Infanterie

Parfois surnommée « reine des batailles », l’infanterie est la branche de l’armée qui fournit ses premiers combattants, appelés fantassins. La principale responsabilité de ceux-ci est de se rapprocher de l’ennemi et de le détruire. Bien qu’ils soient entraînés, armés et équipés pour combattre à pied, les fantassins sont habituellement transportés sur le champ de bataille par d’autres moyens. Les fantassins peuvent aussi être spécialisés, par exemple en infanterie légère, mécanisée, héliportée ou aéroportée. Les caractéristiques de l’infanterie sont la mobilité, la puissance de feu, la flexibilité, les communications et la vulnérabilité (à l’action ennemie). Les fantassins sont entraînés pour utiliser une variété d’armes individuelles ou collectives et travaillent avec les équipes interarmes de reconnaissance, de blindés, d’artillerie, de défense aérienne, de génie, d’aviation tactique et d’autres spécialistes de combat. Depuis l’Antiquité, l’infanterie a toujours représenté le plus important contingent des armées, à l’exception de la période féodale, où la cavalerie dominait. Au Canada, l’infanterie a toujours été le plus grand élément de l’armée.

Parfois surnommée « reine des batailles », l’infanterie est la branche de l’armée qui fournit ses premiers combattants, appelés fantassins. La principale responsabilité de ceux-ci est de se rapprocher de l’ennemi et de le détruire. Bien qu’ils soient entraînés, armés et équipés pour combattre à pied, les fantassins sont habituellement transportés sur le champ de bataille par d’autres moyens. Les fantassins peuvent aussi être spécialisés, par exemple en infanterie légère, mécanisée, héliportée ou aéroportée. Les caractéristiques de l’infanterie sont la mobilité, la puissance de feu, la flexibilité, les communications et la vulnérabilité (à l’action ennemie). Les fantassins sont entraînés pour utiliser une variété d’armes individuelles ou collectives et travaillent avec les équipes interarmes de reconnaissance, de blindés, d’artillerie, de défense aérienne, de génie, d’aviation tactique et d’autres spécialistes de combat. Depuis l’Antiquité, l’infanterie a toujours représenté le plus important contingent des armées, à l’exception de la période féodale, où la cavalerie dominait. Au Canada, l’infanterie a toujours été le plus grand élément de l’armée.


Infanterie canadienne

Une section d’infanterie se prépare à avancer avec le soutien d’un véhicule blindé léger (2018).

(avec la permission de l’École d’infanterie de l’Armée canadienne.)


Histoire de l’infanterie au Canada

Au Canada, les premiers soldats d’infanterie appartiennent aux unités des armées régulières française et britannique, durant la période coloniale. Les gouvernements coloniaux français et britannique développent un système pour recruter tous les hommes civils d’une certaine tranche d’âge pour des rassemblements annuels et, lorsque nécessaire, pour la guerre. Par la suite, les citoyens sont regroupés pour former les premières unités d’infanterie, qui sont habituellement des compagnies. Ensemble, elles forment la milice. Celle-ci est déployée à plusieurs reprises avant et après la Confédération, notamment pour la Guerre de 1812, les Rébellions de 1837 et 1838 au Bas-Canada et au Haut-Canada, les raids des Fenians et la Rébellion du Nord-Ouest.

À partir des années 1800, les compagnies de milice sont regroupées en bataillons. En 1883, le corps d’école d’infanterie est formé, devenant la première unité d’infanterie de la Force régulière. Plus tard, il formera la base du Royal Canadian Regiment (RCR), la plus ancienne unité d’infanterie au Canada.

L’infanterie canadienne est déployée pour la première fois à l’étranger à l’occasion de la guerre d’Afrique du Sud (Guerre des Boers). Celle-ci crée un précédent pour d’autres contributions de l’infanterie canadienne durant la Première et la Deuxième Guerre mondiale, la guerre de Corée, la Guerre froide, les missions de maintien de la paix dans plusieurs pays et les opérations de maintien de la paix dans les Balkans et en Afghanistan.

