Lézard

  DescriptionLes lézards ont une peau sèche couverte d'écailles épidermiques. La majorité des espèces de lézards ont des pattes, une longue queue, des paupières mobiles et des oreilles bien développées.

Phrynosome
(Corel Professional Photos).
Lézard et Salamandre
Le Lézard possède une peau sèche, des écailles, une oreille derrière la tête, des griffes, des paupières mobiles et cinq doigts à chacune des quatre pattes. La Salamandre possède une peau humide, n'a pas d'écaille, d'oreille ou d'ongles, mais des paupières à peine mobiles et cinq doigts sur les pattes postérieures et quatre sur les pattes antérieures (oeuvre de Jan Sovak, 1989)
Scinques
L'un des principaux rôles du parc national de la Pointe-Pelée est la préservation d'une partie de la zone carolinienne canadienne. Cette zone se caractérise par la présence de nombreux animaux et plantes qui ne se retrouvent pas ailleurs au Canada, tels les scinques pentalignes, seuls lézards du Canada (photo de J.R. Graham).
Lézard cornu pygmé
Lézard cornu pygmé (oeuvre de Charles Douglas).

Lézard est le nom commun donné aux membres du plus diversifié d'un groupe de reptiles vivants. Autrefois, les lézards comprenaient les amphisbènes (lézards-vers) et les serpents, mais ces derniers sont traités de façon distincte dans cet ouvrage. Reptiles et lézards forment le groupe des squamates. Il existe plus de 4450 espèces de lézards dans le monde, et plus de 7300 si l'on inclut les serpents. La taille des lézards est très variable, allant du minuscule gecko Sphaerodactylus (de deux à cinq centimètres) au dragon de Komodo, qui peut atteindre trois mètres de long.

Description
Les lézards ont une peau sèche couverte d'écailles épidermiques. La majorité des espèces de lézards ont des pattes, une longue queue, des paupières mobiles et des oreilles bien développées. Certains lézards sont semblables à des serpents, ayant un corps très long et mince avec des pattes minuscules ou non apparentes. Certaines espèces fouisseuses (par ex. l'amphisbène) n'ont presque plus d'yeux ni d'oreilles. On croit que les serpents proviennent de lézards dont les pattes, les yeux et les oreilles ont été modifiés au fur et à mesure qu'ils s'adaptaient au mode de vie fouisseur.

Si la plupart des lézards sont de petite taille, ils sont généralement capables de mouvements rapides et peuvent facilement semer un humain qui les poursuit afin de se mettre à l'abri. Ils tiennent leurs pattes étalées sur les côtés vers l'extérieur, mais lorsqu'ils courent, ils soulèvent leur corps bien au-dessus du sol. Quelques espèces, comme le lézard à collerette d'Australie et le basilic d'Amérique centrale, ont de grandes pattes postérieures sur lesquelles ils peuvent courir en position bipède avec la queue relevée qui sert de contrepoids. Deux espèces, le monstre de Gila, du sud-ouest des États-Unis, et le lézard perlé mexicain, sont venimeuses.

Répartition et habitat
La plupart des lézards vivent dans les climats chauds, ensoleillés et secs et toutes les espèces canadiennes se trouvent près de la frontière méridionale du pays. Habituellement, ils vivent dans un habitat qui réunit des endroits pour se mettre à l'abri et des espaces non couverts propices aux bains de soleil. On en compte six espèces au Canada, dont la longueur varie entre 8 cm et 21 cm : le lézard-alligator boréal (Elgaria coerulea, famille des anguidés), du sud de la Colombie-Britannique incluant le sud de l'île de Vancouver, l'iguane à petites cornes (Phrynosoma douglassi, famille des Phrynosomatidae), de l'extrême sud de la vallée de l'Okanagan, qui est maintenant considérée comme une espèce disparue du Canada; le grand iguane à petites cornes (P. hernandesi, famille des Phrynosomatidae), du sud-est de l'Alberta et du sud-ouest de la Saskatchewan; le scinque de l'Ouest (Plestiodon skiltonianus, famille des scincidés), du centre-sud de la Colombie-Britannique; le scinque des Prairies (P. septentrionalis), du sud-ouest du Manitoba; et le scinque pentaligne (P. fasciatus), du sud-est de l'Ontario. Une espèce européenne, introduite au Canada, le lézard des murailles (Podarcis muralis, famille des Lacertidés) s'est établie dans le sud de l'île de Vancouver; de par sa taille, elle est semblable aux espèces indigènes. Bien que l'on compte plusieurs espèces de serpents au Canada, on ne dénombre aucun amphisbène.

Régime alimentaire
La majorité des espèces de lézards sont prédatrices et se nourrissent de petits invertébrés, surtout des insectes. Toutefois, le tégu d'Amérique du Sud et les varans de l'Ancien Monde mangent d'autres reptiles et même des mammifères. Ils sont pourvus de dents aiguisées et coupantes et l'articulation mobile du crâne avec la suspension de la mâchoire permet le déplacement d'avant en arrière de la mâchoire inférieure dans un mouvement de sciage. Ils peuvent ainsi découper des proies trop grosses pour être mangées entières. Le plus gros lézard du monde, le dragon de Komodo, (Varanus komodoensis), attaque et tue des cerfs et des sangliers et est rapporté avoir tué des humains.

Les seuls lézards herbivores sont les iguanes tropicaux du Nouveau Monde et certaines espèces d'agames de l'Ancien Monde. Ces lézards ont le crâne profond, sur lequel s'attachent des muscles masticatoires plus puissants que chez la plupart des espèces, et la suspension de leur mâchoire est moins mobile. Ces adaptations leur permettent de découper ou d'arracher des morceaux de végétaux assez petits pour être avalés.

Reproduction
La majorité des lézards produisent des œufs qui doivent être fertilisés à l'intérieur de la femelle. L'accouplement est généralement précédé d'une parade nuptiale complexe et de parades et combats entre les mâles qui défendent leur territoire. Alors que, chez la majorité des espèces, la femelle pond des œufs à la coquille coriace dans un endroit protégé, puis les abandonne, celle de certaines espèces (par ex., le scinque de l'Ouest) reste près de ses œufs. Chez d'autres espèces (par ex. le lézard-alligator boréal et l'iguane à cornes), la femelle incube les œufs dans son corps jusqu'à ce que naissent les petits entièrement développés.

La femelle de certaines espèces de lézards téiidés, lacertidés et de geckos, peut pondre des œufs fertiles sans s'accoupler, ce qui constitue l'un des rares cas de parthénogénèse chez les vertébrés. Cette adaptation s'est peut-être développée pour permettre la colonisation d'habitats perturbés et de petits habitats isolés et propices par des lézards à faible densité de population.


En savoir plus

Lecture supplémentaire

  • Eric R. Pianka and Laurie J. Vitt, Lizards: Windows to the Evolution of Diversity (2003); F. Harvey Pough, Robin M. Andrews, John E. Cadle, Martha L. Crump, Alan H. Savitzky, Kentwood D. Wells, Herpetology, 3rd ed (2004); George R. Zug, Laurie J. Vitt, Janalee P. Caldwell, Herpetology: An Introductory Biology of Amphibians and Reptiles, 2nd ed (2001).

Liens externes