutions, ils sont retournés dans leurs communautés sans les connaissances, les aptitudes ou les outils nécessaires pour affronter l’un ou l’autre monde. Les répercussions de leur vécu dans les pensionnats indiens continuent d’être ressenties par les générations suivantes. C’est ce qu’on appelle le traumatisme intergénérationnel.