Insigne du Corps d’infanterie royal canadien

Insigne du Corps d’infanterie royal canadien avec sa devise, Ducimus (« Nous menons » en latin).
(avec la permission de l’École d’infanterie de l’Armée canadienne)


Corps d’infanterie royal canadien

Le Corps d’infanterie royal canadien est autorisé en 1942 et reçoit le préfixe « Royal » en 1947. Aujourd’hui, le Corps d’infanterie royal canadien (CIRC) est composé de trois régiments de la Force régulière (composés chacun de trois bataillons), de 49 régiments de la Réserve (tous composés d’un bataillon sauf deux) et de l’École d’infanterie. Il y a aussi neuf régiments de l’Ordre de bataille supplémentaire; ces unités n’ont pas de membres, mais peuvent être réactivées au besoin.

Un poste clé du CIRC est celui de directeur de l’Infanterie (D Inf), qui est désigné par le Commandant de l’Armée canadienne. DInf est une fonction supplémentaire d’un colonel d’infanterie. À ce poste, il ou elle assiste les officiers séniors et les membres non commissionnés de l’Armée et les Forces armées canadiennes quant aux politiques, au développement des forces, à la formation, à la guerre et autres questions.

Infanterie canadienne

Une section d’infanterie avance à côté d’un véhicule blindé léger (2019).
(avec la permission de l’École d’infanterie de l’Armée canadienne.)


L’infanterie régulière aujourd’hui

Les bataillons d’infanterie réguliers sont groupés en trois régiments : The Royal Canadian Regiment (The RCR), le Princess Patricia’s Canadian Light Infantry (PPCLI) et le Royal 22Régiment (R 22e R). Les premiers et deuxièmes bataillons de chaque régiment sont mécanisés et équipés de véhicules blindés légers 6.0. Le troisième bataillon de chaque régiment est une unité d’infanterie légère entraînée pour diverses méthodes d’insertions (aéroportée, héliportée, amphibie) sur une variété de terrains complexes (ville, montagne, jungle).

Les régiments réguliers sont assignés à trois Groupes-brigades mécanisés du Canada :

1er GBMC

1er et 3Bataillons PPCLI-BFC Edmonton, 2Bataillon-BFC Shilo

2GBMC

1er et 3Bataillons RCR-BFC Petawawa, 2Bataillon-BFC Gagetown

5 GBMC

1er et 3BataillonsR22eR-CFB Valcartier, 2Bataillon-Québec

Chaque bataillon d’infanterie est commandé par un lieutenant-colonel et inclut un état-major, trois compagnies de fusiliers, une compagnie de soutien tactique et une compagnie de services. Les compagnies de fusiliers sont commandées par des majors et consistent en un poste de commandement et trois pelotons de fusiliers (dans un bataillon d’infanterie mécanisée) ou deux pelotons de fusiliers et un peloton d’armes lourdes (dans un bataillon d’infanterie légère). Chaque peloton de fusiliers est commandé par un lieutenant ou un capitaine et inclut un quartier général, trois sections de fusiliers et un détachement d’armes lourdes, chacun commandé par un sergent. Un peloton d’armes lourdes comporte des sections anti-char et de tir d’appui direct. Une compagnie de soutien tactique fournit à tous les bataillons les fonctions de reconnaissance, de signalement et de tirs d’élite, de mortiers, de tirs d’appui directs et de sapeurs dans un bataillon d’infanterie légère. Une compagnie de services assure l’entretien, le transport et les approvisionnements immédiats du champ de bataille.

Infanterie de réserve actuelle

Les régiments d’infanterie de réserve et leurs compagnies ou pelotons détachés sont répartis dans près de 100 villes et villages de toutes les provinces, sauf l’IPE. Bien qu’ayant la même structure de commandement que les unités régulières, les régiments de réserve ont beaucoup moins de membres que les réguliers. Jusqu’à tout récemment, le rôle de la Réserve était de fournir des soldats additionnels aux régiments réguliers pour des opérations nationales ou internationales. En 2017, l’Armée a introduit des tâches de mission pour les unités de réserve. Dans l’infanterie, certains régiments doivent maintenant fournir un peloton de mortier, de sapeurs ou de tir d’appui direct. Ces pelotons deviennent une composante intégrale de la Force régulière lorsqu’ils sont déployés.

Infanterie canadienne

Une section d’infanterie avance à côté d’un véhicule blindé léger (2019).
(avec la permission de l’École d’infanterie de l’Armée canadienne)



Lecture supplémentaire

  • Michael Mitchell, Ducimus : les régiments de l'infanterie canadienne (1993)