Impact de Montréal

L’Impact de Montréal est une équipe professionnelle masculine de soccer qui joue en Major League Soccer (MLS).

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L’Impact de Montréal est une équipe professionnelle masculine de soccer qui joue en Major League Soccer (MLS). Le club a été fondé en 1992 et a joué dans un certain nombre de ligues de soccer professionnel avant de rejoindre la MLS pour la saison 2012. L’équipe joue au stade Saputo à Montréal et appartient à la famille Saputo qui en assure la direction. L’Impact a remporté la Coupe des Voyageurs à six reprises, de 2002 à 2007, et le Championnat canadien en trois occasions, en 2008, 2013 et 2014. Le club s’est qualifié trois fois (en 2013, en 2015 et en 2016) pour les matchs éliminatoires de la MLS, se rendant jusqu’en finale de l’Association Est en 2016 et devenant ainsi le premier club canadien à aller aussi loin lors des séries éliminatoires. En 2015, l’Impact a été la première franchise canadienne à atteindre la finale de la Ligue des Champions de la CONCACAF, sans toutefois réussir à s’imposer. L’Impact est l’une des trois franchises de la MLS au Canada avec le Toronto FC et les Whitecaps de Vancouver.

L'Impact de Montréal contre l'équipe costaricienne d'Alajuelense au stade olympique \u00e0 Montréal, 18 mars 2015.

Histoire du soccer à Montréal

Depuis le début du 20e siècle, Montréal joue un rôle important dans l’essor du soccer au Canada. Les équipes d’entreprises, des équipes amateurs financées et dirigées par des entreprises de tous types, obtiennent d’excellents résultats à l’échelon national. En 1919, l’équipe Grand Trunk, basée à Montréal, remporte le Challenge Trophy, l’un des tournois de soccer les plus anciens au Canada, contre les War Veterans de Winnipeg. Ultérieurement, les équipes des Chemins de fer nationaux du Canada et de Carsteel Montréal remportent deux championnats, respectivement en 1929 et en 1948, installant Montréal comme un prétendant permanent au titre. Ces mêmes équipes remportent régulièrement la National Soccer League, un circuit semi‑professionnel créé en 1926 dont la Canadian Soccer League (CSL) prendra la suite avant de devenir la Ligue canadienne de soccer (LCS).

Au moment de la création de l’Eastern Canada Professional Soccer League (ECPSL) en 1961, Montréal est représentée dans cette ligue comprenant quatre équipes par Cantalia Montréal. Ce club remporte le premier championnat de l’ECPSL, battant Toronto Italia dans une série de trois matchs. Cette ligue disparaît en 1966, l’année précédant le lancement de la United Soccer Association et de la National Professional Soccer League. Ces deux circuits fusionnent en 1968 pour former la National American Soccer League (NASL). Montréal n’a pas de représentant dans cette nouvelle ligue professionnelle jusqu’en 1971, date à laquelle elle accueille l’Olympique de Montréal. Le club joue trois saisons au sein de ce circuit, sans connaître beaucoup de réussite, avant de disparaître à l’issue de la saison 1973. L’international écossais Graeme Souness est prêté à l’Olympique, pour lequel il joue durant l’été 1972.

La NASL revient à Montréal en 1981, lorsque le Fury de Philadelphie y est transféré et rebaptisé Manic de Montréal. L’intérêt pour le « Manic » est au départ très élevé et, le 2 septembre 1981, 58 542 partisans remplissent le stade olympique pour un match éliminatoire contre le Sting de Chicago. Le club connaît durant cette période un succès mitigé, terminant deuxième du Grand Prix de soccer intérieur de la NASL, pour toutefois disparaître après la saison 1983 en extérieur. L’équipe comprend plusieurs joueurs intronisés au Soccer Hall of Fame and Museum (Panthéon et musée du soccer), notamment Gerry Gray, Dale Mitchell, John McGrane et Carmine Marcantonio, ainsi qu’au National Soccer Hall of Fame des États‑Unis, comme Alan Willey et Bobby Smith.

Le soccer professionnel revient à Montréal en 1988 lorsque le Supra Montréal intègre la LCS. Jusqu’à sa disparition en 1992, le Supra reste membre de la ligue sans toutefois progresser au‑delà du premier tour des matchs éliminatoires. Les propriétaires du club sont réticents vis‑à‑vis de son intégration à l’American Professional Soccer League (APSL). Au lieu de cela, Joey Saputo, dont la famille possède et exploite l’entreprise de produits laitiers Saputo, reprend une grande partie du personnel d’encadrement et des joueurs du Supra pour former le noyau d’un nouveau club, l’Impact de Montréal.

