Épouses de guerre

Le gouvernement canadien a accordé aux épouses de guerre le transport maritime et ferroviaire gratuit de leur lieu d'origine jusqu'à destination, de même que des allocations quotidiennes pour la nourriture et un accès gratuit aux soins médicaux à bord des bateaux et des trains.

Guerre, épouses de
Pr\u00e8s de 48 000 épouses et 22 000 enfants immigrent au Canada comme personnes \u00e0 charge de militaires canadiens pendant et apr\u00e8s la Deuxi\u00e8me Guerre mondiale. Ces femmes, épouses de Canadiens, prennent la direction opposée, vers la Norv\u00e8ge (avec la permission de Associated Press Photograph, Toronto Telegram Collection, Archives de l'Université York).

Cette expression se répand durant la Deuxième Guerre mondiale pour désigner les femmes qui ont épousé un militaire canadien outremer et qui sont venues rejoindre leur mari au Canada, une fois le conflit terminé. Elle s'applique aussi maintenant aux femmes ayant vécu la même situation après la Première Guerre mondiale. À la fin de 1946, il y a eu lieu 47 783 mariages entre des hommes canadiens et des femmes européennes, ce qui a produit 21 950 enfants. La grande majorité de ces femmes (44 886) venaient de Grande-Bretagne, tandis qu'un nombre beaucoup plus restreint était originaire des Pays-Bas, de la Belgique, de la France et d'ailleurs. Environ 80 p. 100 d'entre elles avaient épousé des soldats, 18 p. 100, des militaires de l'Aviation royale du Canada et les autres, des marins. Bien que toutes les femmes des militaires étaient éligibles à venir au Canada, environ 4500 épouses de guerre refusaient de faire le voyage. En mars 31, 1948, le gouvernement Canadien a transporté 43 454 femmes et 20 997 enfants au Canada.

Le gouvernement canadien a accordé aux épouses de guerre le transport maritime et ferroviaire gratuit de leur lieu d'origine jusqu'à destination, de même que des allocations quotidiennes pour la nourriture et un accès gratuit aux soins médicaux à bord des bateaux et des trains. Beaucoup d'épouses de guerre étaient mal préparées aux conditions qui prévalaient au Canada, mais la plupart y sont demeurées et se sont adaptées à leur nouveau mode de vie.


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