Biodiversité

 La biodiversité est la variété des formes de vie (génétique, spécifique et divers niveaux de l'écosystème) sur la Terre ou en certains endroits de la Terre. La biodiversité comprend toutes les formes de vie : les PLANTES, les ANIMAUX et les micro-organismes.

Coléoptère
Il existe plus d'espèces d'insectes que tout autre groupe au Canada. La plupart sont inoffensifs. Certains sont bénéfiques, comme la libellule, qui consomme des moustiques et des insectes pollinisateurs. D'autres, comme le coloré coléoptère, peut consommer des plantes sauvages ou domestiques (photo de Don E. McAllister).
Claytonie lancéolée
Une clétonie lancéolée, une des 3200 plantes à fleur indigènes du Canada. Environ un millier d'espèces végétales sont rares ou menacées d'extinction au Canada (photo de Don E. McAllister).
Régions naturelles du Canada
Pollinisation par les insectes
La pollinisation des vergers et de certaines plantes par les insectes rapporte chaque année un milliard de dollars et produit des graines pour des milliers d'espèces de plantes sauvages (photo de Don E. McAllister).
Coupe à blanc
La coupe à blanc effectuée sur des terrains à forte pente diminue l'habitat faunique, la biodiversité et provoque l'érosion des sols et la siltation des cours d'eau (photo de Don E. McAllister).
Feuilles
Ces feuilles donnent un aperçu de la diversité des espèces qui peuplent la forêt à feuilles caduques de l'Ontario. Le Canada abrite 127 essences forestières (photo de Don E. McAllister).
Framboises
La framboise fait partie des nombreuses espèces cultivées à des fins alimentaires dans les fermes canadiennes. La diversité génétique permet d'améliorer la productivité, la couleur, la résistance aux maladies et la saveur (photo de Don E. McAllister).

Biodiversité

La biodiversité est la variété des formes de vie (génétique, spécifique et divers niveaux de l'écosystème) sur la Terre ou en certains endroits de la Terre. La biodiversité comprend toutes les formes de vie : les PLANTES, les ANIMAUX et les micro-organismes. Les ressources biologiques et les avantages écologiques d'une région proviennent de ses richesses naturelles. Les ressources biologiques ne représentent toutefois qu'une petite partie de la biodiversité qui, elle, englobe tout.

Biodiversité du Canada

Malgré sa position septentrionale, le Canada recèle une grande diversité biologique due à l'immensité de son territoire (quelque 10 millions de km2 de milieux terrestres et dulçaquicoles et 6,5 millions de km2 de milieux marins), à la variété de ses habitats (voir RÉGIONS NATURELLES), à sa topographie et à ses climats. Ses ÉCOSYSTÈMES comprennent, entre autres, la canopée des couverts forestiers des forêts tempérées humides, les prairies, la toundra, les divers types de sols, les cours d'eau, les étangs à marée, les forêts de kelp, les glaces de mer d'une épaisseur de 2 m et les bouches hydrothermales des profondeurs océaniques.

Au Canada, 71 000 espèces différentes, sans compter les VIRUS, ont été décrites scientifiquement. Il reste encore 69 000 espèces qu'il faut nommer, classifier ou répertorier. Si on inclut les virus, le nombre d'espèces décrites double. Environ 51 p. 100 de ces espèces sont terrestres, 23 p. 100 dulçaquicoles et 25 p. 100 marines. Au niveau des embranchements taxonomiques, la répartition est la suivante : 66 p. 100 terrestres, 72 p. 100 dulçaquicoles et 84 p. 100 marins. Les branches mineures de l'arbre phylogénétique sont terrestres tandis que les plus importantes sont marines. Probablement plusieurs milliers d'espèces sont en péril (vulnérables, en danger de disparition ou menacées), déjà disparues ou éteintes.

Bénéfices

En 1990, la valeur des ressources biologiques, cette partie de la biodiversité que nous utilisons directement, est de 70 milliards de dollars, et ce, sans compter la plus-value. Parmi ces ressources, on compte le bois, les produits agricoles, la pêche sportive, les bleuets, les champignons sauvages, le sirop d'érable, les antibiotiques, la bière, le pain et la pollinisation par les insectes (1 milliard de dollars). La biodiversité soutient une bonne partie de notre industrie touristique. Une foule de produits biotechnologiques et pharmaceutiques proviennent de ressources génétiques vivantes. Par exemple, le taxol, utilisé contre le cancer, est extrait de l'IF occidental, jusqu'à maintenant considéré comme une mauvaise herbe par les forestiers.

