Kerr-Lawson, James



St. Paul
Oeuvre de James Kerr-Lawson (avec la permission du Mus\u00e9e des beaux-arts du Canada).

Kerr-Lawson, James

 James Kerr-Lawson, peintre (Fifeshire, Écosse, 28 oct. 1862 -- Londres, Angl., 1er mai 1939). Il s'installe avec sa famille à Hamilton, en Ontario, et étudie à l'Ontario School of Art (1879-1880), puis à Rome, à l'Académie de France, et à l'Accademia di Belle Arte, où il est élève de Luigi Galli (1880-1881) et, enfin, à l'Académie Julian à Paris (1881-1884). De retour au Canada en 1885, il s'associe à William BRYMNER et à Homer WATSON. À partir de 1887, il voyage en France, en Italie, en Espagne et au Maroc, depuis son pied-à-terre à Glasgow puis, à partir de 1900, depuis sa résidence de Londres. Durant les années 1890, il s'associe avec les artistes britanniques George Frederick Watts, John Lavery et Frank Brangwyn, ainsi qu'à l'Anglo-Américain James McNeill Whistler. Vers 1897, il rencontre le critique et marchand d'oeuvres d'art américain Bernard Berenson, qui l'aidera en se faisant son marchand attitré.

Les portraits et paysages de Kerr-Lawson, créés de la fin des années 1880 jusque dans les années 1890, révèlent l'influence du réalisme de plein-air de Jules Bastien-Lepage, alors qu'à partir de 1904, ses oeuvres décoratives reflètent son amour pour la peinture vénitienne et les oeuvres de Canaletto et de Tiepolo, en particulier. Son style se distingue par le trait fin, les tons mats et les effets décoratifs. On le reconnaît surtout pour sa vision architecturale qui émane de ses peintures murales et de ses lithographies. Il est membre fondateur du club de Senefelder, créé en 1908 dans le but de relancer l'intérêt pour la lithographie.

À l'instar de nombreux autres artistes canadiens de sa génération, cet expatrié reste en contact avec le Canada, où il est membre du Canadian Art Club de 1912 à 1915. En 1916, lord Beaverbrook lui commande d'exécuter deux grandes scènes d'Arras et d'Ypres pour les archives de guerre du Canada, installées dans le nouveau sénat à Ottawa en 1921. Dans les années 20, il peint plusieurs portraits inspirés des tableaux d'artistes de la Renaissance italienne.


En savoir plus

Lecture supplémentaire

  • R.J. Lamb, Jamer Kerr-Lawson A Canadian Abroad (1983).