Enseignement forestier

À la fin des années 1980 et dans les années 1990, on assiste à une formidable évolution de la FORESTERIE tant au Canada que dans le reste du monde. Cette science a joué un rôle de plus en plus important pour l'ÉCONOMIE et l'ENVIRONNEMENT.

Enseignement forestier

À la fin des années 1980 et dans les années 1990, on assiste à une formidable évolution de la FORESTERIE tant au Canada que dans le reste du monde. Cette science a joué un rôle de plus en plus important pour l'ÉCONOMIE et l'ENVIRONNEMENT. Par conséquent, la pratique de la foresterie est devenue de plus en plus complexe. Elle est façonnée autant par les préoccupations régionales que par la problématique internationale.

Le système canadien d'enseignement forestier
À la mesure de l'importance et de la diversité du secteur FORESTIER canadien, le système d'enseignement forestier comprend plusieurs institutions qui varient dans leurs objectifs, leurs tailles relatives et leur localisation.

Au niveau national, les universités possédant une faculté de foresterie sont unies par l'Association des écoles forestières universitaires du Canada (AEFUC). Il n'existe cependant pas d'association pour les écoles professionnelles et pour les collèges techniques. Ces institutions sont principalementconçues pour répondre aux besoins de chaque province et elles sont généralement situées dans chacune des principales RÉGIONS FORESTIÈRES . Le rôle joué par les distances à l'échelle de l'immensité du pays ne peut être mis de côté, mais l'absence d'une association nationale pour les écoles professionnelles et les collèges techniques provient à la fois des différences régionales qui doivent être prises en compte et du fait que l'éducation à tous les niveaux tombe sous la responsabilité des provinces.

En 1991, une enquête réalisée par R.A. Woods sur les universités et les écoles offrant des programmes liés au secteur forestier a démontré que 53 institutions réparties dans tout le pays offraient plus de 63 programmes d'éducation postsecondaire dans ce domaine. Ces programmes embrassent toute la gamme des sujets touchant plus ou moins directement la foresterie : l'aménagement forestier, l'INGÉNIERIE forestière, la science du bois, le travail du bois, les RESSOURCES renouvelables, la récréation forestière, le bois d'oeuvre et le contreplaqué (voir INDUSTRIE DU BOIS) ainsi que la faune aquatique et terrestre (voir CONSERVATION ET AMÉNAGEMENT DE LA FAUNE). Ce tableau général reste d'actualité bien que quelques changements soient survenus depuis 1991, le plus important étant l'ouverture en 1994 de l'University of Northern British Columbia qui offre des programmes en gestion des ressources naturelles.

Aucune enquête n'a été réalisée en vue de recueillir de l'information sur les écoles professionnelles de foresterie au Canada. Cependant, au Québec par exemple, on trouve 17 écoles professionnelles qui offrent un total de 8 programmes de formation différents au niveau secondaire : la SYLVICULTURE, la récolte, le traitement du bois, les pâtes et papiers (voir INDUSTRIE DES PÂTES ET PAPIERS), l'affûtage des scies, l'aménagement forestier, la classification du bois et la coupe. Ces écoles se spécialisent souvent dans trois ou quatre de ces programmes et sont réparties dans la plupart des régions du Québec. De plus, on trouve huit collèges au Québec qui offrent des programmes liés à la foresterie. Ces programmes incluent les pâtes et papiers, le traitement des produits du bois et les techniques forestières.

Si l'on entre dans les détails de l'enseignement traditionnel de la foresterie au niveau universitaire (c'est-à-dire celui qui exclut les pâtes et papiers),de nombreuses universités canadiennes offrent des programmes de premier cycle en foresterie. Les institutions membres de l'AEFUC qui offrent des programmes de baccalauréat reconnus sont les suivantes :

UNIVERSITÉ DE L'ALBERTA : programme en foresterie et programme en gestion de l'exploitation forestière;

UNIVERSITÉ DE LA COLOMBIE-BRITANNIQUE : programme en aménagement forestier et programme en exploitation forestière;

UNIVERSITÉ LAKEHEAD : programme en foresterie;

UNIVERSITÉ LAVAL : programme en aménagement et environnement forestier;

UNIVERSITÉ DE MONCTON : programme en sciences forestières;

UNIVERSITÉ DU NOUVEAU-BRUNSWICK : programme en gestion des écosystèmes forestiers et programme en génie forestier;

Université Northern British Columbia : programme en gestion des ressources naturelles;

La durée des programmes de premier cycle varie d'une province à l'autre en fonction de la durée de l'enseignement préuniversitaire (le diplôme de fin d'études secondaires après 11 ou 12 ans d'éducation dans toutes les provinces, suivi de deux ans d'éducation collégiale au Québec). En fait, dans toutes les universités, les étudiants suivent la même formation forestière au cours du premier cycle. Toutefois, certaines universités offrent des programmes coopératifs spécialisés, les étudiants passant alternativement de l'enseignement universitaire à la formation en cours d'emploi.

Au deuxième cycle, plusieurs universités proposent des programmes en aménagement forestier ou en sciences forestières, et certaines offrent aussi des cours de biologie forestière, de CONSERVATION des forêts, de génie forestier (exploitation forestière), de sciences du bois et d'agroforesterie.

En foresterie, comme dans n'importe quelle autre profession, les programmes sont continuellement ajustés afin de suivre l'évolution de la société qu'elle dessert. De plus, on doit consulter de nombreuses parties intéressées, et la conception des programmes est toujours un équilibre subtil entre les besoins, les ressources et les règlements. Une attitude adaptée aux besoins est récompensée par un enseignement forestier non seulement pertinent, mais aussi perçu comme tel par toutes les parties intéressées extérieures, par le corps professoral et par les étudiants.


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