Fédération canadienne du travail

 La Fédération canadienne du travail (FCT) est un organisme entièrement canadien, fondé en 1902 sous le nom de Congrès des métiers et du travail du Canada, nom qu'il conserve jusqu'en 1908. Cet organisme est voué à la syndicalisation nationale.

Chevaliers du Travail
Les chevaliers du Travail de Hamilton défilent en descendant la rue King, vers les années 1880.

Fédération canadienne du travail

La Fédération canadienne du travail (FCT) est un organisme entièrement canadien, fondé en 1902 sous le nom de Congrès des métiers et du travail du Canada, nom qu'il conserve jusqu'en 1908. Cet organisme est voué à la syndicalisation nationale. Les organisations à l'origine de sa fondation sont les Chevaliers du travail et les syndicats nationaux des cordonniers, des fabricants de cigares, des peintres en bâtiment et des menuisiers, qui avaient été expulsés du Congrès des Métiers et du Travail en 1902 après que celui-ci, dominé par l'American Federation of Labour (AFL), eût rejeté la double appartenance syndicale en refusant de reconnaître un syndicat national là où un syndicat international existait. Cette décision entraîne d'amères divisions au sein du mouvement syndical canadien.

La FCT reste faible. Par exemple, à sa conférence de 1911, seulement 17 syndicats sont représentés, les délégués venant surtout du Québec et de la Provincial Workmen's Association de la Nouvelle-Écosse. Cette situation est attribuable à plusieurs causes. Le conservatisme de la Fédération et son attitude envers les grèves aliènent des syndicalistes qui pourraient autrement lui apporter leur soutien. De plus, la Fédération se heurte à l'opposition farouche de l'AFL, qui condamne la double appartenance syndicale. Enfin, elle déploie toute son énergie à attirer les membres de syndicats rivaux plutôt qu'à promouvoir la syndicalisation parmi les travailleurs non organisés. En 1927, la FCT devient membre fondateur du Congrès des Travailleurs Unis du Canada.

En 1982, plusieurs syndicats de la construction regroupant environ 200 000 membres s'unissent pour former une nouvelle Fédération canadienne du travail. Ces syndicats avaient été suspendus par le Congrès du Travail du Canada (CTC) pour ne pas avoir acquitté leurs cotisations. Les deux organisations diffèrent sur les questions de représentation aux congrès du CTC, du double syndicalisme et de la norme du CTC selon laquelle les dirigeants canadiens des syndicats affiliés sont élus par les membres canadiens. L'énoncé suivant du président de la FCT, James McCambly, résume bien la philosophie de la Fédération : « Nous nous engageons à laisser la politique aux politiciens et à nous employer à bien représenter les intérêts ouvriers à l'intérieur du système politique. » En 1996, les effectifs de la FCT ne comptent plus que 140 000 membres, certains de ses groupes affiliés ayant regagné les rangs du CTC. En 1997, les deux centrales syndicales sont en pourparlers.