Walker, Larry

En 1990, sa première saison complète au sein des Expos, il obtient la septième place des recrues de l'année, nommées par les membres de l'Association des chroniqueurs de baseball d'Amérique. Au cours de cette saison, il joue 133 matchs, et sa moyenne est de .241.

Walker, Larry

Walker, Larry

Larry Walker, (Maple Ridge, Colombie-Britannique, décembre 1966). Pendant sa jeunesse, Larry Walker joue au hockey et occupe la position de gardien de but pendant 13 ans. Il joue, entre autres, avec Cam Neely qui poursuivra une grande carrière avec les Bruins de Boston dans la LNH. Larry Walker joue au baseball dans l'équipe nationale junior du Canada quand des recruteurs des EXPOS DE MONTRÉAL le remarquent. Il joue son premier match dans la Ligue majeure le 16 août 1989, au champ droit, contre les Giants de San Francisco. Il obtient trois buts sur balles et frappe un premier lancer (de Mike LaCoss).

En 1990, sa première saison complète au sein des Expos, il obtient la septième place des recrues de l'année, nommées par les membres de l'Association des chroniqueurs de baseball d'Amérique. Au cours de cette saison, il joue 133 matchs, et sa moyenne est de .241. La carrière de Walker prend son envol en 1991. Il devient le meilleur frappeur de la Ligue nationale pendant la seconde moitié de la saison, avec une moyenne au bâton de .338 en 72 matchs et en comptant 21 doubles, 10 circuits et 41 points produits (PP), après le match des étoiles. Durant cette même saison, il jouera aussi 39 matchs au premier but. En 1992, il reçoit le « Gant d'or » et le trophée « Louisville Silver Slugger » comme meilleur voltigeur attaquant (champ droit). Sa moyenne est alors de .301.

À la saison suivante, Larry Walker représente les Expos au match des étoiles tenu à San Diego. Il est honoré de nouveau lorsqu'il se voit décerner le titre de joueur étoile par l'Associated Press et le magazine Sporting News. Il se classe en cinquième place pour l'obtention du prix du joueur le plus utile à son équipe de la Ligue majeure. En 1993, il poursuit son ascension en inscrivant sa première saison 20/20 (20 circuits, 20 buts volés) à son actif. Il remporte son deuxième Gant d'or. Le 1er septembre 1993, il frappe le premier grand chelem de sa carrière, à Cincinnati, face au lanceur John Roper.

En 1994, Larry Walker joue au premier but pendant presque toute la saison en raison d'une blessure à la coiffe des rotateurs de l'épaule droite (côté lanceur). Bien qu'il doive se faire opérer après la saison, L.Walker obtient quand même une moyenne au bâton de .322, en plus de la première place pour les doubles (44). La saison 1994 débute bien pour Walker et les Expos, mais elle est interrompue par un conflit de travail.

Quand il devient agent libre, juste avant la saison 1995, l'équipe des Expos, qui éprouve des difficultés financières, ne peut renouveler son contrat, lui qui maintenant est devenu une grande vedette. En avril 1995, il signe un contrat avec les Rockies du Colorado de la Ligue nationale. L.Walker dépasse la marque de .300 pour la deuxième année consécutive (.306), et, grâce à ses 31 circuits, 72 coups sûrs supplémentaires et une puissance au bâton de .607, arrive en deuxième place au classement de la Ligue nationale.

En 1996, il se blesse à la clavicule au cours d'un match à Denver et doit interrompre sa saison qui se déroulait bien jusqu'alors. En effet, il avait établi un nouveau record dans la Ligue nationale avec six coups sûrs supplémentaires consécutifs. À cause de cette blessure, il manque 60 matchs et atteint une moyenne de seulement .276.

C'est un Larry Walker en forme qui revient au jeu en 1997; il connaît la meilleure saison de tous les temps pour un joueur canadien dans la Ligue majeure. Il remporte le prix convoité MVP lorsque 22 des 28 membres de l'Association des chroniqueurs de baseball lui accordent leur vote. Il domine aussi la Ligue nationale en frappant 49 circuits, est deuxième au classement au bâton avec une moyenne de .366 et troisième dans les PP (130). Il manque par 4 circuits et 10 PP de remporter la première triple couronne (meilleur joueur dans les circuits, les coups sûrs et les PP) en 60 ans. Son total de buts est de 409, le 10e meilleur score de l'histoire du baseball et le meilleur des ligues majeures depuis Stan Musial (429 en 1948). Il devient l'un des cinq seuls joueurs à avoir compté au moins 40 circuits et 30 buts volés en une seule saison. Il remporte aussi son troisième Gant d'or.

En 1998, Larry Walker devient le premier joueur d'origine canadienne à remporter un titre de frappeur au XX<sup>e</sup> siècle (Tip O'Neill de St. Louis avait remporté le titre de l'Association américaine en 1887). Après le match des étoiles, il frappe une moyenne de .363 et atteint .402. Ce match lui permet aussi d'être le joueur de départ pour la deuxième fois d'affilée lors d'un match des étoiles.

Larry Walker prolonge son contrat de six ans au camp d'entraînement du printemps 1999. Il remporte son deuxième titre de meilleur frappeur avec une moyenne de .379 (.461 à domicile), ce qu'on croit être un record dans les ligues majeures. Il est aussi le meneur de la Ligue nationale avec une puissance au bâton de .710 et une présence au bâton de .458. Malheureusement, il n'a pu terminer la saison car il a dû se faire opérer en raison d'un effritement du cartilage au genou gauche.

En 2000, Larry Walker aura manqué 83 matchs, suite à ses problèmes au coude qui ont fini par nécessiter une deuxième opération. Il demeure quand même le meilleur frappeur canadien de l'histoire, avec ses 1448 coups sûrs surpassant ainsi Jeff Heath (1936-1949). Il a aussi battu le record de 887 points produits de Heath avec un superbe circuit atteignant le troisième niveau du stade Coors Field, le 17 juillet. Larry Walker terminera la saison 2000 avec le titre du meneur canadien de tous les temps dans les coups sûrs, les circuits, les points produits, les doubles et les points marqués.

En 2001, il remporte, pour la troisième fois en quatre ans, le titre de meilleur frappeur avec une moyenne de .350, 35 doubles, 3 triples, 38 circuits et 123 PP. Bien qu'il souffrit de blessures pendant les derniers années de sa carrière, il a néanmoins réussi a garder une moyenne compétitive. En 2004, il passe aux Cardinals de Saint-Louis et termine sa carrière en beauté en inscrivant 383 circuits durant sa saison finale. Larry Walker prit sa retraite du baseball professionnel en 2005 mais il continue de s'impliquer dans le sport grâce à divers postes d'entraîneur. En 2009, il fut nommé entraineur-adjoint pour l'équipe du Canada dans le World Baseball Classic.

Larry Walker a été intronisé au PANTHÉON DES SPORTS CANADIENS en 2009.


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