Béland, Marc

Marc Béland, comédien, danseur, metteur en scène (Montréal, Qc, 15 mars 1958).

Béland, Marc

Marc Béland, comédien, danseur, metteur en scène (Montréal, Qc, 15 mars 1958). L'un des meilleurs comédiens de sa génération, cet artiste intense et lumineux a aussi brûlé les planches comme danseur pendant cinq ans avec la compagnie d'Édouard LOCK, La La La Human Steps, qui lui a fait faire le tour du monde. Formé en jeu au Collège Lionel-Groulx (1978), il se lance dans le métier à 20 ans et ne tarde pas à susciter des éloges enflammés. Il se fait remarquer pour le rôle-titre dans Victor ou les enfants au pouvoir (THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE, 1980) mis en scène par Jean-Pierre RONFARD, attaque de grands rôles - Gregor Samsa dans la Métamorphose de Kafka (Théâtre de Quat'Sous, 1980), le Petit Prince de Saint-Éxupéry - et crée la première pièce de Michel Marc Bouchard (la Contre-Nature de Chrysippe Tanguay, écologiste, Théâtre d'Aujourd'hui, 1983) sous la direction d'André BRASSARD.

Artisan intègre, passionné par l'art et non par le succès, il suspend ce début de carrière fulgurant pour s'engager comme danseur : de 1984 à 1989, il participe aux créations de Lock - Businessman in the Process of Becoming an Angel, Human Sex, New Demons / La Belle et la Bête - dont le succès international culmine lors du spectacle d'ouverture des Jeux olympiques de Séoul (1988), où il danse avec David Bowie une chorégraphie de Nam June Palk diffusée en direct dans le monde entier.

Son retour au théâtre est marqué par la reprise de Being at Home With Claude de René-Daniel Dubois (THÉÂTRE DU RIDEAU VERT, 1988) et Hamlet de Shakespeare (TNM, 1990), personnage auquel il se frottera à nouveau dans la version grinçante de Heiner Müller, Hamlet-Machine (2001), mise en scène par Brigitte Haentjens. Avec cette dernière, il connaît ses plus grandes réussites artistiques : Caligula de Camus (Nouvelle Compagnie Théâtrale, 1993, Prix de la critique - meilleur interprète masculin) et Quartett de Müller (Espace GO, 1996). Il participe au spectacle-culte des années 90, le provoquant Cabaret Neiges Noires (Théâtre Il va sans dire, 1992) dirigé par Dominic Champagne.

En quarante pièces signées Claudel (l'Échange), Racine (Bérénice), Sophocle, Tchekhov (la Mouette), Goldoni, Brecht, Pirandello, Dostoïevski, Schmitt (le Visiteur), Tremblay et Chaurette (le Passage de l'Indiana), il fut toujours acclamé par le public et la critique. Il triomphe à nouveau dans l'Asile de la pureté de Claude Gauvreau (TNM, 2004, mise en scène : Lorraine PINTAL), remporte le Masque de l'interprétation masculine et le Prix Gascon-Roux. Il crée la version théâtrale du roman de Wajdi Mouawad, Visage retrouvé (Théâtre d'Aujourd'hui, 2006) et signe les mises en scène de Règlement de contes d'Yvan Bienvenue (1995), Dévoilement devant notaire (2002) et la Petite Scrap (2005) de Dominick Parenteau-Lebeuf.

À la télévision, il est des séries Ces enfants d'ailleurs, Fortier, l'Héritière de Grande Ourse, le Négociateur, Annie et ses hommes (Prix Gémeaux 2004 - meilleure interprétation dans un rôle de soutien masculin), et au cinéma, de la Beauté des femmes de Robert Ménard, la Veuve de Saint-Pierre de Patrice Leconte et l'Odyssée d'Alice Tremblay de Denise FILIATRAULT.