Darwinisme social (Néo-Darwinisme)

Le darwinisme social renvoie de façon générale à l'application, dans le domaine des relations sociales, des théories de Charles Darwin sur le rôle de la sélection naturelle dans l'ÉVOLUTION, énoncées dans son ouvrage Origin of Species (1859; trad. De l'origine des espèces).

Darwinisme social (Néo-Darwinisme)

Le darwinisme social renvoie de façon générale à l'application, dans le domaine des relations sociales, des théories de Charles Darwin sur le rôle de la sélection naturelle dans l'ÉVOLUTION, énoncées dans son ouvrage Origin of Species (1859; trad. De l'origine des espèces). Darwin ne comptait pas étendre, par analogie, ses théories à l'étude des groupes raciaux, des sociétés ou des pays. Certains théoriciens sociaux britanniques ou américains, notamment Herbert Spencer et William Graham Sumner, ont néanmoins poussé l'analogie. La théorie sociale qui en découle procure à la population de la fin du règne de Victoria une explication scientifique et une justification sociale de l'inégalité raciale, de l'exploitation culturelle et du laisser-faire capitaliste. Le Canada a produit peu de théoriciens sociaux aussi extrémistes pendant la révolution darwinienne. Pendant les années 1870 et 1880, le critique William Dawson LESUEUR tente d'expliquer les théories de Darwin et de Spencer à la population canadienne dans la Canadian Monthly and National Review, mais il refuse d'étendre la métaphore de Darwin à l'étude de la société. Au contraire, avance-t-il, l'idée darwinienne de la compétition intraraciale et interraciale aboutit logiquement à la nécessité de la coopération et de l'aide mutuelle. D'autres observateurs canadiens partagent son opinion, sauf Goldwin SMITH, dont les idées sur la société se rapprochent davantage de celles de Spencer. Vu la dépendance qui marque la vie économique et politique canadienne, la plupart des commentateurs canadiens adhèrent plutôt à des idées telles que celles préconisées par Peter Kropotkin dans Mutual Aid, a Factor of Evolution (1902).