Anton Kuerti

Anton (Emil) Kuerti. Pianiste, professeur, compositeur, organisateur de concert, directeur artistique, activiste social (Vienne, 21 juillet 1938, naturalisé américain 1944, naturalisé canadien 1984). B.Mus. (Cleveland Institute) 1955, F.R.H.C.M. h.c. 1978, D Mus. h.c. (Laurentian) 1985, D Mus. h.c.

Anton (Emil) Kuerti

Pianiste, professeur, compositeur, organisateur de concerts, directeur artistique, militant social, né à Vienne le 21 juillet 1938, naturalisé américain en 1944, naturalisé canadien en 1984; baccalauréat en musique du Cleveland Institute en 1955, membre honoraire du Collège royal de musique de Hamilton en 1978, docteur honoraire en musique de l’Université Laurentienne en 1985, docteur honoraire en musique de l’Université Western Ontario en 2007. Après avoir suivi des cours, enfant, avec Edward Goldman à Boston, Anton Kuerti fait ses débuts à neuf ans dans le Concerto de Grieg avec l’orchestre des Boston Pops. De 1948 à 1952, il étudie, à la Longy School de Cambridge au Massachusetts, le piano avec Erwin Bodky et Gregory Tucker, et la composition avec Arthur Shepherd. De 1952 à 1953, il travaille le piano avec Ernő Balogh et la composition avec Henry Cowell au Peabody Institute, puis, de 1953 à 1955, il se perfectionne au Cleveland Institute avec Arthur Loesser et Beryl Rubinstein au piano et avec Marcel Dick pour la composition. Enfin, de 1955 à 1958, il étudie au Curtis Institute auprès de Rudolf Serkin et de Mieczyslaw Horszowski. De ses nombreux professeurs, il considère que ce sont Arthur Loesser et Rudolf Serkin qui ont exercé l’influence la plus forte sur sa pensée musicale.

Activités et concerts jusqu’en 1980

Pendant ses années d’études, Anton Kuerti joue comme soliste, en 1950, avec la Zimbler Sinfonietta et, en 1951, avec l’Orchestre symphonique du MIT, puis il donne des récitals, en 1953, au Gardner Museum de Boston et à la Phillips Gallery de Washington. Il se produit également chaque année, de 1953 à 1956, au Festival de Marlboro. Sa carrière de concertiste professionnel débute en 1957, lorsqu’il obtient le Philadelphia Orchestra Youth Prize, le National Music League Award et le Leventritt Award, un prix convoité qui comprend des engagements avec les principaux orchestres des États‑Unis et lui permet de jouer avec l’Orchestre de Cleveland, l’Orchestre symphonique de Détroit, l’Orchestre philharmonique de New York et l’Orchestre symphonique de Pittsburgh. Au cours des 30 années suivantes, il se produit avec de nombreux autres orchestres américains, parmi lesquels ceux de Philadelphie et du Minnesota, et, avant ou après son installation au Canada, avec tous les grands orchestres canadiens, notamment l’Orchestre symphonique de Kitchener‑Waterloo, l’Orchestre symphonique de Montréal (OSM), l’Orchestre du Centre national des arts(OCNA) – à Ottawa et, en 1973, en tournée –, le Symphony Nova Scotia, l’Orchestre symphonique de Toronto(TSO) – la première fois en 1961, en remplacement de Myra Hess –, l’Orchestre symphonique de Winnipeg et l’Orchestre symphonique de Vancouver. En 1965, il quitte les États‑Unis et s’installe au Canada.

Anton Kuerti se produit aussi lors de récitals ainsi qu’avec les principaux orchestres de l’Australie, de la Belgique, de la Chine, de la Tchécoslovaquie, de l’Angleterre, de l’Allemagne, de la Hollande, de Hong‑Kong, de l’Inde, de l’Italie, du Japon, de l’Amérique latine, de la Pologne, de Singapour, de l’Espagne, de Taiwan et de l’Union soviétique. Il joue également lors de nombreux festivals, notamment ceux d’Aspen, de Spolète, de Prague, de Dubrovnik, de Santa Fe, de Grand Teton, de Newport, de Caramoor dans l’État de New York, de Marlboro dans le Vermont ainsi que de Lanaudièreet d’Orford au Québec. On l’entend également fréquemment à la radio et à la télévision, en Europe et au Canada. À la fin de 2003, il s’est produit dans 140 localités au Canada et sa carrière d’interprète a pris une immense ampleur pour inclure des tournées dans presque 40 pays. On peut également entendre ses enregistrements pratiquement quotidiennement à la radio de SRC/CBC.

