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Ken Dryden

Kenneth Wayne Dryden, C.P., O.C., joueur de hockey, gestionnaire, avocat, politicien, auteur (né le 8 août 1947 à Hamilton, en Ontario; décédé le 5 septembre 2025 à Toronto). Ken Dryden, athlète canadien des plus remarquables et des plus célèbres, était un membre clé de la dynastie des Canadiens de Montréal dans les années 1970. En 1971, il a remporté le trophée Conn Smythe en menant les Canadiens à la victoire de la Coupe Stanley. En 1972, il a reçu le trophée Calder, remis à la recrue de l’année, et a mené Équipe Canada à la victoire lors de l’historique Série du siècle. Il a ensuite remporté cinq trophées Vézina, remis au meilleur gardien de but de la LNH, et six Coupes Stanley avec les Canadiens en moins de huit ans de carrière. Intellectuel, analytique et avocat de formation, Ken Dryden a été le premier commissaire à la jeunesse de l’Ontario de 1984 à 1986. Il a été député libéral de 2004 à 2011 et ministre au sein du gouvernement de Paul Martin. Il était également un auteur à succès acclamé. Il a été nommé officier de l’Ordre du Canada. Il a été intronisé au Temple de la renommée des sports de l’Ontario et au Panthéon des sports canadiens, et a reçu l’Ordre du hockey au Canada.

Ken Dryden en 1976
Ken Dryden (no 29), gardien de but des Canadiens de Montréal, en 1976.
(photo de Bruce Bennett Studios, avec la permission de Getty Images)

Jeunesse et famille

Ken Dryden est l’un des trois enfants de Murray et Margaret (née Campbell) Dryden. Il a une sœur, Judy, et un frère, Dave. La famille habite d’abord à Hamilton, puis déménage dans le quartier d’Islington, à Etobicoke, une banlieue de Toronto.

Dave est un gardien de but qui évolue dans plusieurs équipes de la Ligue nationale de hockey (LNH) et de l’Association mondiale de hockey (AMH). Margaret enseigne en maternelle. Murray Dryden, ancien vendeur de briques et photographe amateur, dirige une entreprise d’aliments végétaux. En 1971, il fonde une organisation caritative qui distribue des lits et des couvertures à des milliers d’enfants dans des pays en développement. En 1981, il est nommé membre de l’Ordre du Canada en reconnaissance de son engagement philanthropique.

Ken Dryden joue dans la ligue de hockey de la communauté urbaine de Toronto avec les Humber Valley Packers. Il fréquente l’Etobicoke Collegiate Institute, où il pratique le baseball et le basketball. Il fait également partie de l’équipe de hockey junior B, les Indians d’Etobicoke. (Voir Hockey junior majeur canadien.)

En 1964, il est choisi en troisième tour (14e au total) par les Bruins de Boston lors du repêchage de la LNH. Cependant, lorsqu’ils apprennent que le jeune hockeyeur prend la décision inhabituelle d’aller à l’université plutôt que d’entamer sa carrière professionnelle, ils l’échangent aux Canadiens de Montréal. (Le chroniqueur de hockey montréalais, Red Fisher, écrit : « Dryden était différent. C’était un gardien de but qui suivait sa propre voie. »)

Université Cornell

Il s’inscrit en histoire à l’Université Cornell et joue pour l’équipe de hockey Cornell Big Red. En trois saisons avec Cornell (de 1966 à 1969), il domine avec un bilan global de 76-4-1. Sa moyenne de buts alloués par saison ne dépasse jamais 1,81 et son pourcentage d’arrêts n’est jamais inférieur à 0,936. Grâce à sa présence devant le filet, Cornell remporte le championnat de la NCAA en 1967 et trois championnats consécutifs de l’Eastern College Athletic Conference (ECAC). Il fait également partie de la première équipe des étoiles américaines à trois reprises.

