Menaud maître-draveur

Menaud maître-draveur (1937), de Félix-Antoine SAVARD, est le dernier exemple classique du roman du terroir didactique québécois.

Menaud maître-draveur

Menaud maître-draveur (1937), de Félix-Antoine SAVARD, est le dernier exemple classique du roman du terroir didactique québécois. Ses descriptions lyriques de la vie rurale et ses exhortations à coloniser l'intérieur des terres se fondent sur l'expérience même de l'auteur, qui a été prêtre dans de nouveaux villages près de La Malbaie. Savard propose une relecture de MARIA CHAPDELAINE (1916) : il en intègre des extraits dans son roman et donne une suite à l'oeuvre de Louis Hémon. Menaud est un fermier qui préfère le bois à la terre. Il déplore que des étrangers anonymes exploitent les ressources du Québec et encourage sa fille à épouser le Luçon plutôt que le Délié, qui vendrait son héritage à des « étrangers ». Après que son fils ait eu trouvé la mort dans un embâcle de billes de bois, Menaud, rendu fou par son désir d'affronter l'ennemi, pourchasse jusqu'à l'obsession l'insaisissable Délié. Savard a révisé son roman poétique en 1938, en 1944, en 1960 et en 1964. Alan Sullivan a traduit la première édition en anglais sous le titre Boss of the River (1947) et Richard Howard a traduit l'édition de 1964 sous celui de Master of the River (1976).