AFL-CIO

L'American Federation of Labor (AFL) ou Fédération américaine du travail (FAT), fondée en 1886, se compose de syndicats de métiers spécialisés en désaccord avec les politiques réformistes et l'organisation des Chevaliers Du Travail (Knights of Labor).

AFL-CIO

L'American Federation of Labor (AFL) ou Fédération américaine du travail (FAT), fondée en 1886, se compose de syndicats de métiers spécialisés en désaccord avec les politiques réformistes et l'organisation des Chevaliers du Travail (Knights of Labor). Dès ses débuts, l'AFL comprend des travailleurs canadiens. De 1898 à 1902, le premier organisateur canadien, John Flett, accorde des chartes à plus de 700 unités syndicales. La plupart des syndicats canadiens sont affiliés au Congrès des métiers et du travail du Canada, qui est associé à l'AFL et dominé par celle-ci, surtout après la très controversée décision de Berlin de 1902 (voir Centrales syndicales nationales).

Au cours des années 20, l'AFL se consacre aux intérêts des syndicats de métiers sans tenir compte des travailleurs non qualifiés des nouvelles industries de production en série (acier, automobile, électricité). En novembre 1935, ces travailleurs mettent sur pied le Committee for Industrial Organisation, qui deviendra le Congress of Industrial Organizations (CIO) ou Congrès des organisations industrielles (COI) en 1937, se groupant par industries plutôt que par métiers. Le CIO remporte plusieurs grèves spectaculaires au Canada (voir Grève d'Oshawa, s'engage ouvertement en politique et se querelle avec l'AFL.

En 1939, l'AFL réussit, après maintes pressions, à convaincre le Congrès des métiers et du travail du Canada d'expulser de ses rangs les syndicats du CIO, ce qui mène, en 1940, à l'organisation du Congrès canadien du travail. Après la Deuxième Guerre mondiale, de nouveaux défis, comme l'automatisation, persuadent les dirigeants syndicaux américains de régler leurs différends et de fusionner en 1955; leurs filiales canadiennes font de même un an plus tard. Le déclin de l'AFL-CIO au cours des dernières années traduit la faiblesse industrielle des bastions traditionnels des cols bleus du syndicalisme américain. Par comparaison avec les travailleurs américains dont moins de 17 p. 100 son syndiqués, le syndicalisme canadien semble effectivement bien se porter, particulièrement dans le secteur public; il englobe 33,9 p. 100 de toute la main-d'oeuvre. En 1996, près de 1,2 million de syndicalistes canadiens (29 p. 100 des effectifs syndicaux du pays) sont affiliés à l'AFL-CIO.