Premières années de l’Impact

L’Impact de Montréal intègre l’APSL au début de la saison 1993. Bien qu’il ne termine sa première saison qu’à la dernière place, le club obtient de grands succès dans cette ligue, remportant son premier titre de champion dès sa deuxième saison en 1994. Après s’être montré extrêmement solide pendant la saison régulière avec 12 victoires et 8 défaites, avec à la clé une place de troisième au classement de la ligue, l’équipe se défait du Salsa de Los Angeles et des Foxes du Colorado, deux fortes équipes, lors des matchs éliminatoires. Nick Dasovic, futur membre du Soccer Hall of Fame, fait partie de cette équipe de Montréal.

Au fil des ans, l’Impact continue à obtenir d’excellents résultats en APSL, terminant premier au classement de la saison régulière en 1995, 1996, 1997, 2005 et 2006. Pendant cette période, une saine rivalité se met en place avec les Raging Rhinos de Rochester, le club de Montréal perdant contre la franchise de l’État de New York quatre fois avant de finalement réussir à s’en défaire en 2004, alors que le Bleu‑Blanc‑Noir est en route pour son deuxième titre de champion de la ligue.

Montréal remporte, en 2009, le titre de champion de la première division de la United Soccer League (USL) en battant les Whitecaps de Vancouver en finale sur la marque de 6‑3 sur l’ensemble des deux matchs, aller et retour. Cette victoire représente de brillants adieux à la USL, puisque l’Impact ne va plus y jouer qu’un an avant d’intégrer la NASL en vue de la saison 2011. Le club ne joue dans cette ligue qu’une seule saison, obtenant une fiche de 9‑8‑11 et ne réussissant pas à se qualifier pour les matchs éliminatoires, avant d’intégrer la MLS.

Le prix du meilleur joueur de la saison, le trophée Giuseppe‑Saputo, est attribué, en 2009, au milieu de terrain David Testo. Deux ans plus tard, il fait les gros titres lorsqu’il déclare ouvertement son homosexualité à l’occasion d’une entrevue accordée à Radio‑Canada, devenant ainsi le premier joueur américain professionnel de soccer à le faire. David Testo précise que ses coéquipiers, ses entraîneurs et la direction de l’équipe étaient au courant de son orientation sexuelle.

David Testo est libéré par le club avant son intégration à la MLS. Il avait auparavant déclaré qu’il se sentait véritablement chez lui au club, avec ses coéquipiers et avec les propriétaires, et à Montréal, ce qui l’avait conduit à refuser des offres d’autres équipes jouant en MLS alors que l’Impact jouait encore en USL.

Difficultés à l’Impact

Après la vente du club par Joey Saputo à un groupe d’hommes d’affaires locaux au printemps 1999, la décision est prise de ne pas jouer la saison en extérieur cette année‑là. Officiellement, il s’agit de préparer la saison de soccer intérieur 1999‑2000 de la NPSL; toutefois, nombreux sont ceux qui estiment que cette décision découle plutôt d’un différend avec la ligue. Le club déclare faillite au cours de la saison 2001, amenant la ligue à administrer l’équipe jusqu’à la fin de la saison. Ultérieurement, un accord est conclu entre la province du Québec, Hydro‑Québec et Joey Saputo pour garantir l’existence du club pour les cinq années suivantes.

L’Impact en MLS

Dès l’été 2008, l’Impact a des vues sur la MLS lorsque le commissaire Don Garber déclare son souhait d’ajouter deux franchises supplémentaires pour la saison 2011. Toutefois, Montréal n’est pas choisie comme étant l’une de ces deux équipes, même si une autre équipe canadienne, les Whitecaps de Vancouver, intègre, elle, la MLS. C’est le 7 mai 2010 que l’on annonce officiellement l’entrée de l’Impact de Montréal en MLS, ce qui laisse deux ans à Joey Saputo pour façonner une équipe capable d’être compétitive au plus haut niveau du soccer en Amérique du Nord et pour agrandir le stade qui porte son nom. Il est également prévu que le stade olympique accueillera certains matchs, en particulier en début de saison lorsque les conditions météorologiques à Montréal rendent le jeu en extérieur difficile. Aujourd’hui, le club continue à utiliser le stade olympique, y jouant au minimum, chaque année, le premier match de la saison.

