Kingwell, Mark

Mark Kingwell, philosophe, écrivain, critique (Toronto, 1er mars 1963). Mark Kingwell voit le jour à Toronto, mais grandit dans des bases aériennes situées partout au Canada, de l'Île-du-Prince-Édouard au Manitoba, où il fréquente une école secondaire jésuite pour garçons.

Kingwell, Mark

Mark Kingwell, philosophe, écrivain, critique (Toronto, 1er mars 1963). Mark Kingwell voit le jour à Toronto, mais grandit dans des bases aériennes situées partout au Canada, de l'Île-du-Prince-Édouard au Manitoba, où il fréquente une école secondaire jésuite pour garçons. Il obtient un baccalauréat ès arts à l'Université de Toronto et une maîtrise en philosophie et en littérature à l'Université d'Édimbourg. Il effectue ensuite une maîtrise et un doctorat en philosophie à Yale avant de faire partie du département de PHILOSOPHIE à l'Université de Toronto.

Mark Kingwell est un philosophe connu du public et qui s'adresse à un vaste auditoire, allant des lecteurs de revues scientifiques aux lecteurs du National Post. Au fil de ses nombreuses publications académiques et générales ainsi que de ses apparitions fréquentes dans les médias, il cherche à interpeller le public, ce qui constitue un prolongement des thèmes centraux de son travail concernant la participation civique et politique.

Le premier ouvrage de Mark Kingwell, A Civil Tongue (1995), qui remporte le Prix Spitz en 1997 dans la catégorie théorie politique, est l'aboutissement du travail commencé à Yale. Il y réfléchit sur une théorie de « thérapie par la parole » pour la justice sociétale, selon laquelle la justice peut être réalisée par une conversation soutenue entre les citoyens réels dans laquelle les vertus de la raison, de la tolérance et de la civilité sont primordiales.

En 1998, Mark Kingwell publie Better Living: In Pursuit of Happiness from Plato to Prozac (trad. À la recherche du Bonheur : De Platon au Prozac), qui est un succès de librairie et dans lequel il examine le bonheur à partir d'une multitude d'angles : philosophique, historique, chimique, culturel. Dans un style à la fois scientifique et journalistique, Kingwell traite de sous-cultures, telles que le discours des conférenciers spécialistes de la motivation, les sports professionnels et les médicaments sur ordonnance. Il tente de comprendre comment nous construisons le « bonheur » dans le monde moderne. En fin de compte, Kingwell détourne ses lecteurs de l'hédonisme pour les diriger vers un « meilleur mode de vie » qui, bien qu'il exige plus d'effort, est un chemin plus certain vers le bonheur.

À titre de philosophe, Mark Kingwell considère que participer à la culture populaire constitue un prolongement de sa mission pédagogique. C'est un écrivain prolifique, un collaborateur à la rédaction et un critique à la fois dans les médias de masse et les médias substituts. On retrouve ses textes dans des sources aussi diverses que Harper's, This Magazine, le magazine New York Times, Canadian Art et Auto Racing Weekly. Bien qu'il soit critiqué par certains théoriciens pour ses grands travaux « non scientifiques », Kingwell rétorque qu'il suit l'exemple de Socrate et qu'il est toujours bon d'être en compagnie de Socrate.

Les essais et les articles de Mark Kingwell sont publiés dans trois recueils : Marginalia (1999); Practical Judgements: Essays in Culture, Politics, and Interpretation (2002) et Nothing for Granted: Tales of War, Philosophy and Why the Right Was Mostly Wrong (2005). Ces essais, souvent humoristiques et personnels, couvrent un large éventail de sujets contemporains tirés de la politique, de la société et de la culture populaire. Kingwell revient constamment à sa préoccupation quant au rôle que jouent les citoyens pour créer un monde juste et pacifique.

De même, dans son succès de librairie The World We Want: Restoring Citizenship in a Fractured Age (2000), il porte son attention sur le potentiel d'une population mondiale. Fervent amateur de sports et pêcheur à la mouche, il écrit également un mémoire sur la pêche intitulé Catch and Release: Trout Fishing and the Meaning of Life. L'ouvrage historique et songeur de Kingwell Nearest Thing to Heaven: The Empire State Building and American Dreams paraît en 2006.