Les bénéfices indirects qu'on retire des services écologiques sont tout aussi importants que les bénéfices directs qu'on retire des ressources biologiques. Les avantages écologiques comprennent l'assainissement de l'eau, la lutte contre les crues, la production d'oxygène, la pollinisation, l'aménagement d'habitats pour diverses espèces, la production de sols et le recyclage d'engrais pour les plantes. Il est difficile de mesurer la valeur des avantages écologiques dont nous bénéficions, mais ils sont essentiels aux services annexes, que ce soit à l'échelle locale ou planétaire, et à la survie humaine.

Menaces

Plusieurs facteurs expliquent la disparition de la biodiversité, entre autres la perte d'habitats (déforestation, exploitation agricole intensive des prairies), la surexploitation des ressources, la pollution (les PLUIES ACIDES, l'eutrophisation), l'introduction d'espèces étrangères (moule zébrée), l'urbanisation, la fragmentation des habitats (multiplication des routes) et le RÉCHAUFFEMENT PLANÉTAIRE.

Les facteurs fondamentaux de disparition de la biodiversité comprennent l'accroissement de la population mondiale, l'utilisation intensive et inadéquate des ressources, les pratiques industrielles, la cupidité ainsi que l'ignorance. De nouvelles approches écologiques dans les domaines de l'agriculture, de la foresterie, des pêches, de la fabrication de produits de consommation et également dans l'utilisation de ces produits par les consommateurs apportent des solutions pratiques et sans danger pour l'environnement.

Initiatives canadiennes

Le Canada a joué un rôle de premier plan dans la mise sur pied de la Convention internationale sur la diversité biologique. Il a été le premier pays à signer cette convention et le premier pays développé à la ratifier. Cet accord international traite de conservation de la diversité biologique, de l'utilisation durable de ses composantes et du partage équitable des profits qu'on tire de ses ressources.

Les gouvernements fédéral et provinciaux, les organisations non gouvernementales et les corporations ainsi que d'autres organismes ont récemment mis sur pied la Stratégie canadienne de la biodiversité, un accord sur la façon d'atteindre les buts fixés dans la convention. Cette stratégie sera suivie de plans d'actions qui établiront des buts, fixeront des dates et nommeront des responsables. L'élaboration d'une nouvelle législation fédérale sur les espèces menacées et leurs habitats est en cours. La législation sur les aires fédérales et provinciales protégées permet de protéger des écosystèmes représentatifs des milieux terrestre, dulçaquicole et marin, ce dernier étant toutefois très peu représenté. Les organismes engagés dans la protection de l'environnement jouent un rôle très important car ils sont actifs dans les domaines comme la sensibilisation et l'éducation du public, la conservation et ,l'utilisation durable des ressources écologiques.

Recherche

Les musées d'histoire naturelle, les universités, les gouvernements et les organismes engagés dans la protection de l'environnement contribuent à l'acquisition des connaissances nécessaires sur la conservation de la biodiversité, l'utilisation intégrée des ressources, la mise au point de nouvelles technologies et l'éducation. Il est important de poursuivre les travaux de recherche puisque seulement la moitié des espèces du Canada ont été décrites de façon scientifique et que nous ne connaissons les besoins écologiques que de quelques-unes d'entre elles.

La biodiversité est le patrimoine le plus précieux du Canada.

Voir aussi FÉDÉRATION CANADIENNE DE LA NATURE; COMITÉ SUR LE STATUT DES ESPÈCES MENACÉES DE DISPARITION AU CANADA; ANIMAUX EN VOIE DE DISPARITION; PLANTES EN VOIE DE DISPARITION; MOUVEMENTS ÉCOLOGISTES; PARCS NATIONAUX; PARCS PROVINCIAUX; et FONDS MONDIAL POUR LA NATURE CANADA.


Lecture supplémentaire

  • M. Hummel, ed, Endangered Spaces: The Future for Canada's Wilderness (1989); D. McAllister, The Green School Biodiversity Booklet (1995); T. Mosquin, P. Whiting and McAllister, Canada's Biodiversity (1995).

Liens externes