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Deux milieux de terrain adverses se disputent le ballon \u00e0 l'occasion d'un face-\u00e0-face au printemps 2013 entre les Earthquakes de San Jose et l'Impact de Montréal, 27 mars 2013.

En raison de la nature particulière de la propriété des clubs en MLS, l’Impact de Montréal est une entité juridique distincte de ses incarnations antérieures. Le club a conservé son nom, les couleurs de l’équipe et les victoires passées, tout en adoptant un nouveau logo et une nouvelle identité visuelle à l’orée de sa première saison en MLS.

L’équipe montréalaise joue son premier match en MLS le 10 mars 2012, à l’extérieur, contre les Whitecaps de Vancouver, et perd sur la marque de 2‑0. Elle joue son premier match à domicile le 17 mars 2012 contre le Fire de Chicago, une partie qui se termine par un match nul sur la marque de 1‑1. C’est le milieu de terrain Davy Arnaud qui marque le premier but du club en MLS à la 56e minute devant 58 912 partisans, un chiffre record pour un match de soccer professionnel à Montréal. L’Impact décroche sa première victoire en MLS contre le Toronto FC le 7 avril, finissant par remporter le « derby de la 401 », également appelé « derby canadien », sur la marque de 2‑1. Montréal termine la saison 2012 avec une fiche de 12‑16‑6 et ne réussit pas à se qualifier pour les matchs éliminatoires. Joey Saputo a bâti l’équipe autour de joueurs en fin de carrière en provenance de la Serie A, la ligue professionnelle de soccer de plus haut niveau en Italie, notamment des vedettes comme Nelson Rivas, Matteo Ferrari, Alessandro Nesta et Marco Di Vaio. Le milieu de terrain international canadien Patrice Bernier, alors déjà âgé de 33 ans, marque, cette année‑là, neuf buts et adresse huit passes décisives, remportant le titre de joueur le plus utile pour la première saison de l’Impact en MLS.

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Le défenseur des Rapids Hunter Freeman et le milieu de terrain montréalais Sanna Nyassi \u00e0 la lutte pour le cuir dans un match au Dick's Sporting Goods Park, 26 mai 2012.

La saison suivante commence bien puisque l’Impact remporte ses quatre premiers matchs en mars 2013. Cette année‑là, Marco Di Vaio trouve véritablement son rythme de croisière, marquant 20 buts au cours de la saison et s’emparant du titre de meilleur joueur de la semaine à deux reprises. Aux côtés de Patrice Bernier, il est également sélectionné pour le match des étoiles de la MLS en 2013. Toutefois, au fur et à mesure que la saison avance, la forme de Montréal s’effrite, l’équipe terminant tout de même avec une fiche de 14‑13‑7 qui lui permet de décrocher une place pour les matchs éliminatoires. L’Impact joue son premier match des éliminatoires le 31 octobre 2013 contre le Dynamo de Houston qui l’emporte sur la marque de 3‑0.

La saison 2014 démarre par un changement d’entraîneur, Marco Schällibaum, qui n’a été aux manettes que pendant une seule saison, étant remplacé par Frank Klopas. Alessandro Nesta a pris sa retraite à l’issue de la saison précédente et le contrat de Siniša Ubiparipović, qui faisait partie de l’équipe depuis l’époque où elle jouait en NASL, n’est pas reconduit. Devant également faire face à de nombreux problèmes en dehors du terrain, la franchise de Montréal est incapable de remporter une victoire avant son huitième match de la saison. Les apports de l’international canadien Issey Nakajima‑Farran, de la sensation américaine Jack McInerney et du vétéran argentin Ignacio Piatti, qui intègrent tous l’équipe à la mi‑saison, s’avèrent toutefois insuffisants pour inverser le cours des choses. Montréal termine à la dernière place de la MLS avec une fiche de 6‑18‑10.

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Le milieu de terrain des Rapids Wells Thompson est fauché par le défenseur Hassoun Camara dans la surface de réparation lors d'un match au Dick's Sporting Goods Park, 26 mai 2012.