Pendant ses études à l’Université Cornell, il est membre de la fraternité Sigma Phi Society et occupe le poste de vice-président de la société honorifique Quill and Dagger. En 1969, il obtient un baccalauréat ès arts. La même année, il joue deux matchs avec l’équipe canadienne qui se classe quatrième au championnat mondial de la Fédération internationale de hockey sur glace (IIHF), à Stockholm, en Suède.

Carrière dans la LNH

En 1970, Ken Dryden fait ses débuts professionnels en jouant pour les Voyageurs de Montréal, une équipe évoluant dans la Ligue américaine de hockey (LAH). Il affiche une moyenne de buts alloués de 2,68 en 33 matchs avec cette équipe.

Après avoir remporté les six derniers matchs de la saison régulière de 1970-1971 avec les Canadiens de Montréal, tout en maintenant une moyenne de buts alloués de 1,65, il participe à l’ensemble des séries éliminatoires de 1971 avec cette même équipe. L’équipe bat les champions en titre, les Bruins de Boston, largement favoris, au premier tour, remportant ainsi une Coupe Stanley inattendue. Le gardien de but termine avec une fiche de 12-8, une moyenne de buts alloués de 3,01 et un pourcentage d’arrêts de 0,914. Il remporte le trophée Conn Smythe, décerné au joueur le plus utile en séries éliminatoires.

Avec ses 1,93 m, Ken Dryden est un gardien de but d’un genre nouveau par rapport aux athlètes plus petits du passé. (À cette époque, on considère Terry Sawchuk, Tony Esposito et Glenn Hall grands pour ce poste avec leur 1,80 m. Rogie Vachon, le gardien numéro 1 des Canadiens avant que Dryden le détrône, mesure 1,73 m.) Phil Esposito, impressionné par sa stature imposante et apparemment infranchissable, le qualifie un jour de « foutue girafe ». Rare parmi les athlètes pour son côté cérébral et intellectuel, il est également surnommé « le penseur » en raison de sa pose pensive et caractéristique : debout, observateur, le menton posé sur ses bras croisés au sommet de son bâton.

Durant ses études en droit à l’Université McGill, il remporte en 1972 le trophée Calder de la recrue de l’année, puis, en 1973, le trophée Vézina du meilleur gardien de but de la ligue. Il décroche à nouveau le trophée Vézina en 1976, et le partage avec son remplaçant Michel Larocque (comme le veut la règle à l’époque) en 1977, 1978 et 1979. ( Voir aussi Trophée Vézina.)

En sept saisons complètes dans la LNH, il obtient cinq fois le titre de gardien de but étoile. Sa fiche, sur moins de huit saisons dans la LNH jusqu’à sa retraite après la saison 1978-1979 à l’âge de 31 ans, figure parmi les meilleures et les plus constantes de tous les gardiens modernes. Il maintient une moyenne de buts alloués de 2,24 et un pourcentage d’arrêts de 0,922. Sa fiche est de 258-57-74, avec 46 blanchissages en 397 matchs de saison régulière. En 112 matchs éliminatoires en carrière, il obtient une fiche de 80-32, une moyenne de buts alloués de 2,41, un pourcentage d’arrêts de 0,915 et 10 blanchissages.

Ayant remporté six Coupes Stanley en neuf saisons, les équipes des Canadiens de Montréal, dont Dryden fait partie, figurent parmi les plus grandes dynasties de l’histoire de la LNH. L’équipe de 1976-1977, en particulier, enregistre la meilleure fiche en saison régulière de l’ère moderne (60-8-12). Elle affiche également un bilan de 12-2 en séries éliminatoires, lorsque Dryden devient le cinquième gardien de but de l’histoire de la LNH à réaliser quatre blanchissages en une seule saison. En 2014, le Hockey News classe l’équipe des Canadiens de 1976-1977 comme la meilleure de l’histoire de la LNH.