À titre d’interprète et d’organisateur actif de concerts, Anton Kuerti approfondit, à l’occasion, le répertoire pour piano, voix et ensemble de chambre de divers compositeurs. En 1972, il se produit sur Radio CBC lors d’une série d’émissions consacrée aux œuvres d’Alexander Scriabine, et son enregistrement de quatre pièces de ce compositeur est particulièrement bien noté dans l’ouvrage critique de John W. Clark, consacré aux enregistrements du compositeur russe, Divine Mysteries: On Some Skriabin Recordings, 19th‑Century Music, vol. 6, printemps 1983. Son interprétation de l’intégrale des 32 sonates de Beethoven à Toronto et à Ottawa, en 1974 et 1975, débouche sur une diffusion sur CBC de l’intégralité du cycle, en 19 émissions en 1976, puis sur un enregistrement complet sur disque sur étiquette Aquitaine qui remporte, en 1976, le premier prix Junoà être décerné dans la catégorie des disques classiques et enfin sur de nouvelles exécutions en concert de ce même cycle, à Hamilton en Ontario, à Montréal, à New York et à Toronto, lors de la saison 1978. De même, une série complète des concertos de Beethoven avec l’Orchestre symphonique de Kitchener‑Waterloo donnée à Kitchener et à Toronto en 1986 est suivie, la même année, de la parution des enregistrements de ces œuvres avec l’Orchestre symphonique de Toronto sous la direction d’Andrew Davis (CBC SM 5027). Anton Kuerti participe aussi, à titre de soliste et de chambriste, aux concerts Brahms présentés en 1977 au Saint Lawrence Centre à Toronto. Comme fondateur et directeur des Northstars Concerts, Inc., il se produit et invite d’autres artistes de marque à se joindre à lui lors de festivals Schubert (en 1976‑1977), Mozart (en 1977‑1978) et Bach (en 1979‑1980) à Toronto. Parmi les moments les plus marquants des festivals Schubert et Mozart figurent l’interprétation, en compagnie de Lois Marshall, du cycle complet des 24 lieder du Voyage d’hiver et un programme consacré aux sonates à quatre mains de Mozart, qu’il interprète avec Mieczysław Horszowski, alors âgé de 85 ans. Son projet le plus ambitieux, en tant qu’organisateur de concerts, à ce moment de sa carrière, est le Festival of the Soundqu’il met sur pied en 1980 et dont il est directeur jusqu’en 1985. Sa femme, la violoncelliste Kristine Bogyo, née à Budapest en Hongrie le 6 juillet 1946 et décédée à Toronto le 6 avril 2007, est également organisatrice de concerts à Toronto.

Enseignant

Anton Kuerti est pianiste résident, de 1965 à 1968, professeur associé, de 1968 à 1972, et artiste résident, de 1972 à 1989, à l’Université de Toronto, où, parmi ses élèves, figurent Jane Coop, Yuval Fichman, Kathryn Root et Elyakim Taussig. Il donne aussi des cours de maître, notamment au Conservatoire royal de musique et au Festival of the Sound.

Compositeur

En 1971, Anton Kuerti revient avec enthousiasme à la composition avec sa Linden Suite pour piano. S’ajoutent bientôt cinq autres œuvres : en 1972, Magog, un poème pour violoncelle et piano composé pour Kristine Bogyo alors qu’ils se font la cour au Centre d’arts Orford à Magog au Québec, et le Quatuor à cordes no 2, son premier quatuor remontant à 1954 et, en 1973, la Symphonie « Epomeo », la Sonate pour violon et Six Arrows pour piano. Au cours des années 1980, il compose trois autres œuvres : un Concerto pour piano en 1985, la Piano Man Suite pour piano en 1986 et le Trio pour clarinette, violoncelle et piano en 1989. Plus tard, en 1996, il écrit un Concertino pour piano, violon et flûte.

