Travail domestique

Le travail domestique comprend toutes les tâches non rémunérées accomplies dans un ménage et touchant l'entretien ménager, le soin des enfants et les services personnels aux adultes.

Travail domestique

Le travail domestique comprend toutes les tâches non rémunérées accomplies dans un ménage et touchant l'entretien ménager, le soin des enfants et les services personnels aux adultes. Les produits et services qui autrefois n'étaient disponibles qu'au sein des ménages sont aujourd'hui vendus sur le marché. Néanmoins, le temps consacré au travail domestique n'a pas considérablement diminué au cours du siècle actuel. Ce sont plutôt les conditions dans lesquelles il s'accomplit qui ont changé.

Jusqu'à récemment, les spécialistes en sciences sociales et les décideurs ne considéraient pas le travail domestique comme du travail d'un point de vue économique. Toutefois, des recherches plus récentes encouragées par des critiques féministes ont commencé à montrer l'importance extraordinaire du travail domestique, non seulement pour le bien-être de chacun, mais aussi pour l'ensemble de la société et l'économie nationale. Par exemple, si en 1992 le produit national brut du Canada avait tenu compte de ces travaux non rémunérés, il se serait accru de 41,4 p. 100. S'il avait fallu acheter ces services sur le marché, le prix de remplacement se serait élevé à 16 600 $ pour chaque femme et à 9 960 $ pour chaque homme, soit 59,7 p. 100 du revenu personnel disponible.

Le travail domestique créent le cadre dans lequel se situe la vie privée pour la plupart des gens. En outre, ils sont une forme de reproduction de la population active, de deux façons : ils permettent aux membres de la population active de retourner à la vie active tous les jours ouvrables et ils reproduisent la génération suivante de travailleurs.

Depuis toujours, ce sont surtout les femmes qui s'occupent du travail domestique, quand bien même la majorité des femmes mariées font aujourd'hui partie de la POPULATION ACTIVE et ne sont plus des ménagères à temps plein. Même s'il se produit un changement d'attitude - la plupart des gens diront que l'homme et la femme devraient se partager le travail domestique si les deux font partie de la population active -, ce changement ne s'est pas encore traduit dans les comportements. En 1992, 65,9 p. 100 du travail domestique non rémunéré au Canada était exécuté par des femmes. Cette tendance s'observe d'ailleurs à l'échelle internationale : les femmes s'acquittent de la majeure partie des travaux ménagers, qu'elles vivent dans un pays en voie de développement ou non, en milieu urbain ou rural, qu'il y ait ou non de jeunes enfants dans le ménage et peu importe la classe sociale, la scolarité et d'autres facteurs socio-économiques.

Les travaux ménagers jouissent aujourd'hui d'une certaine reconnaissance économique, car les régimes de pension du Canada et du Québec possèdent une disposition d'interruption de l'emploi en accordant de la valeur au temps consacré à l'éducation des enfants. Dans toutes les provinces et tous les territoires, le DROIT DE LA FAMILLE reconnaît maintenant le travail domestique non rémunéré comme un apport au bien-être de la famille, de sorte que toute épouse a droit à une partie des biens familiaux au moment du divorce.


Lecture supplémentaire

  • : M. Luxton, More Than a Labour of Love (1980); M. Waring, If Women Counted (1988).