Énergie des vagues océaniques

Les moyennes relativement élevées de l'énergie des vagues le long des côtes est et ouest ne permettraient pas malgré tout de rentabiliser à ce jour son exploitation commerciale. Le niveau réel de cette énergie varie du simple au triple dans le courant de n'importe quelle année.

 Vague océanique
On n'a pas encore réussi \u00e0 exploiter l'énergie des vagues (Corel Professional Photos).

Énergie des vagues océaniques

L'énergie des vagues océaniques est sans doute la plus visible des diverses formes d'énergie présentes dans les masses d'eau de la planète. L'observation des vagues qui se brisent n'importe où sur une plage ou contre une falaise sur les milliers de kilomètres de côtes le long d'étendues d'eau douce ou d'eau de mer semble avoir incité plusieurs personnes à inventer un moyen d'exploiter cette source d'énergie apparemment abondante. De vastes programmes de relevé ont fourni les niveaux moyens annuels de l'énergie des vagues des océans en eau profonde, un peu au large du plateau continental : environ 80 kW/m (kilowatts par mètre) pour le front des vagues de la côte de l'Atlantique et d'environ 100 kW/m pour celui de la côte du Pacifique. À proximité du rivage, l'exploitation de cette énergie renouvelable serait plus facile, mais les moyennes annuelles sont nettement plus petites, soit environ 20 kW/m pour les deux côtes. Les niveaux d'énergie des vagues dans les Grands Lacs et dans l'océan Arctique sont encore moindres et, l'hiver, la glace les annule. La moyenne des Grands Lacs durant la période sans glace est, en moyenne, de 3 à 5 kW/m.

Les moyennes relativement élevées de l'énergie des vagues le long des côtes est et ouest ne permettraient pas malgré tout de rentabiliser à ce jour son exploitation commerciale. Le niveau réel de cette énergie varie du simple au triple dans le courant de n'importe quelle année.

Durant la majeure partie de l'été, le niveau d'énergie des vagues serait inférieur à 5 kW/m mais, au cours d'une grande tempête hivernale, il peut facilement dépasser les 1000 kW/m, d'où la grande difficulté de concevoir un extracteur efficace capable de résister aux tempêtes hivernales et aussi capable d'extraire l'énergie à un niveau beaucoup moindre d'activité des vagues, une difficulté souvent sous-estimée. Des centaines de brevets d'extracteurs d'énergie des vagues ont été déposés ces cent dernières années, mais aucun n'a atteint le stade du développement commercial.

De 1976 à 1979, le Canada collabore avec le Royaume-Uni, les États-Unis, l'Irlande et le Japon dans le cadre du projet Kaimei, un projet d'exploitation à grande échelle de l'énergie des vagues au large du Japon, sous les auspices de l'Agence internationale de l'énergie. Cette étude a confirmé le rendement relativement faible de l'extracteur d'énergie et le prix élevé du kilowatt-heure. Le Canada dispose de nombreuses autres sources d'énergie renouvelable lui permettant de produire de l'énergie à un coût moindre.


En savoir plus

Lecture supplémentaire

  • B. Count, ed, Power from Sea Waves (1980).