Jules Huot

En 1926, il est nommé professionnel au club de golf du Lac Saint-Joseph à Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier. L'année suivante, à l'âge de dix-neuf ans, il est embauché comme surintendant au Kent Golf.

Huot, Jules
En 1934, Jules Huot remportait l'Omnium du Québec et le championnat de l'Association canadienne des golfeurs professionnels (collection Robert Huot).\r\n

Huot, Jules

Jules Huot, golfeur (Boischatel, 7 janvier 1908 - Laval, 2 février 1999). Ayant été élevé au sein d'une grande famille de golfeurs qui habitait tout près du Club de GOLF Québec, Jules Huot est celui qui se sera le plus démarqué. La proximité du terrain l'amène à devenir caddie dès son jeune âge et ce jusqu'en 1922, lorsque le professionnel attitré du club, lui accordant toute sa confiance, en fera son assistant. À cette époque, sa principale tâche sera le sablage et la fabrication des bâtons.

En 1926, il est nommé professionnel au club de golf du Lac Saint-Joseph à Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier. L'année suivante, à l'âge de dix-neuf ans, il est embauché comme surintendant au Kent Golf. En 1930, suite à la suggestion du professionnel du club, Jules Huot acquiert la boutique et devient homme d'affaires et professionnel.

À cette époque où peu de Canadiens français parviennent à se hisser aux plus hauts échelons de leur sport, Huot commence à connaître le succès lors de différentes compétitions. Son premier exploit, il le réalise au club Mississaugua en 1931, alors qu'il termine septième à l'Omnium du Canada, tout en étant le meilleur professionnel canadien. En 1935, il se classe une fois de plus, premier Canadien lors de cet important tournoi. En 1932, il remporte les honneurs de l'Omnium printanier du Québec.

Au cours de sa carrière, Jules Huot gagnera cette compétition à quatre reprises (1932, 1935, 1951 et 1952). En 1934, celui que l'on surnomme le « p'tit Napoléon » ou le « p'tit Jules » à cause de sa petite stature, se classe premier au championnat de l'Association canadienne des golfeurs professionnels. Lors de ce tournoi, il remet une carte de 279, soit six coups de moins que son plus proche rival. Il répète cet exploit en 1939 et 1946. Au cours de cette même année, il remporte également pour la première fois l'Omnium du Québec. Il signera deux autres victoires à l'Omnium du Québec en 1945 et en 1958.

Au cours de l'été 1937, Jules Huot enregistre une victoire historique dans le monde du golf québécois. En juillet, le « p'tit Napoléon » se présente à Fonthill, Ontario, pour y disputer l'Omnium General Brock, un tournoi d'envergure international approuvé par la United Professional Golfer's Association, l'ancêtre de la PGA (Professional Golfers'Association of America). Lors de la première ronde du tournoi, il remet une carte de 72, à quatre coups de Bob Gray. Lors de la deuxième journée, Gray enregistre 72, alors que Huot y va d'un 70, se retrouvant alors à deux coups du meneur. À la suite de cette deuxième ronde, les participants qui avaient enregistré 157 et moins, se qualifiaient pour terminer le tournoi. Puis, lors de la troisième ronde, Huot brise le record du parcours Lookout Point en y jouant 66, soit quatre coups sous la normale. Il remportera finalement les honneurs de ce tournoi avec un pointage de 280, à deux coups de Bill Melhorn de Louiseville, Kentucky. Son pointage de 280 « even par » s'inscrit comme un nouveau standard pour le tournoi General Brock.

Le « p'tit Napoléon » se mérite alors une bourse de 750 $ pour cette importante victoire qui fera la manchette du New York Times et des journaux partout au pays, consacrant Jules Huot comme idole au sein de la communauté sportive.

En 1942, à cause de la Deuxième guerre mondiale, le club de golf Kent se voit obligé de fermer ses portes. Huot est alors embauché par le club Royal Québec. Trois ans plus tard, il quitte la région de la capitale pour le prestigieux club Laval-sur-le-Lac, où il demeurera le professionnel en titre pendant plus de 25 ans. En plus de cet impressionnant tableau de victoires, Jules Huot sera invité au tournoi des Maîtres (Augusta, Georgie) et y participera à trois reprises, soit en 1935, en 1936 et en 1940.

En 1967, Jules Huot contribuera à populariser son sport en publiant un livre intitulé Le golf, qui sera réédité à trois reprises. En 1977, Jules Huot deviendra le premier Québécois à être nommé au Panthéon de l'Association royale de golf et l'année suivante, il sera intronisé au Temple de la renommée des Sports du Canada. En 1996, il est accueilli au sein du Temple de la renommée des sports du Québec et du Temple de la renommée du Golf du Québec.

Suite à son décès, le 2 février 1999, le Québec perd en Jules Huot, celui que l'on reconnaît comme étant le plus grand professionnel du golf de la province. En guise d'hommage posthume, Montréal et Chicoutimi attribueront son nom à deux de leurs rues.


En savoir plus

Lecture supplémentaire

  • Huot, Jules. Le Golf. Les Éditions de l'Homme, 1967, 88 pp; Golf International, April 1998.