Nombre des compositions d’Anton Kuerti, toutes manuscrites, trouvent leurs racines chez Alexander Scriabine, chez le jeune Alban Berg et chez les postromantiques dissonants. Il crée ses propres œuvres et celles de plusieurs autres compositeurs canadiens, notamment : d’Oskar Morawetz, en 1963, le Concerto pour piano no 1 avec l’OSM et en 1969, toujours à Montréal, la Suite pour piano; en 1968, la Symphonie‑Concerto de Sophie Eckhardt‑Gramatté avec l’Orchestre symphonique de Toronto; en 1982, Northern Shetches pour chœur, violon, violoncelle et piano de Srul Irving Glickau Festival of Sound.

Philosophie et militantisme social

Considéré comme l’un des deux ou trois meilleurs pianistes faisant carrière au Canada, Anton Kuerti se constitue un public considérable et exigeant. En concert, il s’évertue à aider les auditeurs à mieux comprendre et apprécier la musique qu’il interprète. William Littler, critique du Toronto Star, écrit le 19 mai 1977: « [Kuerti] fait habituellement l’hypothèse, valorisante pour son public, que ce dernier est venu rechercher une forme de stimulation passant par l’écoute plutôt qu’un massage relaxant… Dans ce cadre, il devient impossible pour les gens dans la salle de rester simplement assis et de laisser la musique les inonder. Le jeu du pianiste est trop intense, trop pénétrant; presque malgré lui, l’auditeur devient partie prenante de l’exécution musicale qui se joue sur la scène. »

Malgré ses succès, les cachets perçus par Anton Kuerti s’avèrent inférieurs à ceux d’autres pianistes de son calibre et cela parce qu’il croit fermement que des honoraires excessivement élevés sont néfastes et empêchent de véritables amoureux de la musique d’aller en écouter en concert. Grâce à cette attitude, le prix des billets pour assister à ses concerts peut être inférieur à ce qui se pratique habituellement et un public plus nombreux est en mesure d’assister à ses prestations. Cela lui offre, en outre, la possibilité d’accepter des engagements dans de plus petites salles qui, autrement, ne pourraient se permettre de programmer un musicien de sa réputation.

Intellectuel indépendant et intransigeant, Anton Kuerti se mobilise activement dans diverses causes sociales et politiques. Il participe fréquemment à des concerts-bénéfices pour des organisations humanitaires, telles qu’Amnistie Internationale, Oxfam et l’Unicef. Sensible aux questions écologiques, il invite souvent le public à recycler les notes de programmes de ses concerts. En 1988, il est candidat du Nouveau Parti Démocratique dans le comté de Don Valey North à Toronto à l’occasion des élections fédérales. Sa campagne est surtout centrée sur l’environnement, la défense nationale et l’opposition au libre‑échange, mais il n’est pas élu.

Les activités para-musicales d’Anton Kuerti ont néanmoins fait l’objet de critiques, comme en témoigne Urjo Kareda, en juillet 1988, dans Saturday Night : « Anton Kuerti est encore jugé comme trop anticonformiste. Contrairement à Glenn Gould, ses excentricités ne sont pas mises sur le compte du génie, mais simplement considérées comme des caprices politiques. » Cependant, il a bénéficié d’une large reconnaissance pour ses talents musicaux, et il est tenu, par de nombreux spécialistes, comme l’un des plus éminents pianistes ayant fait carrière au Canada depuis la mort de Glenn Gould. Le CD Review de Londres le décrit comme « l’un des véritables génies du piano de ce siècle ».

Son style d’interprétation a été comparé à celui de son mentor, Rudolf Serkin, mais Anton Kuerti a déclaré qu’il tentait en fait de « réconcilier la tradition individualiste et romantique de pianistes tels qu’Ignacy Jan Paderewski, Alfred Cortot et Sergueï Rachmaninov avec la tradition profonde, à tendance plus intellectuelle, de musiciens comme Julian Schnabel, Rudolf Serkin et Alfred Brendel » (Globe and Mail, Toronto, 1er février 1986).

Faits saillants jusqu’à ce jour

En 1994, Anton Kuerti est directeur artistique de la principale série annuelle de musique de chambre de Toronto, Music Toronto.

En 1996, Analekta, une étiquette montréalaise, ressort un ensemble de dix CD remastérisés numériquement de l’enregistrement réalisé par Anton Kuerti chez Aquitaine de l’intégrale des Sonates de Beethoven qui avait obtenu un prix Juno en 1975‑1976 (Analekta FL2 4010). Ses enregistrements font également partie de la sélection finale pour les prix Juno en 1987, 2000, 2003, 2009 et 2011.