La direction apporte de nombreux changements lors de l’avant‑saison 2014‑2015, Marco Di Vaio prenant sa retraite et Matteo Ferrari quittant le club. Joey Saputo embauche alors quatre nouveaux joueurs avec des contrats permanents : l’Italien Marco Donadel, l’international belge Laurent Ciman, l’Argentin Andrés Romero et l’international camerounais Ambroise Oyongo Bitolo acquis dans le cadre d’un échange avec les Red Bulls de New York. L’équipe démarre la saison en mode mineur, rencontrant nombre de difficultés jusqu’au remplacement de l’entraîneur‑chef Frank Klopas par Mauro Biello après une défaite le 29 août contre le Toronto FC. Toutefois, on assiste alors à un renversement de tendance coïncidant également avec l’arrivée de Didier Drogba fin juillet. L’icône de la Côte d’Ivoire va marquer 11 buts lors de 11 matchs en saison régulière propulsant Montréal jusqu’à une deuxième qualification en matchs éliminatoires. Lors du premier match éliminatoire, Montréal élimine le Toronto FC sur la marque de 3‑0, avec un Didier Drogba encore auteur d’un but. Toutefois, l’Impact est éliminé au tour suivant par Columbus Crew en prolongation lors du match retour.

Montréal termine la saison régulière 2016 à la cinquième place de l’Association Est de la MLS. Avec une fiche de 11 victoires, 11 défaites et 12 matchs nuls, le club se qualifie pour disputer les séries éliminatoires de la MLS qui le voit affronter au premier tour le DC United. Lors de cette rencontre, l’Impact bat United à Washington 4‑2 après avoir mené 4‑0 grâce à des buts de Lauren Ciman et Ignacio Piatti et un doublé de Matteo Mancosu et avoir encaissé deux buts en toute fin de partie.

Lors des demi‑finales de l’Association de l’Est, Montréal fait face aux New York Red Bulls qui ont terminé la saison régulière à la première place. L’Impact remporte la première manche à Montréal 1‑0 en s’appuyant sur un style de jeu fait de solidité défensive et de contre‑attaques. Adoptant la même stratégie lors de la deuxième manche à New York, Montréal réussit à battre les Red Bulls 2‑1 et remporte donc la série 3‑1 sur l’ensemble des deux matchs, atteignant ainsi la finale de l’Association Est pour la première fois de son histoire. Le club montréalais est également, à cette occasion, la première franchise canadienne à jouer une finale d’association de la MLS; il est toutefois rejoint dans cette performance quelques heures plus tard, par le Toronto FC. Les deux équipes se rencontrent donc pour une finale d’association entièrement canadienne.

La première manche de la finale de l’Association Est se joue à guichet fermé dans un Stade olympique où se pressent 61 004 spectateurs. À la 53e minute, l’Impact a déjà marqué trois buts sans que Toronto n’ait pu répliquer; toutefois, l’équipe ontarienne réussit ensuite à inscrire deux buts pour une marque finale de 3‑2. La deuxième manche se déroule dans un BMO Field détrempé par la pluie, le 30 novembre à Toronto, et se termine à la fin du temps réglementaire sur cette même marque de 3‑2, les deux équipes se retrouvant alors à égalité 5‑5 sur l’ensemble des deux matchs et devant disputer des prolongations. La franchise de Toronto marque deux buts lors de la première période de prolongation, remportant le match 5‑2 et la série sur la marque cumulée de 7‑5.

Championnat canadien et Coupe des Voyageurs

La Coupe des Voyageurs est introduite en 2002 pour récompenser la meilleure équipe canadienne de la USL A‑League. À cette époque, quatre équipes se disputent le trophée : l’Impact de Montréal, les Lynx de Toronto, le Storm de Calgary et les Whitecaps de Vancouver. En 2008, la Coupe des Voyageurs est attribuée au vainqueur du Championnat canadien, un tournoi qui détermine l’équipe canadienne qui jouera l’année suivante en Ligue des champions de la Confédération de soccer d’Amérique du Nord, d’Amérique centrale et des Caraïbes (CONCACAF). L’Impact de Montréal remporte la Coupe des Voyageurs à neuf reprises.

Le onze montréalais décroche notamment la Coupe de 2002 à 2007 et s’empare du titre lors du premier Championnat canadien en 2008, soit une série de sept titres nationaux de suite. Le Championnat 2013 est un important lot de consolation pour Montréal, qui connaît alors une saison très décevante en MLS. Lors de ce tournoi, le Bleu‑Blanc‑Noir décroche notamment une victoire mémorable en match retour de la demi‑finale contre le Toronto FC sur la marque de 6‑0. La finale contre les Whitecaps de Vancouver se joue également sur deux matchs, aller et retour, qui se terminent tous les deux, après des oppositions tendues et âprement disputées, sur des marques égales, l’Impact ne s’imposant qu’au bénéfice des buts marqués à l’extérieur, le but qui permet à l’équipe de finalement remporter le Championnat étant marqué par le défenseur Hassoun Camara à la 84e minute du match retour à Vancouver.

