La reine c. Olson

À l'été de 1982, Clifford Robert Olson est arrêté pour le meurtre de 11 enfants.

La reine c. Olson

À l'été de 1982, Clifford Robert Olson est arrêté pour le meurtre de 11 enfants. Il inscrit des plaidoyers de culpabilité aux accusations de meurtre, mais on apprend plus tard que le procureur général de la Colombie-Britannique a accepté une proposition faite par Olson pour que la somme de 100 000 dollars soit versée en fiducie en faveur de sa femme et de son enfant mineur en contrepartie de l'aide qu'il apporterait pour retrouver 6 cadavres manquants et de la communication de renseignements concernant 4 cadavres qui ont déjà été découverts. Les nouvelles de l'entente déclenchent une controverse acrimonieuse au pays sur la question de savoir s'il est moral de permettre à un criminel de bénéficier de ses crimes et de permettre à la police d'acheter des renseignements. La controverse soulève des questions concernant l'opportunité des ententes conclues avec les criminels, y compris le paiement pour les renseignements et le retrait d'accusations en contrepartie de la communication de renseignements ou d'éléments de preuve. On fait valoir que de tels encouragements peuvent mener à la création d'une catégorie de témoins professionnels qui participeraient à des crimes pour ensuite en bénéficier. Bien que la COUR SUPRÊME DU CANADA ait statué dans l'affaire la reine c. Palmer et Palmer (1979) que les autorités pouvaient légalement payer pour obtenir des éléments de preuve, les procureurs généraux sont pressés d'établir des lignes directrices éthiques régissant ces paiements. Le paiement versé à la femme et au fils d'Olson est contesté au civil (voir DROIT CIVIL) par les familles des victimes d'Olson, qui font valoir qu'elles ont le droit d'être indemnisées pour la mort de leurs enfants. Le juge Trainor, de la Cour suprême de la Colombie-Britannique, juge que les familles des victimes ont le droit d'obtenir l'argent versé en fiducie en faveur de la femme et du fils d'Olson, mais sa décision est infirmée par la Cour d'appel de la Colombie-Britannique et une demande d'autorisation d'appel à la Cour suprême est subséquemment rejetée.