Girard, François

François Girard, réalisateur, scénariste (Saint-Félicien, Québec, 12 janvier, 1963). Après des études en musique, il se tourne vers l'audiovisuel et commence, au milieu des années 80, une carrière de vidéaste sans toutefois tourner le dos au vidéoclip et à la publicité.

Girard, François

François Girard, réalisateur, scénariste (Saint-Félicien, Québec, 12 janvier, 1963). Après des études en musique, il se tourne vers l'audiovisuel et commence, au milieu des années 80, une carrière de vidéaste sans toutefois tourner le dos au vidéoclip et à la publicité. Ses oeuvres ont souvent pour sujet la musique ou la danse. C'est en tant qu'adjoint sur le plateau de tournage du film de Léa Pool, La Femme de l'hôtel, qu'il se lance dans l'industrie cinématographique, alternant entre Montréal et Toronto. En 1985, il fonde Zone Productions, en collaboration avec Nicole Boutin et Bruno Jobin, et réalise plusieurs courtes vidéos et vidéoclips. Le premier court métrage de F. Girard, Mourir (1988) fut filmé en 16 mm, mais le montage se fait sur vidéo. Ainsi, en 1990, son adaptation en vidéo du spectacle de la troupe Carbone 14, Le Dortoir, lui vaut d'être remarqué par un plus large public. La même année, il tourne, au Québec, Cargo, un film d'une écriture formelle élaborée et déroutante par ses ambitions quasi symboliques. Il retourne à Toronto pour son second long métrage, 32 Short Films about Glenn Gould (1993), produit par Rhombus Media dont le scénario est de Girard et Don McKELLAR. Cette évocation sous forme de sketches de la vie du célèbre pianiste canadien obtient plusieurs prix au Canada et à l'étranger. Il produit ensuite pour la télévision, en français ou en anglais, de nombreux moyens métrages sur des sujets culturels. Mentionnons Le Jardin des ombres (1993) sur l'architecte Ernest CORMIER, Souvenirs d'Othello (1995) avec la comédienne Suzanne Cloutier, une des EXPATRIÉS CANADIENS DE L'INDUSTRIE DU SPECTACLE, et The Sound of Carceri (1997) avec le violoncelliste Yo-Yo Ma. Sa passion pour la musique et le cinéma l'amène à réaliser son oeuvre la plus ambitieuse, Le Violon rouge (1998). Il s'agit d'une fresque qui retrace, sur cinq siècles et dans autant de pays, l'histoire d'un violon et le destin de ses propriétaires. Ce thème induit une structure narrative complexe et poétique. Au-delà de l'anecdote même, le film parle de la puissance de la créativité, de la passion, de l'amour et surtout de la beauté. Le film est coproduit parRhombus Media et diverses maisons d'Italie, des États-Unis et de Grande-Bretagne et F. Girard participa au scénario en collaboration avec Don McKellar. Après plusieurs réalisations théâtrales, opératiques ou muséologiques et le tournage de quelques vidéoclips, après trois projets avortés à cause de circonstances abracadabrantes, Girard renoue enfin avec le long métrage avec Silk (2007) d'après le roman d'Alessandro Baricco. Il s'agit d'un autre film d'époque sur les amours illicites d'un marchand de soie français qui se retrouve au Japon par affaire en 1860. Encore une fois, grâce à la coproduction, Girard obtient des moyens à la mesure de ses aspirations créatrices. Dans le paysage cinématographique et vidéographique québécois, Girard développe une oeuvre singulière et exigeante dont l'art et la culture forment le noyau. Mathieu Roy lui consacre en 2005 un long métrage, François Girard en trois actes.


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