En 2002, Anton Kuerti est directeur artistique du premier festival au monde consacré à Carl Czerny, le Carl Czerny Music Festival and International Symposium. Ayant lieu à Edmonton, cette manifestation est présentée par le Canadian Centre for Austrian and Central European Studies de l’Université de l’Alberta. Elle s’étend sur quatre jours et met à son programme des extraits d’un grand nombre des œuvres majeures, inédites ou peu connues, du grand compositeur et pianiste autrichien d’origine tchèque, notamment une symphonie, éditée par Anton Kuerti lui-même, ainsi que deux quatuors à cordes.

Prix et honneurs récents

Anton Kuerti est nommé officier de l’Ordre du Canadaen mai 1998. La même année, au Festival international de Lanaudière, il remporte, avec l’Orchestre métropolitain, le prix Opus du Conseil québécois de la musique (anciennement, l’Association des Organismes musicaux du Québec).

En 2002, un documentaire artistique sur CBC intitulé A Marriage of Music est consacré à Anton Kuerti et Kristine Bogyo. Anton Kuerti remporte également, en 2007, le prix allemand Robert Schumann et le National Arts Award du Centre d’arts de Banff, suivis, en 2008, du Prix du Gouverneur général pour les arts de la scène.

Écrits

    ·« Anton Kuerti’s step by step guide for determining if your piano is in good registration », Clavier (mai‑juin 1973)

    ·« Thoughts about composing », Bulletin de la FCAPM (février 1976)

    ·« It’s a thrill to create your own universe in music. It also can be drudgery », Globe and Mail (Toronto, 20 novembre 1976)

    ·« Chamber music – my femme fatale », Chamber Music Magazine, vol. 2 (printemps 1985)

    ·Avec Jeffrey Wagner, « Artists in their own ways : Arthur Loesser and Rudolph Serkin », Clavier, vol. 25 (novembre 1987)

    ·« The artist’s life : Anton Kuerti », Globe and Mail (Toronto, 2 avril 2001)

En outre, des notes détaillées accompagnent son enregistrement de l’intégrale des sonates de Beethoven.

Discographie

    ·Monitor MCS‑2075. Beethoven. Sonates nos 6, 24, 25 et 26. 1965

    ·RCI 278/RCA LSC‑3140. Beethoven. Fantaisie opus 77; Sonate opus 14, no 1; Andante Favori; Sonate opus 26. 1969

    ·13‑Aquitaine M3S‑90365, 90369, et M4S‑90361, 90374/(sonates) 13‑Odyssey Y4‑34646, Y3‑34647‑34649/(sélections) Aquitaine MS‑90506. Beethoven. Intégrale des sonates, Variations Diabelli. 1974‑1975

    ·Analekta AN‑9201 (CD). Beethoven. Sonate au clair de lune, Sonate Hammerklavier. 1989

    ·3‑CBC SMCD‑5027 (CD). Beethoven. Concertos pour piano. Orchestre symphonique de Toronto sous la direction d’Andrew Davis. 1984

    ·Monitor MCS‑2133. Chopin et Mozart. Études opus 25, Fantaisie en ré mineur K. 397. 1971

    ·RCI 328/CBC SM‑107/RCA LSC‑3175/5‑ACM 21. Sophie Eckhardt‑Gramatté. Symphony‑Concerto pour piano et orchestre. CBC Festival Orchestra, sous la direction d’Alexander Brott. 1968

    ·4‑ACM 34 (DR). Srul Irving Glick. Northern Sketches. Elmer Iseler Singers, Mark Kaplan violon, Kristine Bogyo violoncelle, sous la direction d’Elmer Iseler. 1989

    ·Fanfare DFL‑9018/Analekta AN‑9202 (CD). Tchaikowsky – Glazunov – Liadov. Great Russian Piano Music. 1982

    ·Analekta AN 2 9933. Haydn. Six sonates pour piano. 2008

    ·Aquitaine XM‑90414. Liszt et Glazunov. Sonate en si mineur, Sonate opus 74. 1976

    ·Monitor MCS‑2128. Mendelssohn. Rondo Capriccioso, Fantaisie opus 28, Préludes et Fugues, Scherzo en si mineur, Scherzo a Capriccio en fa dièse mineur. 1968

    ·Marquis ERAD‑123 (CD). Mendelssohn. Concertos pour piano nos 1 et 2, Capriccio Brillante. London Philharmonic Orchestra, sous la direction de Paul Freeman. 1986

    ·Cap SW‑6123/Pathé SPAM‑68023/RCI 212/(1984) 6‑ACM 16. Morawetz. Concerto pour piano no 1. Orchestre symphonique de Toronto sous la direction de Walter Susskind. 1964? (1975)

    ·RCI 213‑A. Morawetz. Concerto pour piano no 1. Orchestre de Radio‑Canada de Montréal, sous la direction de Jean‑Michel Beaudet. 1965?

