Anglo-Canadian Music Company

Anglo-Canadian Music Company. Maison d'édition fondée en 1885 à Londres par un groupe d'éditeurs britanniques puis établie la même année à Toronto sous le nom d'Anglo-Canadian Music Publishers' Assn.

Anglo-Canadian Music Company

Anglo-Canadian Music Company. Maison d'édition fondée en 1885 à Londres par un groupe d'éditeurs britanniques puis établie la même année à Toronto sous le nom d'Anglo-Canadian Music Publishers' Assn. L'entreprise avait pour buts l'impression, l'édition et la vente au Canada d'œuvres musicales protégées par copyright britannique. Par conséquent, elle faisait ainsi échec à la réimpression à bon marché de ces œuvres aux États-Unis et, par la suite, leur exportation au Canada et par conséquent en Grande-Bretagne. Cette politique protectionniste s'inspirait de la loi canadienne sur le droit d'auteur de 1875. Cette loi autorisait le détenteur d'un copyright à bloquer toute importation des États-Unis de réimpressions non autorisées de ses publications, une fois imprimées et publiées au Canada. L'Anglo-Canadian Music Publishers' Assn versait aux compositeurs 20 shillings par mélodie ou pièce pour piano pour en acquérir les droits d'auteur canadiens et une redevance d'un penny pour chaque exemplaire vendu au Canada. Au début de 1889, 600 publications canadiennes protégées par droits d'auteur étaient déjà parues. Parmi les compositeurs, tous de Grande-Bretagne ou d'Europe continentale, figuraient Stephen Heller et Arthur Sullivan, en plus d'auteurs de morceaux de salon tels que Stephen Glover, Caroline Lowthian, Theodore Marzials, Ciro Pinsuti et Sydney Smith. Le nombre d'œuvres publiées diminua quelque peu au cours des années 1890 mais le catalogue s'enrichit de mélodies et danses de compositeurs canadiens comme Carl Martens, Angelo Read et J.D.A. Tripp. La collection « Octavo Choir Music » pour voix mixtes fut lancée en 1891 avec « Abide with Me » de Torrington. Consacrée notamment aux œuvres d'Ernest R. Bowles, Albert Ham, W.H. Hewlett, H.E. Key, Herbert Sanders et Charles E. Wheeler, elle comprenait aussi l'arrangement d'« Ô Canada » par Edward Broome (1910).

Le premier gérant de la compagnie fut Frank Howe, un vétéran du commerce de la musique à Londres. Sydney Ashdown occupait ce poste en 1890. Jusqu'en 1920, l'Anglo-Canadian Music Company (nom sous lequel l'entreprise fonctionna à partir de 1895 environ) et la filiale canadienne d'Ashdown partagèrent les mêmes locaux. L'entreprise continua ensuite seule ses opérations et conserva son permis même après avoir déclaré faillite en 1941. Pendant cette période (1921-41), elle se spécialisa dans la musique d'église et fut l'agent de maisons londoniennes comme J.B. Cramer et J.H. Larway. Au nombre de ses propres publications, citons des compositions de W.O. Forsyth, Bertha Louise Tamblyn et Healey Willan (B. 242) ainsi que des éditions canadiennes d'œuvres de George Gershwin et Cole Porter. Vers 1943, l'Anglo-Canadian Music Company passa à la Canadian Music Sales qui continua à vendre des éditions d'Anglo-Canadian sous ce dernier nom.


Lecture supplémentaire

  • Americus. "Trade notes from Europe," American Art J, vol 424, 28 Mar 1885