Ken Dryden
Le gardien de but des Canadiens de Montréal, Ken Dryden (no 29), devant son filet lors d’un match au Forum de Montréal.
(photo de Bruce Bennett, avec la permission de Getty Images)

Hiatus

Ken Dryden rate la saison 1973-1974 de la LNH en raison d’un différend contractuel avec les Canadiens concernant son salaire, qu’il juge trop bas. En 1973, il obtient un diplôme en droit de l’Université McGill. Il fait ensuite un stage au sein du cabinet d’avocats torontois Osler, Hoskin and Harcourt. (« Dryden quitte le hockey pour un poste de commis juridique », titre le New York Times.) Il joue aussi au hockey comme défenseur dans une ligue masculine récréative à Toronto et travaille comme commentateur sportif pour les Toros de Toronto de l’AMH.

Après avoir accumulé 120 points au cours de la saison 1972-1973 et avoir remporté la Coupe Stanley, les Canadiens inscrivent 99 points sans Dryden la saison suivante et sont éliminés lors du premier tour des séries éliminatoires. Ils signent ensuite avec Dryden un contrat de trois ans pour un salaire annuel de 200 000 dollars, une augmentation significative par rapport aux 80 000 dollars qu’il gagnait auparavant.

Autres activités

En 1971, il s’engage pour la première fois dans la fonction publique. Cet été-là, il effectue un stage au sein de l’organisation Public Citizen de Ralph Nader, un défenseur américain de la sécurité publique. En tant que membres des « attaquants de Nader », lui et d’autres étudiants en droit intentent diverses poursuites contre des multinationales et des fonctionnaires dans le but de garantir la sécurité publique et le respect des normes environnementales. Il tente également, sans succès, de créer une équipe de recherche sur l’intérêt public comparable en Ontario.

De 1984 à 1986, il devient premier commissaire à la jeunesse de l’Ontario. En 1986, il publie un rapport proposant d’améliorer la formation professionnelle des jeunes.

Analyste de télévision

Après sa carrière de hockeyeur, il devient commentateur sportif pour la chaîne de télévision américaine ABC lors des Jeux olympiques d’hiver de 1980, 1984 et 1988. Il se distingue en particulier en collaborant avec Al Michaels lors de la retransmission mythique de la victoire de l’équipe masculine américaine lors du « miracle sur la glace » aux Jeux olympiques d’hiver de 1980 à Lake Placid. La veille, il se rend à Ottawa en voiture pour passer son examen du barreau qu’il réussit.

ABC Sports : Jeux olympiques d’hiver de 1980
Le gardien de but retraité de la LNH, Ken Dryden, avec le commentateur d’ABC Sports, Al Michaels, lors du match de hockey sur glace masculin opposant la Suède aux États-Unis aux Jeux olympiques d’hiver de 1980 à Lake Placid, dans l’État de New York.
(photo de Steve Fenn, avec la permission d’ABC Photo Archives via Getty Images)

Président des Maple Leafs de Toronto

De 1997 à 2004, Ken Dryden est président des Maple Leafs de Toronto, l’équipe de sa ville natale. Il supervise le déménagement de l’équipe du Maple Leaf Gardens au Centre Air Canada (aujourd’hui le Scotiabank Arena). Il est salué pour sa gestion d’un scandale sexuel impliquant un ancien employé des Maple Leafs, reconnu coupable d’avoir agressé sexuellement plusieurs garçons pendant de nombreuses années. (Voir Maple Leaf Gardens Sex Scandal.)

Pendant son mandat, les Maple Leafs enregistrent un bilan de 289-206-61 en saison régulière. L’équipe se qualifie pour les séries éliminatoires lors de six des sept saisons et se hisse deux fois en finale de conférence. Cependant, Dave Feschuk note dans le Toronto Star que « les querelles intestines au sein de la direction constituaient un thème central, et on a accusé Dryden à plusieurs reprises d’hésitation ». Le président prend le rôle de directeur général à un moment donné et tente, sans succès, d’embaucher son ancien coéquipier Bob Gainey comme directeur général. Mais avant la saison 2003-2004, à la suite d’un changement de propriétaire, le poste de Dryden est aboli. Il est muté au poste de vice-président de Maple Leaf Sports and Entertainment (MLSE) et y obtient un siège au conseil d’administration. Ce changement l’écarte des décisions concernant le hockey.

