Blow, Blow, thou Winter Wind (Souffle, souffle vent d'hiver)



Stephen Chatman

Blow, Blow, thou Winter Wind (Souffle, souffle vent d'hiver)

Blow, blow, thou winter wind (acte II, scène 7 de Comme il vous plaira de Shakespeare; Souffle, souffle vent d'hiver dans la traduction de F. Guizot) est un poème qui a beaucoup été mis en musique. La version de Stephen Chatman est composée en 1995, mais n'est publiée qu'en 2004. Écrite pour chœur mixte et piano, elle a été commandée par la Choral Music Association of Calgary pour le Mount Royal Youth Choir. L'œuvre d'Harry Freedman pour chœur a capella, commandée par le Conseil des Arts du Canada, est composée et publiée en 1995. La version pour chœur mixte d'Alfred Kunz date de 1981.

Ces compositeurs canadiens sont en bonne compagnie, puisque beaucoup d'autres compositeurs du monde entier ont mis en musique ce texte de Shakespeare, entre autres : John Rutter (né en 1945), Emma Lou Diemer (née en 1927), sir Charles Hubert Hastings Parry (1848-1918), compositeur d'I was glad (J'ai été dans la joie), la musique sur laquelle la mariée s'est avancée vers l'autel lors du mariage princier de Kate et William en 2011, Erich Wolfgang Korngold (1897-1957) et l'Américain Horatio Parker (1863-1919), à ne pas confondre avec l'auteur et journaliste canadien sir Horatio Gilbert George Parker (1862-1932).


Blow, blow, thou winter wind
Thou art not so unkindAs man's ingratitude;
Thy tooth is not so keen,
Because thou art not seen,
Although thy breath be rude.

Heigh-ho! sing, heigh-ho! unto the green holly:
Most friendship if feigning, most loving mere folly:
Then heigh-ho, the holly!
This life is most jolly.

Freeze, freeze thou bitter sky, That does not bite so nigh
As benefits forgot:Though thou the waters warp,
Thy sting is not so sharp
As a friend remembered not.
Heigh-ho! sing, heigh-ho! unto the green holly:
Most friendship if feigning, most loving mere folly:
Then heigh-ho, the holly!
This life is most jolly.

Dans la traduction de François Pierre Guillaume Guizot :

Souffle, souffle vent d'hiver;
Tu n'es pas si cruelQue l'ingratitude de l'homme.
Ta dent n'est pas si pénétrante,
Car tu es invisibleQuoique ton souffle soit rude
Hé! ho! chante; hé! ho! dans le houx vert;
La plupart des amis sont des hypocrites et la plupart des amants des fous
Allons ho! hé! le houx!
Cette vie est joviale.

Gèle, gèle, ciel rigoureux,
Ta morsure est moins cruelle
Que celle d'un bienfait oublié.
Quoique tu enchaînes les eaux,
Ton aiguillon n'est pas si acéré
Que celui de l'oubli d'un ami.
Hé! ho! chante, etc., etc.

Voir aussi L'hiver en musique.