Lieu historique national du Canada de la Bataille-de-la-Châteauguay

​Le lieu historique national de la Bataille-de-la-Châteauguay commémore la bataille de la Châteauguay, une bataille de la guerre de 1812 qui s’est déroulée le 26 octobre 1813.

Le lieu historique national de la Bataille-de-la-Châteauguay commémore la bataille de la Châteauguay, une bataille de la guerre de 1812 qui s’est déroulée le 26 octobre 1813. Les troupes canadiennes, sous le commandement du lieutenant-colonel Charles-Michel de Salaberry, ont vaincu une Force américaine plus grande.

Description du lieu

Le lieu historique national se situe à 50 km au sud-ouest de Montréal, sur la rive nord de la rivière Châteauguay, entre les villes Très-Saint-Sacrement de Howick et Ormstown. Le 1,56 hectare du terrain appartenant à Parcs Canada se situe presque au centre du champ de bataille original, qui s’étend sur 15 km.

Le lieu est commémoré pour la première fois en 1895 par le gouvernement fédéral, qui installe alors un obélisque en pierre dans la petite collectivité d’Allan’s Corner, près du champ de bataille. En 1920, la Commission des lieux et monuments historiques le désigne de lieu historique national. Un centre d’interprétation ouvre ses portes au public en 1978. Le point de vue de l’intérieur offre une vue panoramique d’une partie du champ de bataille. Le centre offre des expositions sur la vie quotidienne d’un simple soldat, un modèle à l’échelle, des salles d’expositions et un amphithéâtre. Il y a également un sentier de 14 km entre Ormstown et Howick, qui présente 13 panneaux d’interprétation offrant des détails sur la bataille.

Bataille de la Châteauguay

À l’été 1813, les États-Unis préparent une expédition pour envahir le Bas-Canada dans le but de s’emparer de Montréal, coupant ainsi les voies d’approvisionnement du Haut-Canada. Deux armées sont impliquées dans l’avancée américaine : celle du major général James Wilkinson, sur le fleuve Saint-Laurent, et celle du major général Wade Hampton, sur la rivière Châteauguay. Ils ont l’intention de joindre leurs forces à l’île Perrot, sur le fleuve Saint-Laurent, pour l’assaut final sur Montréal.

Environ 1 500 soldats canadiens et autochtones, commandés par le lieutenant-colonel Charles-Michel de Salaberry, confrontent et arrêtent l’avancée de la Force de plus de 4000 hommes, commandée par le major général Wade Hampton. Le lieutenant-colonel Charles-Michel de Salaberry a préparé et fortifié une position défensive dans un coude de la rivière Châteauguay, comprenant une longue barricade entre la rivière et un marécage vers l’ouest. Seulement 300 membres des Forces du colonel s’engagent dans la grande bataille. Par des stratégies innovatrices et des tactiques de peur, y compris claironner dans la forêt et crier pour faire croire qu’il y avait une grande Force défensive, la milice, les Voltigeurs canadiens, les Fencibles canadienset les alliés autochtones du colonel Charles-Michel de Salaberry arrivent à repousser les Américains, qui bientôt se retirent. Un autre groupe de 160 hommes du colonel sont postés à l’est de sa position, dans un gué sur la rivière Châteauguay, et empêchent l’armée de flanc du major général Wade Hampton de traverser la rivière pour s’attaquer aux défenseurs.

L’armée du major général James Wilkinson ne réussit pas non plus à atteindre l’île Perrot, car elle est battue au cours de la bataille de la ferme Crysler, et fait demi-tour lorsqu’elle apprend la nouvelle de la défaite de Wade Hampton. Montréal ne sera plus menacée sérieusement pour le reste de la guerre.


Lecture supplémentaire

  • Gilbert Collins, Guidebook to the Historic Sites of the War of 1812 (1998, revised 2006); Ronald J. Dale, The Invasion of Canada: Battles of the War of 1812 (2001); Michelle Guitard, The Militia of the Battle of the Châteauguay: A Social History (1983); Jon Latimer, 1812: War with America (2007); Mark Zuehlke, Canadian Military Atlas: Four Centuries of Conflict from New France to Kosovo (2001).