Harbour Grace

Harbour Grace, ville de T.-N.; pop. 3131 (recens. 2011), 3074 (recens. 2006); const. en 1945. Cette ville, qui doit son nom au Havre-de-Grâce des Français, comprend un port spacieux dans l'ouest de la Baei de la Conception.

Harbour Grace, ville de T.-N.; pop. 3131 (recens. 2011), 3074 (recens. 2006); const. en 1945. Cette ville, qui doit son nom au Havre-de-Grâce des Français, comprend un port spacieux dans l'ouest de la Baei de la Conception. Base d'opération du pirate Peter Easton de 1610 à 1613, elle voit arriver ses premiers colons vers 1618, peut-être d'anciens habitants de la colonie de Cupids. Jusqu'en 1923, sa population est la deuxième en importance de Terre-Neuve.

Sa prospérité découlant de la pêche à la morue et de la chasse au phoque du Labrador, cette communauté anglo-irlandaise établit au XIXe siècle l'une des premières écoles confessionnelles de Terre-Neuve (1843). À l'occasion des élections générales de 1859, elle est le théâtre de violentes émeutes confessionnelles et, en 1883, la violence y atteint une telle ampleur qu'elle fait cinq victimes. C'est à Harbour Grace que, en 1766, le mouvement méthodiste est introduit en Amérique du Nord britannique par le révérend Laurence Coughlan, disciple de John Wesley. C'est aussi à partir de là que s'effectuent, de 1919 à 1932, les premiers essais de vols transatlantiques et circumterrestres. En 1932, Amelia Earhart, partant de Harbour Grace, est la première femme à traverser l'Atlantique aux commandes d'un avion.

La ville est aujourd'hui un centre de services qui abrite plusieurs petites industries. Jusqu'à la mise en vigueur du moratoire sur la pêche à la morue au début des années 90, la transformation du poisson y est aussi une activité économique importante.


En savoir plus // Terre-Neuve-et-Labrador