Ken Dryden
Le directeur général des Maple Leafs de Toronto, Ken Dryden, s’adresse aux journalistes lors d’une conférence de presse au Maple Leaf Gardens à Toronto, le 30 mai 1997.
(photo de Harry How, avec la permission de Allsport via Getty Images)

Carrière politique

En mai 2004, il annonce qu’il quitte le MLSE pour se présenter comme candidat du Parti libéral dans la circonscription torontoise de York-Centre aux élections fédérales du 28 juin. Il est élu avec 54,8 % des voix, soit plus du double de celles du candidat conservateur Michael Mostyn, qui arrive en deuxième position. Il devient ministre du Développement social dans le Cabinet du premier ministre Paul Martin. Les libéraux perdent le pouvoir lors des élections de 2006, mais le député est réélu dans sa circonscription, battant une fois de plus le candidat Mostyn avec une large avance.

Lorsque Paul Martin annonce sa décision de quitter la direction du Parti libéral, Ken Dryden devient l’un des huit candidats à la chefferie lors du congrès à la direction de 2006. Il est cependant défait au deuxième tour de scrutin. Le chef libéral Stéphane Dion le nomme par la suite président du comité de justice sociale nouvellement créé au sein du caucus. En 2011, il se représente aux élections, mais est battu par le candidat conservateur Mark Adler, qui l’emporte par une marge de 15 points.

Carrière d’auteur

Ken Dryden est également l’auteur acclamé de dix ouvrages, dont deux sur le hockey qui se distinguent des autres livres sur le sport par leur profondeur littéraire. The Game (1983; 1 re trad. L’Enjeu; 2e trad. Le Match) est généralement considéré comme le meilleur livre sur le hockey et comme l’un des plus grands livres sur les sports jamais écrits. En 2024, Sports Illustrated le classe au 9e rang de sa liste des 100 meilleurs livres sur le sport de tous les temps. The Game présente un compte rendu détaillé et perspicace d’une semaine de la dernière saison de l’auteur avec les Canadiens. Une édition spéciale 30e anniversaire, parue en 2013, inclut un nouveau chapitre sur la journée du gardien de but avec la Coupe Stanley en 1979. Home Game: Hockey and Life in Canada (1989), qu’il coécrit avec Roy MacGregor, explore l’importance culturelle du hockey au Canada.

En 1993, Penguin Books publie son premier et unique roman, The Moved and the Shaken : The Story of One Man’s Life. L’ouvrage In School: Our Kids, Our Teachers, Our Classrooms (1995), qu’il a écrit en collaboration avec Roy MacGregor, approfondit son intérêt de longue date pour le système d’éducation canadien. Il fréquente même une école secondaire de Mississauga pendant un an pour mener ses recherches. Dans Becoming Canada: Our Story, Our Politics, Our Future (2010), il cherche à raconter une histoire nationale plus juste pour le pays.

Dans Game Change: The Life and Death of Steve Montador and the Future of Hockey (2017), l’auteur explore la vie et la carrière dans la LNH de Steve Montador, décédé subitement à l’âge de 35 ans, des suites d’une encéphalopathie traumatique chronique, une maladie cérébrale causée par des traumatismes crâniens répétés qui ne se diagnostique qu’après un décès. Scotty: A Hockey Life Like No Other (2019; trad. Scotty : une vie de hockey d’exception) raconte la vie, la carrière et les stratégies d’entraînement de son ancien entraîneur, le légendaire Scotty Bowman. Il revient sur le 50e anniversaire de Série du siècle dans The Series: What I Remember, What It Felt Like, What It Feels Like Now (2022; trad. La Série du siècle, telle que je l’ai vécue). Dans The Class: A Memoir of a Time, a Place, and Us (2023), il s’attarde sur ses camarades de classe qui ont obtenu leur diplôme du Etobicoke Collegiate en même temps que lui en 1965. Ces quatre livres sont tous des succès de librairie nationaux.