Montréal remporte également le Championnat 2014, en battant le Toronto FC sur la marque de 2‑1 sur l’ensemble des deux matchs.

Ligue des champions de la CONCACAF

L’Impact de Montréal joue pour la première fois en Ligue des champions de la CONCACAF en 2008‑2009, après avoir remporté le Championnat canadien en 2008, alors qu’il était encore pensionnaire de deuxième division. Non seulement l’Impact se rend jusqu’à la phase de groupes, mais il réussit à terminer deuxième de son groupe avec le même nombre de points que le vainqueur, n’étant devancé par ce dernier que sur la base des règles en vigueur pour départager deux équipes à égalité au classement. Ainsi qualifié pour les quarts de finale, Montréal se prépare à un affrontement difficile avec le Santos Laguna, un poids lourd historique du soccer mexicain. Le Bleu‑Blanc‑Noir remporte le match aller au stade olympique sur la marque de 2‑0 devant 55 571 spectateurs, mais est battu 5‑2 à Torreón au Mexique. Le champion mexicain décroche donc la victoire 5‑4 sur l’ensemble des deux matchs. La prestation de l’Impact lors de la Ligue des champions 2013‑2014 est bien moins enthousiasmante, puisqu’elle se termine lors de la phase de groupes.

En 2014‑2015, l’équipe de Montréal termine première de son groupe de trois, sans avoir perdu un seul match. Lors des quarts de finale, elle affronte le CF Pachuca, un club mexicain, et obtient le match nul lors du match aller. Lors du match retour, bien que Pachuca ait pris les devants à la 80e minute, Cameron Porter, qui ne joue que son deuxième match professionnel pour Montréal, réussit à égaliser à la 94e minute en marquant son premier but dans le soccer professionnel. Montréal devient la première équipe canadienne à sortir une équipe mexicaine lors des matchs éliminatoires de la Ligue des champions.

En demi‑finale, l’Impact est opposé à l’équipe d’Alajuelense du Costa Rica. Le Bleu‑Blanc‑Noir remporte le match aller sur la marque de 2‑0 à Montréal et perd le match retour 4‑2 au Costa Rica, éliminant tout de même Alajuelense au bénéfice des buts marqués à l’étranger. Montréal devient alors le premier club canadien à atteindre la finale de la Ligue des champions de la CONCACAF. Le match aller se joue, le 22 avril 2015, à l’Estadio Azteca à Mexico contre le Club América. Montréal prend rapidement la tête grâce à un but d’Ignacio Piatti, avant qu’América n’égalise à la 89e minute. Cependant, un match nul sur la marque de 1‑1 décroché à l’étranger demeure un excellent résultat pour l’Impact. Une foule record de 61 004 spectateurs se presse au stade olympique de Montréal pour assister au match retour décisif. La partie commence bien pour les locaux avec un but d’Andrés Romero qui leur permet de prendre la tête dès la huitième minute et d’atteindre la mi‑temps en menant 2‑1 sur l’ensemble des deux matchs. Toutefois, la suite sera beaucoup moins heureuse, América réussissant à marquer quatre buts en deuxième mi‑temps sans que l’Impact soit en mesure de répliquer. Le match retour se termine 4‑2 en faveur du club mexicain qui remporte la Ligue des champions devant l’Impact.

Culture des partisans

Les Ultra Montréal cél\u00e8brent la victoire 5 0 de l'Impact sur le Dynamo de Houston \u00e0 Montréal, 24 ao\u00fbt 2013.

Les partisans de l’Impact de Montréal sont organisés en plusieurs groupes officiels. Les Ultra Montréal (UM02), un groupe créé en 2002, soutenaient l’équipe à l’époque où elle jouait en USL A‑League. Fondé au cours de la saison 2011 de la NASL, le groupe 127 Montréal tire son nom de la section du stade Saputo au sein de laquelle ses membres sont placés. Lancé au cours de la saison 2015, le groupe 1642MTL utilise l’année de la fondation de la ville de Montréal dans sa dénomination. Ces groupes soutiennent tous l’équipe en scandant des slogans, en chantant, en agitant des drapeaux et en réalisant des tifos.

Des partisans de l'Impact de Montréal lors d'un match contre l'Union de Philadelphie \u00e0 Montréal, 25 mai 2013.

