Bourdon, Louis-Honoré

Louis-Honoré Bourdon. Impresario (Longueuil, près Montréal, 13 septembre 1890 - Montréal, 8 juin 1974). Il étudia le violoncelle et le solfège au Cons.
Louis-Honoré Bourdon. Impresario (Longueuil, près Montréal, 13 septembre 1890 - Montréal, 8 juin 1974). Il étudia le violoncelle et le solfège au Cons.


Bourdon, Louis-Honoré

Louis-Honoré Bourdon. Impresario (Longueuil, près Montréal, 13 septembre 1890 - Montréal, 8 juin 1974). Il étudia le violoncelle et le solfège au Cons. de Gand, suivant ainsi le chemin tracé par sa famille qui comptait plusieurs violoncellistes : sa mère, Caroline Derome, son beau-père, Jean-Baptiste Dubois, son frère, le chef d'orchestre Rosario Bourdon, et son demi-frère, Jules Dubois, plus tard dir. des cours de solfège pour le Québec. De retour à Montréal, Louis-H. Bourdon devint impresario. En 1910, il présenta pour la première fois en concert le Quatuor à cordes Dubois. La première artiste qu'il fit venir de l'étranger, le 9 avril 1912, fut Mary Garden qu'il présenta à l'Aréna de Montréal, lui versant un cachet de 2000 $ et subissant lui-même une perte de 300 $. Lorsqu'il présenta Enrico Caruso le 27 septembre 1920 à l'Aréna Mont-Royal, il donna à l'artiste le cachet le plus élevé qu'il n'ait jamais versé, 20 544 $. Il fut le premier impresario canadien à faire venir un artiste français en Amérique du Nord, le ténor Edmond Clément, qu'il présenta en tournée au Canada et aux États-Unis (1921). Seul et sans aucune subvention, il présenta au les plus grandes vedettes internationales telles que Kreisler, Paderewski, Rachmaninov, Ravel, Heifetz, la Argentina, Melba et Emma Calvé. Au théâtre Saint-Denis de Montréal (28 mai 1925), il organisa un grand concert pour venir en aide à Emma Albani. Après 40 ans d'activité, il prit sa retraite en 1947. Pour lui, l'engagement d'un artiste n'était pas une simple affaire mais plutôt une question de sentiment.


Lecture supplémentaire

  • Béraud, Jean. 'Le métier d'impresario: Louis Bourdon,' Montreal La Presse, 25 Nov 1961