Expédition canadienne de recherche sur les pêches, 1915

Mémorable à titre de première étude océanographique du golfe du Saint-Laurent et de la Plate-forme Scotian, l'expédition voit le jour grâce à E.E. Prince, commissaire fédéral des pêches.

Expédition canadienne de recherche sur les pêches, 1915

Mémorable à titre de première étude océanographique du golfe du Saint-Laurent et de la Plate-forme Scotian, l'expédition voit le jour grâce à E.E. Prince, commissaire fédéral des pêches. Prince et d'autres membres de l'Office de biologie du Canada espèrent développer l'exploitation d'autres espèces (voir pêche), en particulier le Hareng, pour compenser la surpêche du homard et des huîtres. On demande alors à Johan Hjort, directeur des pêches en Norvège, d'étudier les populations de hareng et leur environnement.

Arrivé à Toronto vers la fin de 1914, Hjort analyse d'abord des cueillettes de hareng avant d'entreprendre une série de voyages océanographiques en mai 1915 à bord des navires gouvernementaux Princess et Acadia ainsi que d'un harenguier écossais. Les résultats, notamment des analyses des cueillettes de plancton, des prises de poisson, de la température et des relevés de salinité établis par plusieurs spécialistes, dont Hjort, sont publiés en 1919. Ces résultats révèlent la présence de quatre populations de hareng distinctes, définissent les propriétés septentrionales des eaux et comportent des calculs quantitatifs des courants.

L'expédition permet au Canada de bénéficier pour la première fois d'analyses européennes poussées des populations de poisson et de l'océanographie physique mathématique. Elle ne mène néanmoins pas directement à de nouvelles pêches, probablement en raison des conditions économiques, et ses constatations océanographiques physiques sont ignorées jusqu'aux travaux de H.B Hachey dans les années 30.