Équipes de jeunes

Après l’annonce par l’Attak de Trois‑Rivières, qui lui servait jusque‑là de réserve, que le club ne participera pas à la saison 2010, l’Impact fonde, dans la foulée, sa propre académie. Cette dernière regroupe quatre équipes allant des moins de 13 ans jusqu’au moins de 18 ans qui jouent d’abord en Ligue canadienne de soccer jusqu’en 2012, l’année avant que la LCS ne perde son accréditation de l’Association canadienne de soccer après des allégations de matchs truqués, puis au sein de la U.S. Soccer Development Academy. Plusieurs joueurs ayant fait leurs classes au sein de l’académie, notamment les internationaux canadiens Karl Ouimette, Maxime Crépeau, Jérémy Gagnon‑Laparé, Wandrille Lefèvre et Maxim Tissot, signent ensuite un contrat en équipe première.

Pour la saison 2015, l’académie intègre la United Soccer League sous le nom de FC Montréal et joue désormais ses matchs à domicile au complexe sportif Claude‑Robillard. Les mouvements entre les formations du FC Montréal et du club principal sont nombreux, la réserve ayant vocation à offrir la possibilité aux joueurs plus jeunes de s’épanouir et de se perfectionner avant de prétendre à une place dans l’équipe de MLS.

Résultats en Coupe des Voyageurs et en Championnat canadien

2002

Équipe

V

N

D

BP

BC

DB

PTS

Impact de Montréal

5

0

1

12

5

+7

15

Lynx de Toronto

4

1

1

15

6

+9

13

Whitecaps de Vancouver

2

1

3

8

8

0

7

Storm de Calgary

0

0

6

4

20

−16

0

2003

Équipe

V

N

D

BP

BC

DB

PTS

Impact de Montréal

4

1

1

12

4

+8

13

Lynx de Toronto

4

0

2

9

7

+2

12

Whitecaps de Vancouver

3

1

2

7

5

+2

10

Storm de Calgary

0

0

6

2

14

−12

0

2004

Équipe

V

N

D

BP

BC

DB

PTS

Impact de Montréal

5

3

0

13

2

+11

18

Lynx de Toronto

4

1

3

13

12

+1

13

Aviators d’Edmonton

3

2

3

11

14

−3

11

Whitecaps de Vancouver

2

2

4

8

13

−5

8

Mustangs de Calgary

1

2

5

10

14

−4

5

2005

Équipe

V

N

D

BP

BC

DB

PTS

Impact de Montréal

4

0

0

5

1

+4

12

Whitecaps de Vancouver

1

1

2

1

2

−1

4

Lynx de Toronto

0

1

3

1

4

−3

1

2006

Équipe

V

N

D

BP

BC

DB

PTS

Impact de Montréal

1

3

0

3

2

+1

6

Lynx de Toronto

1

2

1

3

4

−1

5

Whitecaps de Vancouver

1

1

2

4

4

0

4

2007

Équipe

V

N

D

BP

BC

DB

PTS

Impact de Montréal

1

1

0

2

0

+2

4

Whitecaps de Vancouver

0

1

1

0

2

−2

1

2008

Équipe

V

N

D

BP

BC

DB

PTS

Impact de Montréal

2

1

1

5

2

+3

7

Toronto FC

1

2

1

4

4

0

5

Whitecaps de Vancouver

1

1

2

3

6

−3

4

2013

Demi‑finale

Match aller

Toronto FC

2‑0

Impact de Montréal

Match retour

Impact de Montréal

6‑0

Toronto FC

Résultat

L’Impact de Montréal remporte la victoire 6‑2 sur l’ensemble des deux matchs.

Finale

Match aller

Impact de Montréal

0‑0

Whitecaps de Vancouver

Match retour

Whitecaps de Vancouver

2‑2

Impact de Montréal

Résultat

L’Impact de Montréal s’impose en fonction de la règle des buts marqués à l’extérieur*.

*En cas d’égalité sur l’ensemble des deux matchs, les buts marqués à l’extérieur comptent double.

2014

Demi‑finale

Match aller

FC Edmonton

2‑1

Impact de Montréal

Match retour

Impact de Montréal

4‑2

FC Edmonton

Résultat

L’Impact de Montréal remporte la victoire 5‑4 sur l’ensemble des deux matchs.

Finale

Match aller

Toronto FC

1‑1

Impact de Montréal

Match retour

Impact de Montréal

1‑0

Toronto FC

Résultat

L’Impact de Montréal remporte la victoire 2‑1 sur l’ensemble des deux matchs.

Joueurs intronisés au Soccer Hall of Fame

Nick Dasovic

Jason deVos

Lyndon Hooper

John Limniatis