Départements de musique de l'université Mount Saint Vincent/Mount Saint Vincent University

Université Mount Saint Vincent/Mount Saint Vincent University, Rockingham (Halifax), N.-É. Établissement non confessionnel (autrefois catholique romain) fondé par les Soeurs de la Charité et surnommé « The Mount ». Depuis 1990, un conseil d'administration en est propriétaire et en assure la gestion.

Départements de musique de l'université Mount Saint Vincent/Mount Saint Vincent University

Université Mount Saint Vincent/Mount Saint Vincent University, Rockingham (Halifax), N.-É. Établissement non confessionnel (autrefois catholique romain) fondé par les Soeurs de la Charité et surnommé « The Mount ». Depuis 1990, un conseil d'administration en est propriétaire et en assure la gestion. On y dispense des cours de premier et de deuxième cycles en arts, sciences et éducation. C'était à l'origine la Mount Saint Vincent Academy, collège d'enseignement fondé en 1873 pour les religieuses enseignantes et ouvert aux jeunes filles de la région afin qu'elles puissent y recevoir une bonne instruction. En 1908, l'établissement obtint le permis d'école normale pour religieuses. Dès le début, l'éducation musicale fit partie du programme. Par un accord signé avec l'Université de Dalhousie (1914) qui la faisait accéder au rang de collège pré-grade, l'académie put offrir les deux premières années de baccalauréat, Dalhousie se chargeant des deux dernières.

En 1925, l'académie reçut sa charte sous le nom de Mount Saint Vincent College, l'unique collège féminin indépendant du Commonwealth à décerner des grades. On y dispensa des cours d'interprétation et d'éducation musicale conduisant à la licence et à d'autres grades. Les soeurs Mary Ludovica, Mary Corona et Margaret Young furent successivement responsables du dépt de musique. La première diplômée, Mary Montague (Boyd), reçut son B.Mus. en 1928. L'Armdale Chorus prit naissance au collège dans les années 1930. En 1962, alors que 20 licences et grades avaient déjà été décernés, le dépt de musique dut fermer, faute de fonds et en raison de l'expansion des programmes de musique à Dalhousie. Mais en 1966, le collège reçut sa pleine accréditation universitaire. En 1968, divers accords de coopération à court terme furent signés avec l'Université de Dalhousie afin de permettre aux étudiants de bénéficier des installations des deux institutions; une association stable en découla à partir de 1982. En 1973 fut établi un accord de collaboration amicale avec le Nova Scotia College of Art and Design, et un autre en 1982 avec la Technical Université de Nouvelle-Écosse. Malgré la fermeture du dépt de musique, un prof. de musique resta membre du corps professoral; l'histoire de la musique continua d'être enseignée au dépt des beaux-arts, et les arts créatifs pour les enseignants de musique, d'art, de théâtre et de mime, au dépt d'éducation. L'initiation à ces disciplines est possible par l'entremise du programme diplômé « étude de l'enfant ».

L'Université dispose notamment d'un théâtre circulaire au Seton Academic Centre et d'un orgue Casavant à trois claviers dans la chapelle. Au programme des spectacles ont figuré des comédies musicales légères comme Joseph and the Amazing Technicolor Dreamcoat de Lloyd Webber et, en collaboration avec John Alexander Brown (livret) et soeur Margaret Young (musique), Raggedy Ann's Christmas (1975) et Alexander (1978), d'après la vie d'Alexander Graham Bell. En 1978-79, trois concerts publics furent donnés par le Trio del Mar, qui ne fut résident que cette année-là. Un hommage à Helen Creighton intitulé « The Collector » fut présenté du 28 au 30 mars 1980. Ce divertissement musical de 90 minutes - inspiré de l'oeuvre de Creighton et impliquant une distribution de 60 personnes - était dirigé par soeur Margaret Young, qui fut également à la tête d'un dynamique choeur d'étudiants (1973-80). En 1990, c'était Mary Kelly qui dirigeait ce choeur. Le choeur de l'éducation permanente, ou Seton Cantata Choir, fut formé en 1985 sous la direction de Ray Grant. L'Université Mount Saint Vincent a décerné des grades honorifiques à Irene McQuillan Murphy (1982) et Agnès Grossmann (1991).