    ·Monitor MCS‑2109. Schubert. Fantaisie Wanderer, Sonate opus 78. 1966

    ·Turnabout CTC‑32008 . Schubert. Sonate en si bémol majeur, D960. 1981

    ·Masters MCD‑19, 20, 29, 33 (CD). Schubert. Sonates pour piano, 4 volumes. 1990‑1991

    ·Analekta AN‑9203 (CD). Schumann. Carnaval opus 9, Humoreske opus 20. 1979

    ·CBC SM‑83/A of D SDD‑2154. Schumann. Kreisleriana, Sonate no 2 opus 14. 1969

    ·CBC SM‑157. Schumann. Fantaisie opus 17, Toccata opus 7. 1971

    ·VEB Deutsche Schallplatten Berlin/Eterna 8 26 524. Schumann. 8 Novelettes opus 21. 1975

    ·Doremi DDR‑6608. Schumann. Sonate pour piano en sol mineur opus 22, Fantaisie en do majeur opus 17. 2010

    ·CBC SM‑213. Schumann. Quintette pour piano et cordes. Quatuor à cordes Orford. 1971

    ·Monitor MCS‑2134. Scriabine et Berg. Sonates no 4 et 6, 5 préludes, 6 études, Sonate opus 1. 1971

    Voir également les discographies de Lois Marshall et Lorand Fenyves.

Lectures recommandées

    ·Bowers, Faubion. « Anton Kuerti – a pianistic supernova », New York Times (27 février 1972)

    ·Peredo, Sandra. « A Beethoven freak who works for Stompin’ Tom », Canadian Magazine (8 février 1975)

    ·Levitch, Gerald. « The role of the recitalist‑composer », Canadian Composer, 97 (janvier 1975)

    ·Schulman, Michael. « Anton Kuerti’s fight against fame » Performing Arts in Canada (printemps 1975)

    ·Harper, Tim. « The controversy of Kuerti », Fugue, vol. 1 (février 1977)

    ·Hathaway, Thomas. « Kuerti’s Schubert », Canadian Forum, vol. 56 (mars 1977)

    ·Marchant, Janet. « Passionate rebel of the keyboard », Maclean’s (11 août 1980)

    ·Waller, Adrian. « Anton Kuerti: pianist with panache », Reader’s Digest, vol. 123 (août 1983)

    ·Straessle, Carla. « This pianist comes to terms with the computer », Canadian Composer, 207 (janvier 1986)

    ·Kaptainis, Arthur. « Anton Kuerti », Toronto, Globe and Mail (1er février 1986)

    ·« The enduring value of union principles », International Musician (juin 1987)

    ·Wagner, Jeffrey. « Anton Kuerti », Clavier, vol. 26 (novembre 1987)

    ·Colgrass, Ulla. « Anton Kuerti », For the Love of Music (Toronto, New York 1988))

    ·Kareda, Urjo. « On the record », Saturday Night (juillet 1988)

    ·Bernstein, Tamara. « Kuerti in uninspired company », Globe and Mail (Toronto, 9 février 1991)

    ·« Kuerti’s Keyboards », Gramophone (février 1992)

    ·Cloutier, Mario. « Anton Kuerti et la politique de la musique », Le Devoir (6 janvier 1996)

    ·Aide, William. « Kuerti conquers Beethoven’s world », Toronto, Globe and Mail (18 janvier 1997)

    ·Kaptainis, Arthur. « Beethoven marathon », The Montreal Gazette (3 août 1997)

    ·Dineen, Murray. « The thinking person’s pianist », The Ottawa Citizen (23 mai 1998)

    ·Cooper, Dorith. « A marriage in music: Kristine Bogyo and Anton Kuerti », WholeNote, vol. 7 no 6 (1er mars – 7 avril 2002)