McNaughton, Andrew George Latta

McNaughton retourne à la vie militaire pendant la Deuxième Guerre mondiale en tant que commandant de la 1re Division d'infanterie canadienne (1939).

La Conférence Des Strat\u00e8ges, Deuxi\u00e8me Guerre mondiale
Winston Churchill et le lieutenant-général A.G.L. McNaughton étudient une carte d'état-major au quartier général des Forces canadiennes, mars 1941 (avec la permission des Biblioth\u00e8que et Archives Canada/PA-119399).

McNaughton, Andrew George Latta

Andrew George Latta McNaughton, officier de l'armée, scientifique et diplomate (Moosomin, T.N.-O., 25 févr. 1887 -- Montebello, Qc, 11 juill. 1966). Ingénieur formé à l'U. McGill, il s'enrôle dans la milice non permanente (volontaire) en 1909 et conduit outre-mer la 4e batterie du Corps expéditionnaire canadien en 1914. Sa façon scientifique d'aborder l'artillerie lui vaut un avancement rapide. Il est blessé deux fois et est devenu commandant de l'Artillerie du corps d'armée canadien lorsque la guerre prend fin. Il joint la force permanente en 1920 et devient sous-chef de l'état-major général en 1922. En tant que chef de l'état-major général (1929-1935), il entreprend la mécanisation de la force permanente et la modernisation de la milice. De 1935 à 1939, il est président du conseil national de recherches du Canada.

McNaughton retourne à la vie militaire pendant la Deuxième Guerre mondiale en tant que commandant de la 1re Division d'infanterie canadienne (1939). Officier supérieur canadien au Royaume-Uni lorsque les forces stationnées sur ce territoire se transforment en corps d'armée (1940), puis en armée (1942), il s'efforce de garder les Canadiens réunis en une seule formation et se concentre sur les aspects scientifiques de la vie militaire. Il introduit une méthode améliorée d'éclatements aériens guidés par télémétrie et développe des obus antichars perforants. Toutefois, son jugement tactique est médiocre (il approuve la malheureuse entreprise de Dieppe) et ne maîtrise jamais la relation entre politique et haut commandement en temps de guerre. Vers la fin de 1943, son opposition inflexible au fractionnement de l'Armée canadienne outre-mer est mal vue à Ottawa. McNaughton a perdu la faveur de son propre ministre de la Défense nationale, J.L. Ralston, et les Britanniques critiquent de plus en plus son commandement. Cédant à ces pressions et à sa santé chancelante, il démissionne en décembre 1943.

McNaughton reste un favori du premier ministre Mackenzie King (il était naguère un confident du premier ministre R.B. Bennett) et est désigné pour devenir le premier gouverneur général né au Canada. Il se laisse plutôt attirer par une carrière politique qui sera brève et infructueuse : nommé ministre de la Défense nationale en 1944-1945, il ne réussit ni à empêcher la conscription pour le service outre-mer ni à obtenir un siège au Parlement. Homme public prestigieux pendant presque 20 ans après 1945, McNaughton est représentant canadien à la Commission de l'énergie atomique de l'ONU et président de la Commission de contrôle de l'énergie atomique du Canada (1946-1948), délégué permanent à l'ONU en 1948-1949, président de la section canadienne de la commission mixte internationale de 1950 à 1962 et président de la commission permanente mixte de défense Canada-États-Unis de 1950 à 1959. Il défend sa conception de l'intérêt national avec détermination et indépendance d'esprit, et sa dernière grande campagne est une lutte farouche contre le Traité du fleuve Columbia.


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