Legs

Après le décès de Ken Dryden des suites d’un cancer à l’âge de 78 ans, Dave Feschuk du Toronto Star le décrit comme « un penseur profond dans un sport souvent irréfléchi ». Il écrit que Dryden « était à bien des égards la conscience d’un sport souvent sans vergogne, un fervent défenseur de la primauté du talent sur la brutalité qui prévalait parfois à l’apogée de sa carrière, et un critique virulent du déni de la LNH quant au lien entre les traumatismes crâniens et l’encéphalopathie traumatique chronique. Dryden n’était pas seulement une légende du hockey, il en était un élève accompli, conscient de la nécessité de faire évoluer ce sport ». Pour le premier ministre Mark Carney, « Rares sont les Canadiens qui ont tant donné, ou qui se sont autant distingués, pour notre pays. »

Distinctions

En 1983, Ken Dryden est intronisé au Temple de la renommée du hockey et, en 1984, au Panthéon des sports canadiens. En 1985, une statue de bronze à son effigie, « The Goalie », est dévoilée devant l’aréna Raymond-Bourque, dans l’arrondissement Saint-Laurent, à Montréal. Elle le représente dans sa posture emblématique, les bras croisés au sommet de son bâton. Une statue similaire se trouve à l’intérieur du Temple de la renommée du hockey à Toronto. En 2005, il est intronisé au Panthéon des sports canadiens pour la deuxième fois, en tant que membre d’Équipe Canada 1972.

En janvier 2007, les Canadiens de Montréal retirent son chandail no 29. En 2010, le programme de hockey Cornell Big Red retire son chandail no 1. Ken Dryden et Joe Nieuwendyk sont les seuls anciens joueurs de Cornell dont le numéro a été retiré.

En 2013, Ken Dryden est nommé officier de l’Ordre du Canada pour ses contributions à la vie canadienne en tant que joueur de hockey, avocat et fonctionnaire. En 2017, la NHL l’élève au rang des 100 meilleurs joueurs de la LNH.

Prix

  • Équipe des étoiles du tournoi de la NCAA (1967)
  • Première équipe d’étoiles de l’ECAC (1967, 1968, 1969)
  • Première équipe des étoiles américaines de l’Est (1967, 1968, 1969)
  • Première équipe des étoiles du tournoi de l’ECAC (1967, 1968, 1969)
  • Deuxième équipe des étoiles du tournoi de la NCAA (1968, 1969)
  • Trophée Conn Smythe (1971)
  • Trophée commémoratif Calder (1972)
  • Trophée Vézina (1973, 1976)
  • Trophée Vézina (1977, 1978, 1979, avec Michel Larocque)
  • Deuxième équipe des étoiles de la LNH (1972)
  • Première équipe des étoiles de la LNH (1973, 1976, 1977, 1978, 1979)
  • Membre du Temple de la renommée du hockey (1983)
  • Membre du Canada’s Sports Hall of Fame (1984)
  • Membre du Conseil privé pour le Canada (2004)
  • Membre du CoSIDA Academic All-America Hall of Fame (2005)
  • Membre (au sein d’Équipe Canada 1972) du Panthéon des sports canadiens (2005)
  • Membre du Temple de la renommée des sports de l’Ontario (2011)
  • Ordre du hockey au Canada de Hockey Canada (2020)

Grades honorifiques


Œuvres publiées

  • Face-off at the Summit (1973), avec Mark Mulvoy
  • The Game (1983; trad. L’Enjeu; Le Match)
  • Home Game: Hockey and Life in Canada (1990), avec Roy MacGregor
  • The Moved and the Shaken: The Story of One Man’s Life (1993)
  • In School: Our Kids, Our Teachers, Our Classrooms (1995), avec Roy MacGregor
  • Becoming Canada (2010)
  • Game Change: The Life and Death of Steve Montador and the Future of Hockey (2017)
  • Scotty: A Hockey Life Like No Other (2019; trad. Scotty : une vie de hockey d’exception)
  • The Series: What I Remember, What It Felt Like, What It Feels Like Now (2022; trad. La Série du siècle, telle que je l’ai vécue)
  • The Class: A Memoir of a Time, a Place, and Us(2023)